"Bon et joyeux carême !" de la part des jeunes de la paroisse

"Le carême repose sur trois piliers qui sont la prière, l’aumône et le jeûne.

C’est une période de conversion c’est-à-dire une période où chacun fait un travail sur soi-même, le Carême nous permet de réfléchir sur notre comportement, notre générosité et notre solidarité. Il permet de nous tourner vers les autres au lieu de se refermer sur soi-même. Nous choisissons le stricte nécessaire en écartant le superflu.
C’est une période où nous pouvons nous ouvrir aux autres et au monde pour essayer d’avoir une société  juste et égalitaire.
Selon les personnes, le carême diffère de par les différents lieux et moment pour prier, faire l’aumône et jeûner. Pour certains une prière est un temps d’échange avec Dieu afin de se recueillir et pour d’autres c’est un texte à lire ou à réciter autour d’une bougie ou d’un chapelet.

L’aumône nous permet d’aider les personnes les plus démunies ou qui sont dans le besoin ; en donnant de l’argent, des habits, de la nourriture mais aussi en donnant son temps pour des associations. Comme nous l’avons fait pour aider Yannis avec l’association « pas à pas pour Yannis » ainsi de la récolte d’argent afin de financer des bureaux et des tables pour l’école du village de NiemPiri de Jean-Luc au Burkina Fasso.

Pendant le jeûne nous pouvons nous priver de ce que l’on veut par choix tels que certains types de nourriture ou des besoins secondaires comme le téléphone.
Le carême est un choix et non une obligation. Nous décidons de si l’on veut et non si l’on doit. Nos choix nous rendent libres, nous libèrent des contraintes du quotidien,de notre société.

Bon et joyeux carême !"

Message de Noël aux habitants de Saône et Loire : Espérance, bienveillance, audace !

Une paroissienne me partage ce message de notre évêque, pour Noël, et je la remercie, il est encore tout à fait d'actualité  ! :

"Espérance, bienveillance, audace !

Quelles sont les aspirations les plus profondes de ceux et celles avec qui nous vivons et nous travaillons en Saône-et-Loire ? Les enfants l’expriment avec la sincérité spontanée qu’on leur connaît : c’est de bien s’entendre avec les autres. Enfants et adultes, nous désirons cette relation bonne avec tous, et nous désirons apporter notre petite pierre à l’édifice de la maison commune dans laquelle nous habitons tous sur cette terre.

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Vœux en paroisse

"Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. 
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. 
Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable."
Jacques Brel - 1er janvier 1968

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Homélie du 31 décembre : la Sainte Famille

Marie et Joseph montent au Temple de Jérusalem.Un ensemble architectural considérable sur un parvis de 15 hectares. Aujourd’hui appelé esplanade des mosquées. Jadis, le bâtiment abritait l’arche de l’Alliance : espace vide à l’époque de Jésus : lieu de la présence divine.Du matin au soir les juifs offrent à Dieu des sacrifices. L’immense autel est un brûleur servi par une grande quantité de prêtres. Le Temple est le lieu de la prière : prière officielle du peuple – prière individuelle des croyants.Il faut imaginer la sainte famille perdue au milieu de la foule. Marie et Joseph ne sont sûrement pas les seuls à présenter leur enfant qu Seigneur. Ils  ont choisi l’offrande des pauvres.C’est dans cette ambiance que le vieux Syméon les retrouve. Il n’est pas là par hasard. C’est l’Esprit Saint qui l’envoie. Syméon est un homme de prière. Un juif pieux qui attend un signe de Dieu. Ce signe, c’est la venue du Messie qui va libérer son peuple. Nous ne savons pas comment Syméon imagine cette libération. Il vient dire que l’Enfant Jésus sera le Messie libérateur.De même, Anne, une vieille femme qui fréquente le Temple.On peut penser qu’au milieu du va et vient les paroles de ces deux personnes âgées n’intéressent pas grand monde.Pourtant, la parole de Syméon est très importante :
  • Elle s’adresse à Dieu sous forme de louange. Syméon proclame que Dieu aime son peuple. Par cet enfant, il le sauvera de la souffrance et de la mort. Davantage encore, l’Enfant Jésus va sauver toutes les nations.
    Cela dit, sa mission ne sera pas facile. Elle va rencontrer des contradicteurs. Des gens qui vont s’opposer à lui et l’empêcher de parler. En Israël, les prophètes ont toujours été mal vus. On les trouvait gênants.
Ce qui va arriver à Jésus : souffrance et rejet, va concerner aussi sa mère. Le glaive de douleur promis à Marie, c’est la peine d’une mère qui voit son fils maltraité et éliminé. Marie sera là à la croix.Demandons-nous ce que l’évangile veut nous dire aujourd’hui, en cette fête de la sainte famille.
  • C’est merveilleux de donner la vie.
Donner la vie, ce n’est pas seulement engendrer.C’est mettre au monde. Rendre une personne capable de prendre sa place dans la société. L’aider. La soutenir. L’éduquer en lui indiquant le sens des valeurs. Lui ouvrir des portes… En sachant que le lien créé perdure sous des formes différentes.Quand on est chrétien, transmettre la foi, la connaissance de la personne du Christ, éveiller à la prière et au sens des autres. Œuvre de longue haleine. Aujourd’hui, trop de personnes baissent les bras : il ou elle choisira. Choisir quoi ? Comment faire son chemin dans un monde compliqué où tout n’est pas d’égale importance ?Donner la vie, c’est se souvenir que nous sommes solidaires.Nos enfants peuvent nous rendre heureux. Et fiers. Ils peuvent aussi nous faire souffrir et nous rendre malheureux.Pendant la vie cachée de Jésus, Marie a été inquiète.Pendant la vie publique, elle a souffert des contradictions qu’il a endurées.A la croix, elle a été submergée par l’horreur et le chagrin. Elle a vécu à pleins bords la joie de Pâques.
La famille n’est pas toute seule.Avec Jésus enfant, il y a eu Syméon et Anne, les proches, les amis, les voisins et connaissances. L’homme est un être en lien.Il arrive que des personnes étrangères à la famille s’intéressent à l’enfant. A l’école, le sport, les loisirs… Au catéchisme. Certains ont même des idées, des intuitions. Quand on voit grandir quelqu’un, on se projette dans l’avenir.La parole de Syméon a éclairé Marie et Joseph.
Et nous, accueillons-nous… ?

Père Georges Auduc

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