Conférence

Conférence du mercredi 6 mars 2019

de Mathieu Pinette
à la Mairie de Laives 20h

sur les récentes découvertes archéologiques de l'église de Laives
2 statues du XVe siècle

  • À SAINT-MARTIN-DU-HAUT, UN ENSEMBLE ÉVOCATEUR DE LA STATUAIRE BOURGUIGNONNE DU XV° SIÈCLE

Datée par dendrochronologie de la première moitié du XIe siècle, l’église romane Saint-Martin-du-Haut est l’une des plus anciennes de la Bourgogne du Sud. Au pied du mur extérieur sud de la nef, à quelques centimètres sous la terre, les archéologues ont découvert des fragments de statues dont ceux de deux personnages en pierre calcaire.

Le premier, en deux morceaux, est une femme en pied, un peu plus petite que nature (1,20m). Son visage a été bûché mais sa tête conserve une longue chevelure ondulée. Son bras gauche soutient un livre ouvert et un pot à onguent traditionnellement associé à sainte Marie-Madeleine. Des traces de polychromie sont clairement préservées.

Le second personnage représente un moine sculpté grandeur nature, dont ne subsistent que la partie supérieure du torse, la tête et le bras gauche. Il est vêtu d’un habit monastique à capuchon. Sa tête est entière, hormis le nez qui a été bûché.

Ces deux statues, remarquablement exécutées, évoquent les modèles de la statuaire bourguignonne du début du XVe siècle issus des grands ateliers ducaux.

  • DES STATUES DÉSACRALISÉES À LA RÉVOLUTION ?
Outre les deux statues de pierre, 52 fragments de terre cuite ont été mis au jour, dont un porte la date de 1782. Cette date et les mutilations diverses infligées au moine et à sainte Marie-Madeleine, tendent à indiquer que ces statues ont été vandalisées sous la Révolution, puis enfouies à des fins de préservation.

Pour présenter ces objets au public, une importante phase de conservation curative est nécessaire. Des spécialistes vont procéder au nettoyage des restes de terre, à la consolidation des peintures adhérentes à la pierre et au collage des parties séparées, afin d’enrayer le processus de dégradation. Par la suite, une étude des pigments utilisés pour la polychromie devrait permettre d’examiner plus précisément les colorations successives des statues, pour confirmer leur rattachement aux ateliers des ducs de Bourgogne.

Leur restauration permettrait de les présenter au public lors de l’exposition itinérante conçue par la Cité des sciences et de l’industrie, en co-production avec l’Inrap, « Quoi de neuf au Moyen Âge ? » à l’abbaye de Tournus (juin-septembre), puis de façon pérenne à Laives, dans la chapelle de Lenoux (XVe siècle).

  • SOUTENEZ LE PROJET
L’Inrap fait aujourd’hui appel à la générosité des amoureux de l'art médiéval et aux bourguignons pour compléter le budget global de financement de cette restauration de 6 400€.
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Journée mondiale de prière 2019

Journée mondiale de prière 2019

La journée mondiale de prière est un mouvement international de femmes
issues de toutes confessions chrétiennes dont la devise est :

s'informer, prier et agir.

Des célébrations ont lieu dans 180 pays et plus de 300 localités en France.
Quelques paroissiennes catholiques et protestantes de la Bresse louhannaise
vont animer une célébration œcuménique préparée, cette année, par des
femmes chrétiennes de Slovénie sur le thème du partage
« Venez, tout est prêt! »

Vous êtes cordialement invités
à la salle paroissiale catholique de Louhans,
6, rue du Capitaine Vic

le vendredi 1er mars à 20h30.

Une offrande en faveur de différents projets d'aide en Slovénie sera proposée.
Bienvenue à chacune et chacun !

Homélie du 5e dimanche du TO, Père Y. Bachelet

5° dimanche du Temps Ordinaire Année C
Isaïe 6/1-2a. 3-8 ; Ps. 137 ; 1 Corinthiens 15/1-11 ; Luc 5/1-11

Toute cette semaine, j’ai ruminé ces textes en fonction de ma vie, de mon lieu de vie, de l’actualité, des évènements proches et lointains, de ce monde que Dieu aime tant…

Je vais tenter de dire ce qu’ils ont évoqués, réveillés en moi…

« L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur… Des séraphins se criaient l'un à l'autre : « Saint ! Saint ! Saint ! Le SEIGNEUR de l'univers !... Je dis alors : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures ; et mes yeux ont vu le Roi, le SEIGNEUR de l'univers ! »L'un des séraphins me brûla la bouche : « Ceci a touché tes lèvres, ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »J'entendis la voix du Seigneur : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j'ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »

Qui suis-je sinon un être qui a une histoire, une origine que je n’ai pas choisie, un passé que je ne peux qu’assumer, un présent où je me débats et un demain que j’ignore ! Qui suis-je, sinon essentiellement un être de relation sous peine de ne pouvoir exister, subsister ! Relations avec l’autre, les autres, et … ce Tout autre si je lui accorde existence. J’ai nommé « Dieu » !

Oui cet autre qui nous encombre, qui vient d’on ne sait d’où, que l’on ignore, que l’on met à mort, que l’on déteste. De tout temps ! Dieux multiples, Dieu unique… Dieu des uns, des autres, pour les uns contre les autres…. « Gott mit uns ! » (Dieu avec nous)… Les chrétiens parleront de la mort de Dieu, en Jésus Christ, mais aussitôt et en même temps de sa résurrection. N’est-ce pas le témoignage du centurion, païen, identifiant la vie divine au cœur même de la mort : « Vraiment cet homme était fils de Dieu ! » Mc 15/39 Philosophes, théologiens, psychanalystes, laïcards s’engouffreront dans la brèche pour décréter avec Nietzche : « Dieu est mort : maintenant nous voulons—que le Surhumain vive ! »

La question n’est pas d’aujourd’hui, où la foi en un Autre -Celui que St Grégoire de Nazianze nomme : « Toi l’au-delà de tout »- où cette foi est battue en brèche par le doute, l’ironie, l’indifférence, la persécution : qui donc est Dieu ? « Montre nous ton Dieu et nous croirons en lui ! » disaient les contemporains des apôtres et de Paul. Mais bien avant eux, le psalmiste se lamentait : « Que puis-je annoncer à mes frères quand tout le jour j’entends dire : où est ton Dieu ? " Ps 42 et il prenait Dieu à partie : « Montre-nous ton visage et nous serons sauvés !» Ps 79

Une parenthèse ! Notre monde, nos pays, nos familles, nos relations meurent de ne plus dialoguer ! Depuis novembre je suis consterné d’être témoin comme vous d’affrontements, de violences, de murs nés d’absence de dialogue, c’est-à-dire de parole, d’écoute, d’échange et de conversion. En boucle, encore hier : « On nous méprise on nous écoute pas ! » « On cherche du dialogue qu’on nous écoute ! » « On nous écoute pas, un moment faut arrêter ! » « On vient pas pour écouter on veut simplement discuter !» «On n’a rien obtenu, on ne nous écoute pas ! » « On ira jusqu’au finish ! » « On lâche rien tant qu’on nous écoute pas ! », « On a tout essayé. Mais on nous entend pas ! » « Si ça casse pas, on nous écoute pas ! »… On peut se demander où est le problème d’écoute… Et que sera demain ?

Malgré tout, le miracle se reproduit chaque jour au cœur même d’une multitude de frères et de sœurs qui soudain voient, entendent cet Autre leur parler au plus intime d’eux-mêmes comme une source, un murmure, une bise fraîche, ou comme un éclair d’amour au centre de l’ouragan qui dévaste leur vie. N’est-ce pas l’expérience d’Isaïe : « je vis ! Je dis alors ! J’entendis ! J’ai répondu ! »

Le cœur amoureux, du plus petit au plus grand témoignera que le dialogue est possible jusqu’à communier dans le silence ! N’est-ce pas le psaume d’aujourd’hui ! « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante ! Je te rends grâce ! Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force. Tu répondis à mon appel ! » dit le psalmiste ! Mais nous savons bien que Dieu, à son tour, ne cesse d’appeler ! De nous appeler là où nous sommes, au plus profond de notre être et au plus sombre de notre histoire comme au plus rayonnant de nos vies ! N’est-ce pas l’Évangile de ce jour : « Avance au large ! » -«sur ta parole, je vais jeter les filets. » -« Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » -« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » -« Laissant tout, ils le suivirent. »

Pour une part, ce peut-être notre histoire, passée, passée et toujours actuelle, actuelle ou future ! « Avance au large ! Va en eau profonde ! »

Le Pape François nous dit : Dieu connaît nos besoins… même nos insécurités .Cette soif, qui demeure dans tout cœur humain, Jésus, nous encourage à la vaincre par la rencontre avec lui. C’est lui qui peut nous rassasier, nous combler de la plénitude de la fécondité de son eau, de sa pureté, de sa force irrésistible. La foi, c’est aussi se rendre compte qu’il est vivant et qu’il nous aime ; qu’il ne nous abandonne pas, et qu’il est donc capable d’intervenir mystérieusement dans notre histoire ; il tire le bien du mal par sa puissance et sa créativité infinie. » (Estonie, 25/09/2018)

N’est-ce pas la bonne nouvelle dont nous parlait Paul dans son Épître aux Corinthiens ? François nous dit encore : «nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve.» (Gaudete et exsultate, n. 14).

Ce dimanche de la santé est un rappel par excellence de notre mission de témoins.

Auprès des personnes âgées et isolées, des personnes handicapées, des malades auxquels nous sommes envoyés, auprès des familles et des aidants ou des soignants, de quelle bonne nouvelle sommes-nous donc porteurs ?

Visiter, consoler, conseiller ? Mais davantage ! La bonne nouvelle que nous apportons est une personne : Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Celui qui nous a révélé l'amour du Père, amour inconditionnel proposé à chacun. Amour dont personne n'est exclu. Amour qui donne sens et « à venir » à toute situation, même la plus sombre. Et de manière stupéfiante, c'est à des êtres fragiles et vulnérables qu'il est demandé de porter cette Bonne Nouvelle !

Pour cela, rendons grâce à Dieu et prions Notre Dame ! Amen

Mère de miséricorde, mère de l’espérance Priez pour nous !
Marie salut des malades, vierge souffrante
Marie au pied de la croix, Marie cause de notre joie
Santé des malades, Refuge des pécheurs, Consolatrice des affligés,
Avocate des opprimés, Secours des chrétiens,
Notre Dame du Perpétuel secours, Notre Dame des sept douleurs,
Reine des pauvres, Reine de la paix et de la réconciliation

Prière pour la journée des malades (P. Jean-Marie Onfray)

Ta Parole est une lampe sur ma route,
elle me réjouit de jour comme de nuit,
elle me réchauffe et me rassure.

Seigneur,
Donne-moi le désir de me laisser aimer,
pour que ma vie témoigne
d’une Bonne Nouvelle !

Ta Parole est une source vivifiante,
elle étanche ma soif,
au cour de mes souffrances
elle me pénètre et me libère.
Seigneur,
Donne-moi la force de partager cette Vie
de la faire grandir
et de ne pas la garder pour moi.
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Conférence

Homélie du 3e dimanche du TO 27/01/2019 - G. Auduc

3ème dimanche du temps ordinaire

A l’époque de Jésus, Nazareth est un petit village perché dans les collines de Galilée. Jésus lui rend visite quelque temps après avoir commencé sa mission dans la région du lac de Tibériade, à une trentaine de kilomètres. Il arrive avec une réputation de prédicateur. Les gens savent qu’il fait du bien. Il guérit les malades et chasse le démon. Les nouvelles circulent vite dans la région et les habitants de Nazareth qui se pressent dans la synagogue ne manquent pas de curiosité. On les comprend. Pendant trente ans de vie cachée, Jésus n’a pas fait parler de lui. Il a vécu simplement, exercé son métier de charpentier et noué des relations avec les personnes de son entourage. En lisant le récit de Saint Luc, nous devinons que la population se pose beaucoup de questions.
Nous voyons Jésus faire la lecture de la Parole de Dieu. Rien d’étonnant à cela. Tout juif qui a été formé par le rabbin et qui s’est familiarisé avec l’Ecriture est admis, dès l’âge de 12 ans parmi les croyants habilités à témoigner de leur foi. Il peut donc prendre la parole le sabbat et commenter les textes devant l’assemblée. De passage à Nazareth, Jésus se voit naturellement invité à le faire.

Le texte que Jésus va expliquer appartient à l’œuvre d’Isaïe. Sous le label de ce prophète qui vivait sept siècles avant le Christ, les Juifs ont regroupé des paroles rédigées à des époques différentes. Le passage que Jésus vient de lire a été rédigé environ 500 ans auparavant. A cette époque, au retour de l’exil, on a reconstruit le temple de Jérusalem qui avait été saccagé par les armées de Nabuchodonosor. Le culte reprend avec beaucoup de ferveur. Les Juifs espèrent que Dieu qui a ramené les siens sur leur terre va les bénir et se manifester. Pour Isaïe, Dieu apporte la paix. Il rend la vue aux aveugles et l’oreille aux sourds. Il libère les prisonniers et manifeste son amour à ceux qui souffrent. En lisant le texte d’Isaïe, Jésus est très ému car il est venu pour manifester la tendresse et la miséricorde de Dieu. Cela, dit-il, se réalise aujourd’hui. Lui, Jésus, en est l’acteur et le garant. C’est une parole très forte qui va poser question. Nous verrons que les habitants de Nazareth ne comprennent pas que Jésus, qu’ils croient connaître, soit l’Envoyé de Dieu. La déclaration de Jésus va retentir comme un coup de tonnerre. Nous recevons aujourd’hui cette déclaration et nous constatons que, pour Saint Luc, elle sert de préface à l’évangile. Il s’agit donc d’une parole solennelle.

Un mot doit retenir notre attention : ‘’Aujourd’hui’’. Ce que Jésus déclare devant ses compatriotes est toujours d’actualité. Jésus Ressuscité continue d’annoncer la Bonne Nouvelle. Il soigne, Il guérit, Il écoute, Il apporte la Liberté. A travers ceux qui croient en Lui et qui accueillent son message, il poursuit sa mission de salut. A première vue, nous sommes tentés d’en douter. Nous connaissons nos limites et nos faiblesses. Nous sommes pécheurs alors que Jésus est sans péché. Nous n’avons pas le sentiment d’accomplir des miracles… Certes, nous savons que Jésus répand sur nous les dons de l’Esprit-Saint. Il ne le fait pas seulement le jour de notre baptême et de notre confirmation. Il le fait quotidiennement. Mais cela suffit-il à nous rassurer ? Pourtant, à y regarder de plus près, il se passe de belles choses chez nous et autour de nous. Certaines personnes ont une charité en éveil. Elles ne vont pas demander aux gens qui en ont besoin s’ils sont français ou étranger. Beaucoup manifestent un sens aigu de la justice et se battent pour de meilleures conditions de vie. Dans le cadre familial, des époux prennent soin l’un de l’autre, surtout quand la maladie s’invite au rendez-vous. Des parents s’occupent de leurs enfants avec une tendresse parfois inquiète. Ils voudraient les voir heureux, bien dans leur peau, dans leur travail et leur vie affective.

Oui, aujourd’hui, à travers les croyants et plus largement les hommes de bonne volonté, Jésus poursuit sa mission de salut. Il nous laisse entrevoir la beauté du cœur de Dieu. Il y a donc une sainteté du quotidien dont personne ne se trouve exclu. Cela ne fait pas de bruit. Mais avons-nous besoin de bruit pour voir grandir et s’épanouir nos frères et sœurs en humanité ?

A la suite de Jésus, si je sais voir ceux et celles qui m’entourent, je cesse d’être un aveugle. Si j’entends les appels des hommes qui ont besoin d’amour, je cesse d’être sourd. Si je respecte les personnes de mon entourage, je collabore à leur libération. C’est cela l’aujourd’hui du salut. Jésus nous rappelle avec propos que ce salut ne réside pas dans les nuages mais qu’il est le don que Dieu fait par nos mains. Jésus a surpris les habitants de Nazareth qui s’étaient construit une image de lui. Nous pourrons nous surprendre les uns les autres si nous entrons dans la démarche de l’évangile.

Le Pape est au Panama. Il n’est pas là pour le tourisme. Mais pour la joie d’une rencontre. Pour une annonce aussi percutante que la prédication du Christ à Nazareth. Le Pape s’adresse en priorité aux jeunes d’Amérique Latine. Apprenons à lire entre les lignes. Nous découvrirons que le message est aujourd’hui aussi neuf que Jésus lui-même.

Georges AUDUC
27/01/2019

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