13e dimanche du Temps Ordinaire
PREMIERE LECTURE - premier livre des Rois 19,16b.19-21
PSAUME - 15 (16) ,1-2a.5,7-8,9-10,2b.11
DEUXIEME LECTURE - lettre de Saint Paul apôtre aux Galates 5, 1.13-18
EVANGILE - selon Saint Luc 9, 51-62


Aujourd’hui nous accompagnons Jésus sur les chemins de Palestine. Il monte à Jérusalem en passant par la Samarie. De sa part c’est risqué car les Juifs et les samaritains sont en conflit. Un conflit que dure depuis des siècles pour des raisons ethniques et religieuses. D’ailleurs les messagers de Jésus ne sont pas reçus. Impossible de faire étape pour manger, boire et dormir.

C’est là qu’interviennent Jacques et Jean tout prêts à déchaîner le feu du ciel sur les samaritains. À leur décharge, disons qu’ils sont jeunes et prompts à s’enflammer. Ils reprennent à leur compte, sans discuter, les vieux griefs qui opposent les deux peuples…

Jésus veut la paix. Il décide d’aller ailleurs et ne manque pas de réprimander les deux frères. Pour Jésus la mission doit se dérouler, dans un climat de liberté. Il faut respecter les interlocuteurs, même quand ils se montrent hostiles. La Parole de Dieu s’adresse à des cœurs bien disposés.
Cet épisode nous questionne : avons-nous une ouverture suffisante à la Bonne Nouvelle ? Sans doute vient-elle nous déranger, casser nos habitudes, surtout nous amener à réfléchir, à nous remettre en cause…

Au cours de son déplacement, Jésus va faire trois rencontres.

Tout d‘abord un homme enthousiaste qui n’hésite pas à lui dire : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui fait remarquer que la vie avec lui n’est pas confortable. Jésus vit pauvrement, les apôtres aussi. Bien souvent, ils dorment à la belle étoile. Aller avec le Christ, c’est renoncer au confort. Ainsi Jésus demande à son auditeur de réfléchir avant de s’engager.

Aujourd’hui encore, suivre Jésus n’est pas facile. Bien entendu, surtout en Occident, les conditions matérielles ont changé. Cela dit, la condition du disciple appelle une vraie disponibilité. Renoncer à soi-même n’implique pas seulement la pauvreté matérielle mais d’abord la pauvreté de cœur, l’humilité, la disponibilité. Le disciple se trouve souvent sous le feu des critiques, questionné, sollicité à temps et à contretemps. Comment vivre cette situation sans prier beaucoup et se donner du fond du cœur ?

La deuxième rencontre de Jésus a de quoi nous choquer. C’est lui Jésus qui prend l’initiative : « Suis-moi. » Notons que Jésus se montre brutal. Son interlocuteur n’a pas le temps de souffler. Et puis il a de solides et sérieuses obligations : il doit faire le deuil de son père et c’est sacré ! Or Jésus passe outre. C’est maintenant qu’il faut partir afin d’annoncer l’Évangile. En dépit de son caractère lapidaire, ce propos souligne pour nous l’urgence de la mission. Certes, nous en sommes convaincus. Il nous suffit de regarder autour de nous. Nous vivons dans une société éloignée du discours chrétien. Quand il n’est pas récusé, ce discours est ignoré. Depuis de longues années, dans la société, dans beaucoup de familles, la transmission ne se fait plus. Inviter à la mission est bel et bien d’actualité. Il ne faut pas tergiverser. Trop souvent nous résistons à l’appel de Jésus. Interrogeons-nous, avons-nous de bonnes raisons de tarder ? Nos cœurs seraient-ils assez secs pour nous refuser toute réponse ?

La troisième rencontre est d’un autre type. Ici pas d’urgence. Mais l’interlocuteur de Jésus a envie de revoir les siens avant de s’engager sur le chemin. Là encore Jésus se montre péremptoire : « Quiconque met la main à la charrue puis regarde en arrière n’est pas fait port le royaume de Dieu. » Regarder en arrière c’est une tentation. Comme nous le disons familièrement : On sait ce que l’on quitte, on ne sait pas ce que l’on trouve ! Jésus invite à balayer ce type d’argument. Il sait bien qu’à force de tergiverser, on ne décide rien. Lui-même a quitté Nazareth sans regarder en arrière. Sa famille et ses amis n’ont pas compris et le lui ont reproché. Dans une famille chez les proches et les voisins, une vocation quelle qu’elle soit, suscite toujours des réactions. Elle appelle celui ou celle qui y répond au courage et à la confiance en Dieu.

Pour ce qui nous concerne, retenons ceci : nous sommes embarqués avec Jésus, en route avec lui. Nous en connaissons les conséquences. N’oublions pas qu’en dépit des obstacles, nous rencontrons avec lui une joie toujours jeune. Nos vies ont du sens. Il y a de quoi faire vivre autour de nous.
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HOMÉLIE DU DIMANCHE 23 JUIN 2019
Le Saint Sacrement

PREMIERE LECTURE - Livre de la Genèse 14, 18-20
PSAUME - 109 (110), 1 - 4
DEUXIEME LECTURE - première lettre de Saint Paul apôtre aux Corinthiens 11, 23-26
ÉVANGILE - selon Saint Luc 9, 11-17


Au premier texte nous lisons : « Melchisédech fit apporter du pain et du vin »
Dans l’Évangile il est encore question de pain (avec des poissons).
Une foule, bien lasse, sans provision alors que la nuit est proche.

« Renvoie-les ! »
« Donnez-leur à manger ! »
« Cinq pains, deux poissons »
« Faites les asseoir ! »
« Ils mangèrent et tous furent rassasiés ! »
Vous avez souvent entendu commenter cette multiplication des pains. Je ne m’y attarderai pas. Par contre apprécions l’importance de cet événement dans la prédication et dans la vie de foi des disciples et de la primitive Eglise.

Ce récit, nous le trouvons six fois dans les Évangiles. 2 fois chez Matthieu et Marc, une fois chez Luc et une chez Jean. Quelques variantes bien sûr : trois récits nous parlent de 5 pains et 2 poissons, les trois autres de 7 pains et quelques petits poissons. Toujours un Christ rempli de compassion, pour ces gens un peu perdus, égarés. Il les enseigne, il les guérit mais vient l’instant où il faut penser, le soir venu, à l’épuisement du corps. Alors que les apôtres veulent les renvoyer et que Jésus les provoque : « Donnez-leur vous-mêmes à manger », ces derniers avouent leur impuissance.

Une variante importante dans l’Évangile de Jean : c’est Jésus lui-même qui interroge Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » et il est écrit : « Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. » C’est encore en Jean que la foule repue, ravie de l’aubaine, va poursuivre Jésus le lendemain :
« Vous me cherchez, parce que vous avez été rassasiés. Travaillez pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle »
-« Que devons-nous faire ? »
« Que vous croyiez en celui que Dieu a envoyé. »
-« Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
On entend le même dialogue qu’entre Jésus et la Samaritaine !

Du pain, du vin dans la scène étrange du Roi de Salem…
Cinq pains, quelques petits poissons… (Le fameux ἰχθύς Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur) dans les Évangiles.
« Qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » de rétorquer André.
Et pourtant depuis 20 siècles nous revivons la même merveille.

Entre temps, il y eut l’intervention du prêtre Melchisédech.
« Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut ! »
Entre temps il y eut –sur les infimes offrandes rassemblées- la prière de Jésus :
« Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel,
il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples
pour qu’ils les distribuent à la foule. »
Comment cela, pourquoi cela ?
Paul nous répond avec toute l’autorité du persécuteur, converti au chemin de Damas, appelé à être apôtre, « mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu », comme il se présente lui-même aux Romains :
« Frères
j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,
et je vous l’ai transmis :
-la nuit où il était livré
le Seigneur Jésus prit du pain,
« Ceci est mon corps »
il fit de même avec la coupe :
« Ceci est mon sang. »
… chaque fois que vous mangez ce pain
et que vous buvez cette coupe,
vous proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne. »

Frères et sœurs nous voilà emportés comme en une spirale dans cette grande et fabuleuse transmission de Paul.
Dieu se fait proche de nous, dans notre pauvreté, déjà par sa naissance toute humaine ; puis par le sacrifice de la Croix il s’abaisse en entrant dans l’obscurité de la mort pour nous donner sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Dans l’Eucharistie – car c’est bien de cela dont il s’agit ! il est grand le mystère de la foi-, Jésus nous fait parcourir la route du service, du partage et du don. Le peu que nous avons devient richesse. La puissance de Dieu, qui est celle de l’amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer.

« Au début et à la fin de chaque eucharistie, nous traçons sur notre corps la croix du Christ. Entre ces deux signes de croix, nous passons inlassablement de la mort à la vie. Car entre les deux, la Parole créatrice nous est donnée et, par deux fois, le grand souffle de l’Esprit Saint aura embrasé d’abord le pain et le vin, puis l’assemblée elle-même, pour qu’ils deviennent corps et sang du Seigneur ressuscité : ce sont les deux épiclèses *. En définitive, comme croyants, célébrants, nous pouvons parler du corps et expérimenter notre propre vie à partir de l’incarnation du Verbe. » Maxime Leroy
Il nous faut relire la belle exhortation de François aux jeunes : « Christus vivit » « Il vit, le Christ ! »

Il y parle de la jeunesse de l’Eglise : « l’Eglise, elle est jeune quand elle est elle-même, quand elle reçoit la force toujours nouvelle de la Parole de Dieu, de l’Eucharistie, de la présence du Christ et de la force de son Esprit chaque jour. Elle est jeune quand elle est capable de retourner inlassablement à sa source. » n°35

Et cela nous engage :
« En tant que membres de l’Eglise, il est certain que nous ne devons pas être des personnes étranges. Tous doivent sentir que nous sommes frères et proches, comme les Apôtres qui « avaient la faveur de tout le peuple » (Ac 2,47 ; cf. 4, 21.33 ; 5,13). Mais, en même temps, nous devons oser être différents, afficher d’autres rêves que ce monde n’offre pas, témoigner de la beauté de la générosité, du service, de la pureté, du courage, du pardon, de la fidélité à sa vocation, de la prière, de la lutte pour la justice et le bien commun, de l’amour des pauvres, de l’amitié sociale.

L’Eglise du Christ peut toujours succomber à la tentation de perdre l’enthousiasme parce qu’elle n’écoute plus l’appel du Seigneur au risque de la foi, l’appel à tout donner sans mesurer les dangers, et qu’elle recommence à chercher de fausses sécurités mondaines. Ce sont précisément les jeunes qui peuvent l’aider à rester jeune, à ne pas tomber dans la corruption, à ne pas s’installer, à ne pas s’enorgueillir, à ne pas se transformer en secte, à être plus pauvre et davantage témoin, à être proche des derniers et des marginalisés, à lutter pour la justice, à se laisser interpeller avec humilité. Ils peuvent apporter à l’Eglise la beauté de la jeunesse quand ils stimulent la capacité « de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour de nouvelles conquêtes. »n°36-37

En ces temps de première communion, de profession de foi, prions pour que les jeunes aient la foi et l’audace de transmettre celui qu’ils ont reçu et continueront de recevoir. C’est notre espérance. AMEN !

*Dans la prière eucharistique n° 2 :
1/ « Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur ».
2/ « Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps »
Premier dimanche de l’Avent de l’année C
Jérémie 33/14-16
Psaume 24
Première lettre aux Thessaloniciens 3/12-1/2
Saint Luc 21/25-28.34-36

« Voici venir des jours… En ces jours-là… En ces jours-là… Quand ces événements commenceront… votre rédemption approche… » on dirait des promesses électorales !
Où en sommes-nous ?

Dans la Bible, dans la liturgie, on jongle souvent avec les temps, avec l’heure, avec le passé, le présent, l’avenir. Avec le ‘’déjà là’’ et le ‘’pas encore’’. Avec ‘’il est, il était, il vient’’ ou ‘’Il est venu, il reviendra, il est là ! ‘’

Nous venons de terminer une année liturgique et aussitôt nous en attaquons une autre ! On dirait qu’on tourne en rond ! Notre vie ne serait-elle qu’un perpétuel recommencement ? Mais revenons aux textes ! et découvrons la pédagogie de notre Dieu !

Six siècles avant JC, Jérémie, annonce la naissance d’un libérateur : « je ferai naître chez David un Germe de justice »
En Luc, il est là ce libérateur, il s’appelle Jésus et il parle de sa venue… non pas de sa naissance, mais… de son retour : « On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. »

… Jésus ayant rejoint la droite du Père lors de l’ascension, la prédication s’organise et Paul, 20 ans après, en parle avec sérénité mais grande passion : « Le jour où notre Seigneur Jésus viendra avec tous les saints… tenez-vous sur vos gardes ! … Restez éveillés et priez en tout temps»

Et nous voici à un mois de Noël, précisément, qu’on le veuille ou non, en marche inéluctablement vers… demain. Notre société de consommation, malgré nous, nous a déjà catapultés dans la fête, et quelle fête. Pire ! alors que tout le monde pleure misère, cette même société multiplie les calendriers d’Avent avec produits de beauté, bières, chocolats, cafés, parfums « pour patienter jusqu’au jour J en beauté », « pour prendre soin de son bien-être à l’approche de Noël. »

J’ai même vu un calendrier d’Avent pour chien et chat, ou l’emballage précisait : « Ses 24 petites fenêtres lui feront découvrir chaque jour une délicieuse friandise pour patienter avec bonheur jusqu'à Noël. »
Pour tant d’hommes, de femmes, d’enfants l’aujourd’hui est lourd, très lourd et les incertitudes de demain pèsent plus lourd encore dans la précarité !

Davantage. Ce qui caractérise notre XX siècle et déjà notre XXI°, n’est-ce pas la violence. Après les guerres, les génocides, c’est maintenant la violence sous toutes ses formes. On a l’impression que plus rien n’a de valeur, que plus rien ne compte. Que la vie elle-même peut s’acheter, se provoquer, s’achever selon son bon vouloir. On ne respecte plus rien ! Nos plus grands symboles patriotiques, hier, tagués, piétinés. On a dit que « le terrorisme islamique voulait détruire les sociétés démocratiques dans leur essence politique, morale et spirituelle, en les poussant à se renier elles-mêmes, à se dénaturer et à faire ainsi la preuve de l’insignifiance des valeurs sur lesquelles elles se prétendent fondées ».

On peut s’interroger sur la violence qui s’empare actuellement de notre pays. Que veut-elle et jusqu’où ira-t-elle. Et tout cela existe à l’échelle de notre planète. Oui de la planète : je pense à cette rencontre en Argentine du Groupe financier des 20 grandes puissances du monde qui discute de la gouvernance économique mondiale. De la Cop 24 qui s’ouvre aujourd’hui à Katowice sur les dérèglements des climats mondiaux… Qu’en sortira-t-il ? « Sur terre, les nations seront affolées et désemparées… Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde… » disait l’Évangile… N’est-ce pas toujours valable ?

C’est pourtant dans cet aujourd’hui de notre monde, dans notre aujourd’hui que retentit à nouveau la promesse d’un monde à venir, d’un monde qui se fait et qui doit aller à son terme heureux de bonheur, de joie et de vie éternelle.

Des siècles d’histoire du peuple de Dieu sont là pour nous en convaincre. Dieu a toujours été fidèle à sa promesse. « Tu es le Dieu fidèle, éternellement » chantent les psaumes ! « Voici venir des jours où j'accomplirai la promesse de bonheur que j'ai adressée à la maison d'Israël et à la maison de Juda » dit Dieu lui-même avant le retour de l’exil.

Notre temps de l’Avent doit être le temps du renouveau, de la renaissance, de l’audace de la foi qui croit de tout son être à l’immense espérance incarnée en Jésus.
Celui qui est venu EST celui qui reviendra pour achever sa mission, la mener à terme : à savoir « nous juger dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »

Je plains avec grande compassion celles et ceux qui n’ont pas cette foi et cette espérance d’une vie éternelle, parachèvement et couronnement de nos vies mortelles promises à la gloire de Dieu ! Pourtant cela n’est pas automatique et relève de notre engagement personnel, en toute liberté.

Il nous est demandé, quelles que soient nos conditions de vie, nos origines et notre situation, de vivre entre nous « d’un amour de plus intense et débordant » « de nous établir dans une sainteté sans reproche », dit Paul, « à l’image de celui qui nous crée » !

Cette sainteté, vous l’avez entendu, elle réside dans la « JUSTICE ». « Je ferai naître un germe de justice… il exercera le droit et la justice… son nom est « Le Seigneur est notre justice ! » Comment nous en étonner s’il est vrai que nous sommes tous frères, nés d’un même père, d’une même source de Vie !

Lorsque Paul encourage son disciple Timothée dans son baptême et sa mission de disciple, il lui dit : « Recherche la justice, la foi, l’amour et la paix… » 2Tm 2/22 La justice vient avant la foi comme une fondamentale naturelle entre les hommes !

Sur les 9 béatitudes en Matthieu, il y en a deux sur la justice : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !… Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! »

Je disais que la justice précède la foi, mais elle est aussi engagement de la foi, ce qui fait dire à Benoît XVI : « La foi engage, elle est libération et non fardeau ! »
Il faudrait que ce nouvel Avent, soit pour nous « source de nouveaux progrès » comme nous le demande St Paul ; la volonté de nous « redresser et de relever la tête, de rester éveillés et de prier » comme nous y encourage St Luc.

Dieu trace un chemin de paix en notre monde, en nos coeurs. Voici devant nous des jours précieux pour travailler, nous aussi, à cette clarté, à cette paix et à cette espérance pour tout homme. Dieu se fait homme, et notre vie, toute notre vie en doit, devrait en être transformée.

Nous sommes porteurs, dit Benoît XVI d’ « … une parole indispensable de vérité, qui libère et ouvre les coeurs à l'espérance ». Cette parole, j'en suis convaincu, est attendue. Elle dépend de Dieu, certes, et de son Esprit mais aussi de chacun, chacune d’entre nous. AMEN !