saint jean baptiste

Paroisse saint Jean Baptiste en Bresse
Lien paroissial durant la période de confinement
 Textes de la messe du dimanche des Rameaux - année 2020
cliquez le lien :  https://youtu.be/WYQ0f-t6RYY

       1e lecture : Is 50, 4-7, Psaume 21, 2e lecture: Ph 2, 6-11, Évangile : Mt 26,14-27,66

                                                                

« Dans les grandes étapes d’une vie, il y a les joies qui illuminent et les ruptures qui accablent. Ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Christ invite à passer de l’échec à l’espérance, de la peur au don de soi. Une des plus sérieuses tentations qui étouffent la ferveur et l’audace est l’échec. Si nous n’y prenons pas garde, il peut nous transformer en pessimistes mécontents. Pourtant l’échec offre une prise de conscience, parfois douloureuse, de ses propres limites… Le triomphe chrétien est toujours une croix, mais une croix glorieuse. La peur est l’un des autres obstacles ; Pierre n’y échappera pas : « Je ne connais pas cet homme ! ». La croix est le signe de cet amour partagé. L’amour pour les autres est une force spirituelle qui permet la rencontre totale avec Dieu, à tel point que celui qui n’aime pas son frère marche dans les ténèbres, et demeure dans la mort. Benoît XVI aimait dire que « fermer les yeux sur son prochain rend aveugle aussi devant Dieu ». De passages en passages, marchons vers la lumière de Pâques.(Père Didier NOBLOT, dans Magnificat d’avril page 14 et 15)

Actualité

Le « niveau » de mon humanité ne se mesure pas à l'aune de mes « possibilités » - de penser, d'agir, de produire, que sais-je encore - mais de ce « pâtir avec ». 

D'ailleurs, notre civilisation a commencé le jour où l'un de nos ancêtres, voyant son prochain qui était mort, s'est arrêté à ses côtés pour l'enterrer. Nous sommes passés de l'animalité à l'humanité quand nous avons fait quelque chose pour quelqu'un qui ne pouvait rien faire pour lui-même. Je crois donc que la pandémie que nous affrontons nous invite à un discernement crucial : suis-je capable de m'arrêter auprès de mon prochain ? Lorsque, sur ma route, je vois un homme en détresse, est-ce que je « passe de l'autre côté », comme le prêtre et le lévite, ou est-ce que je suis « saisi de compassion » au point de prendre soin de lui, comme le Samaritain de l'Évangile (Luc, 10) ?

       Mais comment être un bon Samaritain lorsque l'on est cloîtré chez soi ?

Le simple fait de reconnaître humblement son impuissance à agir, de dire à l'autre son impossibilité douloureuse de faire quelque chose, est déjà une manière de créer des liens forts, des liens d'autant plus profonds qu'ils sont tissés dans la vérité de notre humanité fragile. Oui, nous sommes des êtres limités, nous sommes des créatures. Cette situation inédite de confinement est, il me semble, un appel à grandir en humilité, à assumer nos limites qui sont inhérentes à notre humaine condition.  Mais même confinés, nous pouvons inventer mille et une manières de prendre soin de notre prochain. L'amour trouve toujours une façon de s'exprimer, y compris dans les conditions les plus inattendues. Dans ces moments-là, à chacun de nous d'être créatifs pour soigner la communion. (Extrait de La Vie)

Annonces du dimanche des Rameaux – 5 avril 2020

Rendons grâce pour un témoignage chrétien empreint de calme, de paix et de confiance
dans le Seigneur, au sein d'une société angoissée et désemparée; pour les familles, qui retrouvent l'importance d'être réunies et de prendre du temps ensemble, pour les personnes qui ont bénéficié d'une guérison, après avoir reçu des soins attentifs et avoir été portées par la prière. Merci aussi pour ces gestes simples mais indispensables de sollicitude et d’attention au creux de nos villages.

Prions pour Gérald, malade, pour les défunts de la paroisse: monsieur Guy CHAUVILLE, madame Marie FOYARD, madame Alice DUBUIS et madame Jacqueline COULON.