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Paroisse Saint Jean-Baptiste en Bresse
La paroisse Saint Jean-Baptiste en Bresse fait partie du diocèse d'Autun et du doyenné de Bresse. Elle compte 14 clochers.

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Cure de Cuisery
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Autun, pour le dimanche de Pâques12 avril 2020

Message de Pâques de Monseigneur Benoît RIVIERE, évêque d’Autun
Aux habitants de Saône-et-Loire

La fête de Pâques prépare nos jours de demain !

Comment la fête de Pâques peut-elle être cette année une fête de retrouvailles familiales ? A
quoi la foi chrétienne invite-t-elle ? Les catholiques vivent les célébrations de la Semaine Sainte
dans leurs maisons. Beaucoup se retrouvent dans l’amour mutuel, se le disent et le redisent
par téléphone, par écrans. Le Christ ressuscité n’est pas enfermé, il sort. Il transmet, sans
aucun masque, son vivifiant souffle d’amour. Jésus, dans une solidarité bouleversante avec tous
les hommes, est plus que jamais vivant !

C’est Pâques aujourd’hui ! C’est Pâques partout où l’homme ouvre son cœur à plus grand que
lui-même ! En effet, entendre que la mort est vaincue par la croix, que la peur cède la place à
la confiance, que la joie perdure plus profonde que la tristesse, c’est communier à Pâques. Le
Christ ressuscité entre désormais dans nos lieux habituels, mieux, il les change en lieux
inhabituels, je veux dire, en lieux où vient surgir sa joie !

Pâques nous rapproche les uns des autres

Dans l’humble tissu de nos conversations et de nos silences, il est le Vivant qui vivifie ! Il est la
Parole qui fait entrer dans le pardon et dans la fête. Il est le présent éternel devenu homme,
complètement et pour toujours. Il est celui en qui le mal trouve son point d’arrêt, mieux
encore, celui en qui le mal est vaincu. En ce temps tellement inhabituel, Pâques nous rapproche
étonnamment les uns des autres, dans une nouvelle conscience de la fragilité de notre
commune humanité, humanité traversée par le grand désir de communiquer et d’aimer.
La lutte contre le coronavirus est notre challenge commun. Je rends hommage aux personnes
des premières lignes face à la pandémie. J’assure de ma profonde reconnaissance les soignants
de notre département, de notre région particulièrement touchée. L’union de l’Eglise avec les
personnes malades, est manifestée par la quotidienne proximité des aumôniers d’hôpitaux,
d’EHPAD, de résidences de retraites. Elle jaillit aussi de la prière des croyants dont la force,
toute invisible qu’elle puisse être, est réelle. Je veux exprimer particulièrement ma pensée
personnelle d’évêque envers chaque famille endeuillée : qu’aucune larme ne tombe isolée au
sol, mais qu’elle soit recueillie dans la paume ouverte de la Vierge Marie, puis transformée au
creux de son cœur de consolation si uni à celui du Christ.

Espérance et fraternité

Notre confinement obligé et collectif est invitation à vivre dans le calme, la discrétion, l’amour
du prochain. En cela, il marque cette période d’un contexte paradoxalement « pascal ».
L’espérance et la fraternité sont les mots que je souligne et veux redire à tous les habitants de
Saône-et-Loire. La fraternité ne se décrète pas. Elle ne fera jamais l’objet d’une loi ou d’un
règlement. Elle vient spontanément : alors, cultivons-là ! Une charité inventive nous pousse à
« sortir » par tous les moyens.
L’espérance, c’est que « la France n’est pas que pauvre et fatiguée », comme le disait mon
grand-père Edmond Michelet au sortir de la seconde guerre mondiale. Je crois que la France
peut se révéler à nouveau à elle-même en cette période difficile. Comme pour Edmond
Michelet, se retrouver en nation, c’est redevenir « hommes et femmes de l’initiative et de
toutes les réconciliations », déjà maintenant et pour l’après-confinement. Les habitants de
Saône-et-Loire ont toujours été courageux, souvent unis, portés par une histoire commune,
que je rattache aux premiers temps de l’Eglise.

Pâques pour mieux vivre demain

Oui, cette année, ce jour de Pâques est difficile. Mais le jour de Pâques est tous les ans un jour
spécial. Il prépare les jours suivants, nos jours de demain. « Chaque jour pousse l’autre », disait
un ancien en temps d’épreuve. Pâques pousse l’année entière. Les chrétiens, en cette fête
essentielle, se situent spirituellement déjà dans l’attente de ce qui viendra. J’invite chacun et
chacune à vivre dès maintenant la joie de la résurrection promise, des joies à venir offertes à
tout homme et femme. Ainsi par exemple, en joyeuse espérance, les futurs baptisés, les futurs
mariés chrétiens, les futurs premiers communiants sont-ils conviés à vivre un peu plus
longtemps leurs « fiançailles ».

Pâques nous trouve, cette année plus que jamais, mendiants de printemps et de lumière,
mendiants de vérité et de paix. Pâques nous plonge dans la gratitude : envers l’auteur de la vie,
envers les soignantes et les soignants, partout où la maladie abime et fait mourir. Pâques donne
de dire très concrètement : oui, le Christ est vraiment ressuscité, et par sa croix, il a vaincu la
mort et la peur ! Il nous attire dans le parfum de sa joie. Avec la nature en bourgeonnement,
avec les vivants de toutes espèces, nous crions : « Auteur de la vie, gloire à Toi ! »
Bonne fête de Pâques ! Beaux jours pour demain !

+ Benoît RIVIERE