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Paroisse Saint Jean-Baptiste en Bresse
La paroisse Saint Jean-Baptiste en Bresse fait partie du diocèse d'Autun et du doyenné de Bresse. Elle compte 14 clochers.

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Cure de Cuisery
88 rue de l'église, 71290 Cuisery
Tél. : 03 85 40 06 24
Mobile : 06 44 74 54 41

Les permanences sont assurées à la cure de Cuisery :
  • Mardi 9h30 - 11h30 (sauf durant les vacances scolaires)
  • Samedi 9h30 - 11h30

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PRESENTATION LYLIANE CAILLAUX 5 SEPTEMBRE 2021
PELERINAGE ND DE LA CHAUX – Cuisery.

A l'âge de 5 ans j'ai failli mourir... c'est la raison pour laquelle mes parents non-chrétiens : athéisme – communisme – syndicalisme résument bien la situation... Ayant perdu ma sœur aînée dans un accident, ils ont décidé de me faire « baptiser » pour me porter chance... Cela m'a porté chance ! - Le baptême est une « semence incorruptible » dit l’apôtre Pierre, ne l'oublions jamais !

Mais, c'est seulement un peu avant ma vingtième année... il y a 60 ans déjà ! Que Dieu s'est manifesté à moi personnellement... Rencontre exceptionnelle, j'aime à dire : « Dieu existe...Il m'a rencontrée »...

Jeune stagiaire éducatrice cette PRESENCE de Dieu chaque jour pendant un mois et demi a été si forte qu'aujourd'hui encore, la refuser serait me renier moi-même ! Une année plus tard, c'est en lisant la Bible que j'ai reconnu Celui qui m'avait visitée : Mt 16,17 « Cette révélation t'es venue non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » et Jn 6,44 - « Nul ne peut venir à moi dit Jésus, si le Père qui m'a envoyé, ne l'attire... ».

Après avoir « cherché » ma voie et le « désir de Dieu » pour moi... j'ai rencontré mon futur époux Yves

Caillaux. Nous nous sommes mariés le 20 octobre 1972 tous deux souhaitant nous mettre au Service du Seigneur... C'est dans notre travail, lui auprès des personnes âgées comme enquêteur et assistant social, et moi au service des « jeunes » comme éducatrice spécialisée, que nous avons d'abord rencontré le « renouveau charismatique » quelques mois après notre mariage... (le plus beau de nos cadeaux de mariage).

Pour moi, l'expérience du Saint Esprit a ranimé la flamme de la « conversion », pour Yves ce fut un véritable « réveil » de sa foi apprise dès l'enfance mais sans vraie rencontre personnelle. C'est donc en 1973 que nous avons retrouvé le Père Armand Le Bourgeois, que j'avais rencontré lorsqu'il était Supérieur général des Eudistes tandis que je travaillais comme éducatrice dans un établissement fondé par St Jean-Eudes.

Dès lors, il nous a accompagné en duo avec le Père Gaidon son auxiliaire à Paray le Monial. Nous avons d'abord eu un « appel » charismatique à partir à Fribourg en Suisse de 1975 à 1977 à l'Ecole de la Foi du Père Jacques Loew pour conforter notre formation biblique et théologique.

Notre fille aînée Myriam avait à peine deux ans. Blandine la seconde est née à Fribourg et baptisée à l'Ecole de la Foi . Pendant ces deux années nous avons été très impliqués dans le groupe de prière de Fribourg qui était œcuménique...

Au retour en France, un nouvel « appel » nous a conduit à diffuser LA PAROLE DE DIEU sur les ondes... dans l'Unité des Chrétiens avec Radio-Timothée. Suite à l'exhortation du Pape Paul VI sur l’Évangélisation du monde moderne, Mgr. Gaidon et Mgr. Le Bourgeois ont décidé de reconnaître notre « ministère d’Évangélisation » en couple, en application directe du chapitre 73 de ce document sur les « ministères nonordonnés ». Cet événement s'est déroulé au cours d'une Eucharistie à La PORTE OUVERTE à Lux près de Chalon/Saône au cours de la Convention charismatique interconfessionnelle le 7 juillet 1979.

Puis nous avons « entendu » l'appel du Père le Bourgeois au Diaconat et Yves a été ordonné à l'Eglise St Pierre de Chalon le 6 Mars 1982 : pour l'annonce de l'Evangile, l'Unité des Chrétiens et l'accompagnement des couples et des familles. Notre formation s'était élargie : Yves – conseiller conjugal et moi une spécialisation en « sciences de la famille » tous deux à la Catho à Lyon. Et ensuite pour moi un diplôme biblique Universitaire.

En 1985, naissait à notre foyer notre SAMUEL avec un handicap moteur lourd... Nous faisons l'expérience de la « Croix Glorieuse » en notre chair.

Après presque 30 ans de service en Église ensemble, Yves nous a été littéralement « enlevé » en 3 semaines en « mission » pour la cité céleste, le jour de sa fête le 19 mai 1999. Samuel, suite au Covid en Mars 2020 a « pris son envol » lui aussi, dans la Lumière éternelle et rejoint son « petit papa » le 18 septembre dernier.

Quelques mois après le « départ » de mon époux, j'ai été appelée par le Seigneur à m'engager comme « veuve consacrée ». Le Père le Bourgeois qui résidait alors à Paris à la maison des Eudistes m'a dit : « ma chère Lyliane, toute votre vie n'a été qu'une « logique de consécration ». On fait cela quand ? - La célébration a eu lieu à l'abbaye ND de Venière où je suis accompagnée depuis plus de 36 ans par Mère Marie-Joseph, le jour anniversaire de notre mariage : le 20 octobre 1999 – et le 20 octobre 2019 j'y ai fêté mes 20 ans de consécration – notre Samuel était encore parmi nous... avec nos deux filles, mes quatre petits-enfants et quelques « invités ». Voyez : « la semence » du baptême.... ne la laissons pas mourir... mais laissons là, grandir et « fructifier ».




1

LE « KAIROS » des « LAÏCS »

« L'heure des laïcs[1] » est une expression du pape François dans une lettre du 19 mars 2016 au Cardinal
Quellet.
Pourrait-on parler de la « fierté d'être laïc » ? Dans la perspective des « signes des temps », cette heure a
peut-être une portée spirituelle. Ce « Kaïros » est peut-être une opportunité à saisir pour l'Eglise en ce temps
de crise.

C'est dans cette perspective que le pape François, dans une expression fameuse invite à voir l'Eglise comme
une « pyramide renversée », où « le sommet se trouve à la base » : les ministres qui sont « les plus petits » se
trouvent à la base, tandis que le peuple est au sommet (discours du 17 octobre 2015).
Cette « pyramide
renversée » se construit dans la proximité du peuple et avec un sens du service, à distance de la quête
effrénée du pouvoir et du carriérisme.

A noter que le « cléricalisme » - ne se limite pas aux seuls clercs...
Par le baptême, nous avons une identité ecclésiale identique qui est primordiale : nous appartenons tous au
même peuple de Dieu, nous avons un même Père, « Notre Père ». Oui, la crise actuelle peut être définie
comme une crise – d'identité liée à la perte de conscience de ce qu'on est et du fait qu'on appartient à un
« peuple »...

Citant le Père Yves Congar : il s'agit de penser l'Eglise non plus à partir de la hiérarchie, mais à partir du
peuple des laïcs qui sont appelés à être en son centre et non pas à être tenus à la périphérie.
Comme bibliste je voudrais rappeler que le mot laïc a son origine dans le mot grec laikos qui signifie « qui
appartient au laos » signifiant « du peuple » précisément « du peuple de Dieu ». Dans l'Evangile de Luc cette
expression apparaît comme un « personnage collectif » du début à la fin du récit, il sera mentionné 36 fois
toujours d'une manière positive.
Le Concile Vatican II a ouvert une « théologie nouvelle du laïcat » mais qui est très vite devenue très
discrète...
En 1998 le pape Jean-Paul II pourtant publiait « en rappel » l'exhortation apostolique post-synodale
« Christifideles »

Jean-Paul II ouvre son exhortation aux fidèles laïcs avec ces mots : Allez, vous aussi, à ma vigne (Mt 20,4) –
en précisant(CF 2) afin que la splendide « théorie » sur le laïcat, formulée par le Concile puisse devenir une
authentique « pratique » ecclésiale.
Et il mentionne : les ministères et les services ecclésiaux confiés déjà ou qui seront confiés à des fidèles
laïcs.
Enfin, le Christ appelle les fidèles laïcs à travailler à sa vigne et à prendre une part très vive,
consciente et responsable à la mission de l'Eglise
dans l'imminence du troisième millénaire. Il ajoute
Il n'est permis à personne de rester à ne rien faire...(Mt
20,6)
(C.F 3) – Et il conclut : J'adresse à chacun et chacune cette vive exhortation à ne jamais se lasser de
maintenir éveillée, dans le cœur et dans la vie, la « conscience ecclésiale » de « l'extraordinaire dignité »
qui vous a été donnée par le baptême. (C.F 64)

Tous baptisés, tous appelés [2]


Nous sommes un « peuple de prêtre, peuple de rois, peuple de prophètes » 1 P 2,9
Une race élue... Les baptisés en effet, par la régénération et l'onction du St Esprit sont consacrés pour être
une demeure spirituelle et un sacerdoce saint (Vatican II – L.G 10).
Et insiste en rappelant que le sacerdoce
« commun » et le sacerdoce ministériel ont une source commune : « l'unique sacerdoce du Christ » (10) –
Nous sommes tous « prêtres » en vertu de la configuration au Christ réalisée par le baptême. La relation entre
fidèles et ministres n'est pas une relation de supérieur à subordonnés, mais une relation de service impliquant « une réciprocité ordonnée ».

On devrait peut-être parler non plus de sacerdoce hiérarchique mais « sacerdoce ordonné », car tout baptisé est appelé à être « serviteur ». Le « diaconat » rappelle d'ailleurs que tous sont « serviteurs ». Le pape lui-même se dit «serviteur des serviteurs ».

St Thomas parle d'un « consécration spirituelle » pour les religieux et consacrés comme d'un
approfondissement particulier du sacerdoce baptismal.

2

Tous sont également « prophètes » participant à la « fonction prophétique du Christ » (L.G 12) – Vatican II
rappelle ainsi la « diversités » des dons et des charismes distribués par l'Esprit pour le bien de l'Eglise (L.G 4
et 12) – Chaque croyant qui les a reçus, même les plus simples, a le droit et le devoir de les exercer dans la
liberté de l'Esprit (A.L 3) dans l'Unité et selon l'ordre (A.M 28) comme le recommande Paul pour
l'édification de tous ! Les pasteurs doivent reconnaître les ministères et grâces (charismes) propres aux
fidèles (L.G 30) (voir Charismes : Vatican II).
C'est ainsi que Paul VI, après avoir à la Pentecôte 1975 , déclaré à St Pierre de Rome que le « Renouveau
charismatique » était une chance pour l'Eglise ; a publié en décembre 1975 une exhortation sur
L’Évangélisation dans le monde E.N – Evangéli Nuniandi.
Dans ce texte trop peu connu et mis en pratique se trouve tout un chapitre sur les «Ouvriers de l'Evangile »
au chapitre 73
– intitulé « ministères diversifiés ».
A côté des ministères ordonnés, l'Eglise reconnaît la place des ministères non ordonnés, mais qui sont aptes
à assurer un service spécial de l'Eglise.
En 1975 sont cités : les catéchètes, les animateurs de la prière et du chant, les chrétiens voués au service de la
Parole de Dieu ou à l'assistance des frères dans le besoin, des chefs de petites communautés, des
responsables de mouvements apostoliques ou autres responsables... Nous devons notre estime particulière à
tous les laïcs qui acceptent de consacrer une partie de leur temps, de leurs énergies, et parfois leur vie entière,
au service de la mission.
Suit au N°74 : l'Esprit de l’Évangélisation : Un pressant appel – Sous le souffle de l'Esprit – Témoins
authentiques – Artisans d'Unité – Serviteurs de la Vérité – Animés par l'Amour – avec la ferveur des saints.

Laïcs : une vocation ![3]
Paul VI écrivait en 1975 dans E.N N°14 Évangéliser est la grâce et la vocation de l'Eglise son identité la
plus profonde. Elle existe pour Évangéliser.
Cette « vocation » est donc celle de tous les baptisés.
Dans sa lettre au Cdl Ouellet du 19 Mars 2016 déjà citée, le pape François disait :
Nous faisons tous notre entrée dans l'Eglise en tant que laïc !
La Vocation des laïcs concerne la gestion de beaucoup de choses dans le monde de ce temps : la famille et
l'éducation, la culture, les réalités économiques, le sociétal, les métiers et les professions, les institutions
sociales et politiques, les relations internationales... etc... Les papes se sont adressés à la famille : Familiaris
Consortio avec Jean-Paul II et Amoris Laetitia quant au pape François.
Les laïcs ont aussi des responsabilités dans la sauvegarde de « la maison commune » : le respect de la nature,
le réchauffement climatique, l'écologie intégrale (voir les documents Laudato' si du pape François et
Quérida Amazonia (N°42).
Un « appel à user de toutes choses avec sobriété ».


Vocation à travailler au Règne de Dieu :
Quand la capacité de contempler et de respecter est détériorée
chez l'être humain, les conditions sont créées pour que le sens du travail soit défiguré (Laudato si n° 127).

Une communauté de disciples missionnaires –
redécouvrir la paroisse dans une « culture de proximité » - Inviter ses « voisins » : ex Parcours Alpha.
C'est à « l'amour mutuel » qu'on vous reconnaîtra (Jn 13,35)... Le pape François rappelle que « le témoignage
de communautés authentiquement fraternelles et réconciliées est toujours une lumière qui attire » (Evangéli
Gaudium N°100) – Il vilipende souvent les commérages, les procès d'intention et les bavardages...
Oser la fraternité : Le pape Paul VI avait encouragé les « communautés de base », mais il y a aussi les
« groupes de quartier » - les « cellules de maisons », les « groupes de prière » - les groupes de « partage
biblique », les « fraternités de vie », les « maisonnées » etc...
Dans le peuple de Dieu :
La coresponsabilité[4]

La notion de coresponsabilité a été popularisée par le Cdl Suenens archevêque de Malines-Bruxelles – et
cheville ouvrière de « Gaudium et spes » (Dans le monde de ce temps) – Suenens en fait « l'idée maîtresse de
Vatican II »

3 -
Si l'on me demandait quel est le « germe de vie » le plus riche en conséquences pastorales que l'on doit au
Concile, je dirai sans hésiter :
la redécouverte du peuple de Dieu comme un tout, comme une globalité et
par voie de conséquence, la coresponsabilité qui en découle pour chacun de ses membres.
En août 2012 – le pape Benoît XVI – dans un message déclare promouvoir l'engagement des laïcs : La
coresponsabilité exige un changement de mentalité touchant, en particulier, au rôle des laïcs dans l'Eglise,
qui doivent être considérés, non comme des « collaborateurs » du clergé, mais comme des personnes
réellement « coresponsables » de l'existence et de l'action de l'Eglise.
Il y a une éducation à la « réciprocité » à réaliser afin que les discussions puissent se tenir sur un certain
« plan de parité » avec liberté de parole et d'ouverture...
La coresponsabilité et la réciprocité ne sont pas optionnelles... Elles imposent parfois de recourir à la
négociation qui comme le souligne le pape François peut être constructive « tout le monde y gagne ». (2017)
Enfin, les structures de coresponsabilité sont parfois détournées de leur usage pour servir d'alibi à une
pseudo-participation des fidèles. Les clercs sont majoritaires dans certains conseils, les laïcs étant réduits
à la portion congrue et choisis parmi les plus cléricaux... ou choisis parmi « l'élite » de la paroisse.
(p 197)
Je recommande vivement la lecture du livre dans lequel j'ai pris bon nombre de mes informations : Agnès
Desmazières – docteur en théologie enseignante au centre Sèvres des Jésuites à Paris – « L'heure des laïcs »
- Forum – Salvator -2021.
Je termine avec quelques mots d'une exhortation de Jean-Paul II, que je considère comme son
« testament spirituel » - Il s'agit de son exhortation de 2001 (cela fait 20 ans!) - Lettre apostolique
« Novo Millennio » - Au début du Nouveau millénaire...
Il s'agit – d'avancer au large- ou en profondeur - de voir ce nouveau millénaire non seulement comme « une
mémoire du passé » mais comme « une prophétie de l'avenir
». Jean Paul II propose d'établir une
programme pastoral post-jubilaire qui soit efficace !
Notre époque est une époque de mouvement continuel... risquant facilement de « faire pour faire » - Il nous
faut résister à cette tentation, en cherchant à « être » avant de faire...
La foi n'est plus « supposée » mais elle est à proposer – il faut passer de l'héritage à la « proposition » à -
« l'invitation ».
Et surtout ne pas oublier qu'il ne s'agit plus d'une « culture de transmission » mais d'une
« révélation »
- Jean-Paul II explique selon Mt 16,17 : la chair et le sang évoque l'homme et le mode
commun de connaissance. Dans le cas de Jésus, ce mode commun ne suffit pas. Une « grâce » de
« révélation » qui vient du Père est nécessaire. (N.M.I 20) -

Mais alors ? Que devons-nous faire ? (Ac 2,37) – Ce n'est pas une formule qui nous sauvera mais une
PERSONNE
et la certitude qu'elle nous inspire : « Je suis avec vous »...Et Jean-Paul II poursuit (30) je
n'hésite pas à dire que la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement pastoral est « la
sainteté »... la sainteté reste plus que jamais une urgence de la pastorale.
Il ne s'agit pas d'inventer un « nouveau programme » pastoral, le programme existe déjà ! C'est le
CHRIST qu'il nous faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en Lui la vie Trinitaire, et pour transformer
avec Lui l'Histoire jusqu'à son achèvement.
Mais (31) peut-on programmer la sainteté ?... Placer la programmation pastorale sous le signe de la
sainteté est un choix lourd de conséquences.
C'est le
baptême qui fait entrer dans la sainteté de Dieu au moyen de l'insertion dans le Christ et de
l'inhabitation de son Esprit... Ce serait un contresens que de se contenter d'une vie médiocre, vécue sous le
signe d'une éthique minimaliste et d'une religiosité superficielle.
Demander à un catéchumène : « veux-tu recevoir le baptême ? » signifie lui demander en même temps :
« Veux-tu devenir saint ? »
- Cela veut dire mettre sur sa route le caractère radical du discours sur la
montagne : « Soyez Saints comme votre Père est Saint » (Mt 5,48).
Je me permets d'ajouter qu'il ne pas confondre sainteté et perfection... La perfection c'est moi qui la
fabrique, la sainteté : c'est Dieu qui me la donne
.
– Le pape poursuit : Il ne faut pas se méprendre sur cet « idéal » comme s'il supposait une sorte de vie
extraordinaire pour les « génies » de la sainteté.
Les voies de la sainteté sont multiples et adaptées à la
vocation de chacun.
Beaucoup de laïcs se sont sanctifiés dans les conditions les plus ordinaires de la vie...
Il est temps de proposer à tous, avec conviction, ce haut degré de la vie chrétienne ordinaire... LA
SAINTETE .
Relire : N.M.I – chapitres III et IV – Saint Jean-Paul II

4

Qu'est-ce que la Sainteté ?


« L’Esprit Saint est la source de la sainteté, qui n’est pas le privilège de quelques-uns, mais la vocation de
tous »,
a rappelé le pape François au Regina Coeli du dimanche de Pentecôte, le 20 mai 2018.
Comment accueillons-nous l'Esprit de SAINTETE ?
L'Esprit c'est le « souffle », la « ruah » que Dieu met en nous.
En quittant ses disciples Jésus « souffla » sur eux et leur dit : « Recevez l'Esprit-Saint ! »
(Jn 20,22)
Lorsque nous naissons, il faut que nos poumons se remplissent d'air...et l'enfant crie... lorsque nous mourrons
il est dit « que nous rendons notre dernier souffle »... La Vie dans l'Esprit c'est de même, il faut « naître »
d'en Haut, de l'Esprit-Saint, nous laisser HABITER par l'Esprit de Dieu, pour transparaître de sa
PRESENCE... C'est l'histoire du petit garçon qui visitant une église où il y avait beaucoup de statues de
saints et de vitraux. Répondant à la question :
Qu'est-ce qu'un SAINT ? Il montre un vitrail et répond :« C'est quelqu'un qui laisse passer la lumière ».
Jésus a « livré » l'Esprit-Saint, il a « libéré l'Esprit » à la Croix, pour nous...Nos « Pères dans la foi » comme
Origène et St Bernard ont parlé de l'Esprit-Saint comme du « baiser » du Père et du fils, ce « souffle
d'amour » qui a été répandu dans nos cœurs, par l'Esprit-Saint qui nous fut donné, nous dit l'apôtre Paul et
que nous avons reçu au baptême ! Accueillons ce « saint baiser » du Père, ce « fol amour » du Christ qui
s'est « vidé » pour nous à la Croix « où
il rendit l'Esprit » ... dans son dernier souffle... J'ai lu récemment dans
la Bible de Jérusalem sur le Cantique des cantiques : « La Révélation n'est pas une idée, c'est un baiser... ».
Dieu ne peut être connu qu'en étant vécu ![5]
CONCLUSION
Évangile du jour :
Il a fait entendre les sourds et parler les muets : EPHATA ! Ouvre-toi...
Que la Vierge Marie – ND de la Chaux – nous montre le chemin, elle qui s'est laissée totalement
« investir » par l'Esprit au point de laisser Dieu « naître » en elle..
Le Père Zundel dit « Comme Marie, nous sommes le berceau de Dieu »..
Laissons-nous « toucher » par Dieu au plus profond de nous-mêmes. Croyons nous que Dieu puisse nous
« visiter » comme Marie, nous « toucher » (Dieu ne transmet pas le Covid) mais le Saint-Esprit...
Aujourd'hui, laissons le Seigneur toucher nos oreilles et notre bouche comme l'a fait le célébrant au jour
de notre baptême... entendons le nous dire : EPHATA ! OUVRE TOI !

Lyliane Caillaux - « veuve consacrée » -
Septembre 2021 –N.D de La Chaux à Cuisery


TROIS PROPOSITIONS


1 – Relire l'Evangile de Luc et les Actes des apôtres : l'Evangile de l'Esprit et les Actes de l'Esprit
« Le
Saint-Esprit et nous avant décidé que...15,28 »
2 – Relecture de Gaudete & Exultate du Pape François : exhortation « appel à la Sainteté ».
3 – Groupes de partage sur ce que l'on a déjà mis en place avec relecture et action de grâces, puis ce
qui reste à mettre en place.

 

[1] L'Heure des Laïcs – Agnès Desmazières – Docteur en Théologie et en Histoire – Maitre Conférence Centre
Sèvres , facultés Jésuites de Paris – Forum Salvator 2021

[2] Cf : l'Heure des laïcs – /2ème partie

[3] - L'Heure des laïcs – 2ème partie – ch 3

[4] - L'Heure des laïcs – 3ème partie – ch 2

[5] - Maurice Zundel – Pour toi, qui suis-je ? - Le Sarment - 2006

Pièce(s) jointe(s):
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