Synthèse des rencontres de préparation au synode des familles

Nous avons débattu, lors des "jeudis de Carême" sur quelques points qui nous semblaient importants,  pour le  synode des familles. Vous pouvez lire ci-dessous la synthèse de nos réponses, débats..... transmise à l'évéché.

1 - a) Quelle place peut avoir l’Eucharistie  dans le couple ?

Synthèse : La vie eucharistique permet de renouveler régulièrement les promesses des époux à être en communion l’un envers l’autre. Comme le Christ s’est donné sur la Croix, l’époux se donne à l’épouse et réciproquement. La vie eucharistique qui célèbre le don est le sel de cet amour qui vivifie le sacrement du mariage.



Préconisations
Rappeler régulièrement que la vie eucharistique contribue à la pérennité de l’amour et renforce les liens des époux entre eux. Porter dans la prière de façon permanente  les couples, ceux en difficulté et tous les autres.


1 - b) Comment permettre un meilleur soutien aux couples ?

. Synthèse : Le sacrement du mariage est précédé d’une préparation, d’un cheminement qui conduit les époux à vivre en Chrétien leur union dont le sacrement de mariage est le point de départ. L’Eglise accueille les nouveaux époux, propose aussi à l’intérieur des familles (Béatitudes, Chemin Neuf, communautés monastiques) des temps de renfort et de ressourcement. Mais force est de constater qu’après le sacrement de mariage, il y a une désaffection des couples à la vie eucharistique et à la vie de la communauté paroissiale . L’Eglise est aussi  par ailleurs en manque de proposition concernant le suivi des couples.

. Axe de développement :
L’Eglise doit mettre tout en œuvre pour permettre un meilleur soutien des couples tout au long de leur vie conjugale.

. Des propositions :
- un ‘tutorat’ proposé aux couples qui en feraient la demande,
- une plus large ouverture de nos paroisses à un accueil spécifique pour contribuer au soutien des couples,
- création de groupes de partage et d’échange sur la vie conjugale.

2 - Comment l’église peut-elle évoluer pour les personnes écartées des sacrements, en particulier pour l’Eucharistie ? Pensez-vous qu’une évolution soit possible ?

« N’avez-vous pas lu l’Ecriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit : « Voilà pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à  sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.» A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
 (Mt 19, 1-6).

Avec cette dernière phrase, tout semble dit. Et pourtant…. Ce texte ne date pas de la semaine dernière, il reste bien sûr d’actualité, mais une évolution est attendue, même si nul ne récuse l’institution du mariage, de son indissolubilité.

Mais se retrouver privé du sacrement du pardon est terrible, tout comme être privé de l’Eucharistie. Et  accueillir les personnes écartées des sacrements ne suffit pas.

Cette évolution attendue n’est pas celle de la banalisation de la rupture du sacrement du mariage. Elle suppose un véritable dialogue, une démarche avec les personnes concernées, avec discernement. Que ces personnes puissent échanger  sur leurs responsabilités face aux raisons de leur rupture, et  enfin, pardonnées.

Notre Eglise doit savoir pardonner, à l’image de multiples textes bibliques et ne pas imposer de violences inutiles comme ces privations de sacrements. Elles sont violentes car les personnes qui en sont privées en souffrent, tout comme leur entourage. A l’exemple de ce couple remarié depuis 20 ans, dont l’enfant baptisé ne veut recevoir l’Eucharistie, puisque ses parents en sont privés. Donc ne sont pas seulement les personnes qui en sont privées qui souffrent, mais leur entourage qui peine à comprendre que notre Eglise ne puisse pas pardonner.

Nous avons parlé encore de la demande de nullité du mariage, et aspirons à ce que les démarches soient simplifiées. Toujours avec discernement.

Tout au long des débats sur ce thème, il semble évident que règne une confiance dans cette nécessaire évolution, conscients qu’elle ne doit pas être pour autant une banalisation de ce sacrement de l’amour.



3 - Comment l’église doit-elle prendre en compte l’évolution de la société, de la science et des comportements (respect de la vie, contraception,…) des consciences ? :

∗ Dans Gaudium et Spes, Concile Vatican II nous avons relevé des termes choquants tels « épidémie du divorce, autres déformations… » Mais où est la pratique courante ! Il est vrai que nous vivons une époque de surconsommation où nous avons perdu le sens de l’essentiel et où les différences entre les hommes, entre les peuples se creusent de jour en jour.

Une réactualisation des textes tant au niveau du langage qu’au niveau de l’évolution de la société est attendue.

Nous retenons que la famille reste la base de tout et que l’Eglise doit soutenir ces familles souvent démunies devant les difficultés de la vie : divorce, enfant-roi qui fait la loi…Elle doit aussi montrer l’exemple et peut être jusqu’à autoriser le mariage des prêtres.

∗ La science par la contraception  permet aujourd’hui de réguler les naissances, d’éviter des grossesses non désirées et donc parfois des IVG. Elle intervient avant la vie (avant le fœtus).
L’avortement quel que soit le motif est un acte traumatisant pour la femme, dans Gaudium et Spes on parle de crimes abominables : le texte est dur et manque d’humanité et de compassion !

.  Nous retenons :
- l’Eglise doit être accueillante. Sans bien sûr banaliser les actes, sans tomber dans les excès, l’Eglise devrait reconnaître l’évolution scientifique et autoriser la         contraception. 
- Elle doit avoir un langage plus réconfortant et moins accusateur.
- l’Eglise ne doit pas juger, ne doit pas exclure mais soutenir et pardonner.


4 - Comment transmettre la foi à nos enfants ?

. Principe : Pour transmettre la foi, il faut que les parents soient convaincus de leur propre foi et qu’ils veuillent la transmettre.

Les jeunes sont l’avenir de l’Eglise mais aussi le présent, un don de DIEU, des agents d'évangélisation auprès de leurs copains.

. Préconisations :
- Avoir une Eglise accueillante, chaleureuse, ouverte, moderne
- Aller à la rencontre des jeunes, dans les familles, à l’école, au collège, au lycée, à l’université
- Utiliser les moyens de communication modernes, réseaux sociaux, internet … avec contrôle!
- Faire des rencontres entre jeunes et des membres de l’Eglise, même simplement pour leur faire visiter les lieux de culte pour aussi créer une ambiance un esprit de    groupe
- Faire des cérémonies particulièrement à leur intention et avec eux (ex : messe des jeunes le dimanche soir)
- Aller vers les parents des nouveaux baptisés, les jeunes mariés
- Soutien aux parents qui souffrent de l’éloignement de leurs enfants vis-à-vis de l’Eglise.

Dernier jeudi de carême, bol de riz et synthèse, à Loisy


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