Le Sacrement de l'Eucharistie

Sur le Bulletin paroissial de la fin de cet été, nous avions dit que nous trouvions sept sacrements dans la pratique liturgique de l’Église catholique ; mais il nous faut peut-être ajouter que le sacrement de l’Eucharistie que nous allons présenté est indissociable de ce que nos amis de l’Église orthodoxe nomment le sacrement du frère. En effet si, comme nous le croyons, le Christ est véritablement présent dans l’Eucharistie, il l’est tout autant dans cet homme et cette femme que nous côtoyons au long des journées de nos vies de famille, de travail, d’engagements multiples, que ce soit en Église ou dans la société civile… Au long de ces nombreuses rencontres parfois inattendues et enrichissantes que nous vivons ! « Le Très-Haut, le grand, se manifeste et se cache dans le plus petit. L’absolu se réalise dans l’histoire la plus concrète et le plus familière ! » voir Bertrand Souchard (du livre : 42 Questions sur Dieu, édition Salvator). Ce terme « eucharistie », vient d’une expression grecque qui signifie « action de grâce », « merci », « merci à Dieu » donc louange rendue à Dieu ! On désigne plus particulièrement par ce mot l’Action de grâce de Jésus rendue à son Père lors de la Cène, le dernier repas pris avec ses disciples avant sa Passion. Ainsi nous comprenons que les chrétiens veuillent se réunir pour célébrer Jésus mort et ressuscité et également, pour associer à sa vie nouvelle tous ceux qui y communient dans la foi !

Nous pouvons méditer le texte suivant : « La mise en route commence quand les chrétiens quittent leurs maisons et leurs lits. En vérité, ils quittent leur vie dans ce monde, dans ce monde présent et concret. Qu’ils aient à faire trente kilomètres en auto ou qu’ils contournent à pied un pâté de maisons, ils commencent déjà à poser un acte sacramentel, un acte qui est la condition première pour tout ce qui va arriver d’autre. Et voilà qu’on les a appelés à " se rassembler en un même lieu ", à apporter avec eux leur " monde " même, à être plus qu’ils n’étaient : une communauté nouvelle vivant d’une vie nouvelle. Le but de ce " rassemblement " n’est pas simplement d’ajouter une dimension religieuse à la communauté naturelle, de la rendre " meilleure ", plus responsable, plus chrétienne. Le but est d’accomplir l’Église, c’est-à-dire de re-présenter, de rendre présent l’Unique….. Ainsi l’Église est l’assemblée, la réunion de ceux qui ont reçu la révélation du but ultime de toute vie, et qui l’ont acceptée. Cette acceptation s’exprime dans la réponse solennelle: Amen, que l’on prononce à la fin de la grande prière eucharistique. C’est, en vérité, l’un des mots les plus importants du monde, car il exprime l’assentiment de l’Église à suivre le Christ dans son ascension vers le Père, à faire de cette ascension la destinée de l’homme.






Nous pouvons également dire que l’Eucharistie structure la vie chrétienne, elle est en quelque sorte la respiration de la vie spirituelle.

En fait, Il existe deux récits un peu différents de la dernière Cène. L'un est donné par St Marc et St Mathieu. Il raconte que le soir venu tandis qu'ils étaient à table, Jésus pris du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant "Prenez, ceci est mon corps", puis, prenant une coupe de vin, il rendit grâce et la leur donna en disant "Ceci est mon sang, le sang de l'alliance qui va être répandu pour une multitude" L'autre est rapporté par St Luc et en partie par St Paul. Il raconte que Jésus prit une première coupe, il rendit grâce et dit "Prenez ceci et partagez entre vous". Puis prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna en disant « Ceci est mon corps, donné pour vous ». Enfin après le repas, Il leur donna une autre coupe en disant "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang versé pour vous" C'est le récit de St Luc qui correspond le mieux au déroulement du repas pascal juif avec plusieurs coupes et la coupe de bénédiction après le repas.

Mais ce sacrement a aussi ses références encore plus profondément enracinées dans l’Histoire du Peuple de Dieu : la Cène elle-même rappelle l’évènement de la sortie d’Égypte des Hébreux, alors en esclavage, menés par Moïse vers ce que nous appelons la Terre Promise, la terre d’Israël ! Et notre liturgie, que ce soit celle de la veillée pascale ou celle de la messe dominicale, est bien toute « imprégnée » de la liturgie du peuple juif. Pour nous il ne s’agit plus de sortir de l’esclavage d’Égypte ni de conquérir la terre d’Israël, il s’agit de se laisser libérer de tout ce qui nous enchaîne, à commencer par notre péché dont le sacrifice du Christ nous purifie.

Il est important de découvrir que l’Eucharistie est par excellence ce lieu de rencontre avec le Christ ressuscité.

Nous pourrions terminer cette présentation (trop succincte !) en citant cette phase prononcée par Mgr.André Vingt-trois sur ce thème : « Dans la célébration eucharistique, c’est le Christ ressuscité qui nous appelle, convoque son peuple, le rassemble, le nourrit de sa Parole et de son Pain, en fait son propre corps et l’envoie témoigner dans le monde de la Bonne nouvelle du salut qu’il apporte. On comprend que l’Eucharistie soit la source et le sommet de toute vie chrétienne. Si on n’a pas perçu cela, c’est qu’on n’est pas encore entré dans le coeur de la vie chrétienne.»

Alors, amis lecteurs du Bulletin Paroissial, rendez-vous chaque dimanche à l’une des célébrations de la paroisse, pour découvrir comment mieux répondre à l’invitation du Seigneur à le rencontrer dans l’Eucharistie et dans le Service du frère !

Jackie Plesse, diacre




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