Le Baptême

« On ne naît pas chrétien, on le devient » affirmait Tertullien, un des pères de l’Église !

-Allo, bonjour, je suis bien à l’aumônerie des Gens du Voyage, voilà, j’ai eu un bébé voici un mois et avec mon mari, nous aimerions que vous le baptisiez. Vous savez, c’est vous qui avez baptisé nos deux premiers enfants !

C’est souvent comme cela que je suis interpelé quand une famille veut faire baptiser son dernier-né. Et c’est quasiment tout le temps la maman qui s’appelle ou écrit ! En effet, il faut du temps, des années souvent, pour apprendre, créer de l’amitié, et les familles ont besoin de continuité avec les personnes dans leur chemin de foi. Et chez les «Voyageurs», ce sont souvent les mamans qui ont la charge des relations avec l’Église, les administrations, l’école, la société… Les hommes se consacrant à ce qui a rapport au travail, au gagne-pain !

Ya-t-il plusieurs sacrements chez les chrétiens ?

Le baptême est un des sept sacrements que célèbre l’Église catholique. Trois sacrements appelés «sacrements de l’initiation» : baptême, confirmation, et eucharistie. Puis viennent celui de la réconciliation et celui des malades (« sacrement de la guérison »). Puis, le sacrement de l’ordre: ordination épiscopale, sacerdotale et diaconale et le mariage (« sacrements du service de la communion»). Le baptême est donc le sacrement du début de la vie chrétienne, on l’appelle «la porte de tous les sacrements».

Quelle est l’origine de notre baptême ?

Le baptême de Jésus, sa mort et sa résurrection sont la source du baptême chrétien. Jésus n’a pas inventé le baptême, mais il en a fait un geste chrétien. «Jean a baptisé dans l’eau, mais vous serez baptisé dans l’Esprit-Saint » (Actes des Apôtres chap 1 verset 5). Jésus annonce la venue de l’Esprit-Saint comme un baptême. Et nous recevons l’Esprit Saint pour témoigner comme le Christ. Mais peut-on recevoir le baptême à tout âge ? Le baptême peut être proposé à de jeunes enfants ou des adultes, selon les époques ou les Églises. Pour la Bible, il y a « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Éphésiens 4 :16).Pour les personnes ayant l’âge de raison (enfants, adolescents ou adultes), il est précédé d’une période de préparation appelée catéchuménat, au cours de laquelle le futur baptisé, le catéchumène, découvre la foi pour laquelle il demande le baptême. Pour les nouveau-nés, les parents suivent en paroisse une préparation qui les aide à comprendre ce à quoi engage ce sacrement.

À quoi sert le baptême ?

Le baptême est l’entrée dans le Peuple de Dieu, une famille qui est plus large que le père, la mère et les enfants. Le parrain, la marraine et la communauté paroissiale en sont l’image. On peut dire que le baptême est un engagement dans la lutte contre le mal, le péché, la violence… pour vivre dans l’amour, la vérité. Le baptême nous donne la force d’affronter le monde et de vivre en frères. Le nouveau baptisé porte le beau nom de chrétien, il est rendu semblable au Christ, il prend désormais le même chemin de vie et de liberté. Depuis 2000 ans, à travers le monde, un chrétien se reconnaît à ce qu’il dit et à se qu’il fait. Son guide : Jésus-Christ. Sa ligne de vie : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».




POUR APPROFONDIR : UNE CATECHESE DU PAPE FRANCOIS

"Chers frères et sœurs, bonjour !

1 Le baptême est le sacrement sur lequel se fonde notre foi et qui nous greffe, comme membre vivant, sur le Christ et son Église. Avec l’Eucharistie et la Confirmation, il forme ce que l’on appelle « l’initiation chrétienne » : celle-ci est un grand et unique événement sacramentel qui nous configure au Seigneur et fait de nous un signe vivant de sa présence et de son amour.

Mais nous pouvons nous demander : le baptême est-il vraiment nécessaire pour vivre en chrétiens et suivre Jésus ? N’est-ce pas, au fond, simplement un rite, un acte formel de l’Église pour donner un nom au petit garçon ou à la petite fille ? C’est une question qu’on peut se poser. Et ce qu’écrit l’apôtre Paul à ce propos est éclairant : « Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rm 6,3-4). Ce n’est donc pas une formalité ! C’est un acte qui touche notre existence en profondeur. Un enfant baptisé ou un enfant qui n’est pas baptisé, ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas la même chose, une personne baptisée, ou une personne qui n’est pas baptisée. Par le baptême, nous sommes immergés dans cette inépuisable source de vie qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire ; et grâce à cet amour, nous pouvons vivre une vie nouvelle, non plus à la merci du mal, du péché et de la mort, mais dans la communion avec Dieu et avec nos frères.

2 Beaucoup d’entre nous n’ont pas le moindre souvenir de la célébration de ce sacrement, et c’est normal, si nous avons été baptisés peu après notre naissance. J’ai déjà posé cette question deux ou trois fois, ici, sur la place : que ceux d’entre vous qui savent la date de leur baptême lèvent la main. C’est important de connaître le jour où j’ai été immergé dans ce courant de salut de Jésus. Aujourd’hui, chez vous, cherchez, demandez la date de votre baptême et comme cela vous saurez bien quel est le jour si beau de votre baptême. Connaître la date de notre baptême, c’est connaître une date heureuse. Si on ne le sait pas, on risque de perdre la conscience de ce que le Seigneur a fait en nous, du don que nous avons reçu. Nous finissons alors par le considérer seulement comme un événement du passé – et même pas par notre volonté mais par celle de nos parents – et qui n’a donc plus aucune incidence sur le présent. Nous devons réveiller la mémoire de notre baptême. Nous sommes appelés à vivre notre baptême tous les jours, comme une réalité actuelle de notre existence. Si nous réussissons à suivre Jésus et à rester dans l’Église, malgré nos limites et nos fragilités, et nos péchés, c’est précisément grâce au sacrement dans lequel nous sommes devenus de nouvelles créatures et avons été revêtus du Christ. C’est en effet en vertu du baptême que, libérés du péché originel, nous sommes greffés sur la relation de Jésus avec Dieu le Père, que nous sommes porteurs d’une nouvelle espérance, parce que le baptême nous donne cette espérance nouvelle : l’espérance de marcher sur la route du salut, toute notre vie. Et rien ni personne ne peut éteindre cette espérance, parce que l’espérance ne déçoit pas. Souvenez-vous : l’espérance dans le Seigneur ne déçoit jamais. Grâce au baptême, nous sommes capables de pardonner et d’aimer même ceux qui nous offensent et qui nous font du mal, nous parvenons à reconnaître dans les derniers et dans les pauvres le visage du Seigneur qui nous visite et se fait proche. Le baptême nous aide à reconnaître le visage de Jésus dans celui des personnes démunies, des personnes souffrantes, et aussi dans celui de notre prochain. Tout cela est possible grâce à la force du baptême !

3 Un dernier élément important :
Je pose la question : est-ce qu’on peut se baptiser soi-même ? Personne ne peut se baptiser soi-même ! Personne. Nous pouvons le demander, le désirer, mais nous avons toujours besoin de quelqu’un qui nous confère ce sacrement au nom du Seigneur parce que le baptême est un don qui est fait dans un contexte de sollicitude et de partage fraternel. Toujours, dans l’histoire, une personne baptise une autre, une autre, une autre… c’est une chaîne, une chaîne de grâce. Mais, moi, je ne peux pas me baptiser tout seul ; je dois demander le baptême à un autre. C’est un acte fraternel, un acte de filiation vis-à-vis de l’Église. Dans la célébration du baptême, nous pouvons reconnaître les traits les plus authentiques de l’Église qui, comme une mère, continue à engendrer de nouveaux enfants dans le Christ, dans la fécondité de l’Esprit-Saint.

Demandons alors de tout cœur au Seigneur de pouvoir expérimenter toujours davantage, dans notre vie de chaque jour, cette grâce que nous avons reçue par le baptême. Qu’en nous rencontrant, nos frères puissent rencontrer de véritables enfants de Dieu, de véritables frères et sœurs de Jésus-Christ, de véritables membres de l’Église.

Et n’oubliez pas le devoir pour aujourd’hui : chercher, demander la date de votre baptême. De même que je connais la date de ma naissance, je dois connaître aussi la date de mon baptême, parce que c’est un jour de fête."
septembre 2017

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