Prière pour l'appel à la vie consacrée

"ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis, efin que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure". Jean 15, 16

Seigneur Jésus, Pasteur de nous âmes,
Toi qui continues d'appeler de ton regard d'amour tant de jeunes gens et de jeunes filles qui vivent au sein des difficultés du monde d'aujourd'hui, ouvre leur intelligence pour qu'ils reconnaissent parmi les innombrables voix qui résonnent autour d'eux, la voix unique, douce et puissante qui répète aujourd'hui encore :
"viens et suis-moi."

Dirige l'enthousiasme de notre jeunesse vers la générosité
et rends-la sensible aux attentes des frères qui réclament solidarité et paix, vérité et amour. Oriente le coeur des jeunes vers la radicalité évangélique capable de dévoiler à l'homme moderne les immenses richesses de son amour.

Appelle-les avec ta bonté, pour les attirer à toi !
Prends-les avec ta douceur, pour les accueillir en toi !
Envoie-les avec ta vérité, pour les conserver en toi !
Amen

Jean-Paul II


Premier dimanche de l'Avent. (B)

Nous entrons aujourd’hui dans le temps de l’avent… non pas avant au sens de avant la fête de Noël, mais avent au sens de ce mot qui vient du latin adventum, avènement. Le temps où nous sommes invités à être prêts pour la venue du Seigneur, non pas fêter simplement un évènement passé mais nous préparer à cette venue que nous proclamons notamment quand nous chantons « nous attendons sa venue dans la gloire ». Jésus dans le passage qui précède l’Evangile que nous avons écouté vient en effet d’annoncer à ses disciples qu’il reviendra dans la gloire et à ses disciples qui l’interrogent pour savoir quand cela va se passer : « quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père ».

C’est dans ce contexte que Jésus nous propose une petite parabole pour dire la situation dans laquelle nous sommes : Il est question d’un homme qui part en voyage, qui confie sa maison à ses serviteurs et qui reviendra à un moment qu’on ne peut pas prévoir. En général, aujourd’hui, nous pouvons programmer nos voyages et savoir, à moins de grève ou incident technique le jour et l’heure de notre retour. Tel n’était pas le cas dans l’antiquité ! La conséquence pour les serviteurs, c’est qu’il leur faut être prêts pour le retour du maître quelque soient le jour et l’heure de son retour. Le risque c’est qu’ils s’habituent à son absence et qu’ils en viennent à se croire propriétaires de la maison, d’oublier que le maître doit revenir et qu’il leur faudra rendre des comptes.

Cette parabole nous rappelle la situation de serviteurs qui est la nôtre : le Seigneur nous a tout confié, mais nous ne sommes pas propriétaires de ce qu’il nous a confié et nous devrons lui rendre compte de notre gestion. Que nous a-t-il confié ? Par exemple, une famille, un conjoint des enfants, des parents. Des collègues de travail, une responsabilité sociale, professionnelle, des biens matériels. Il a confié aussi à l’ensemble de l’humanité la terre et ses ressources.

Nous pouvons oublier que nous ne sommes pas propriétaires et gérer chacun de ces domaines comme s’ils nous appartenaient et en faire ce qui nous arrange, sans tenir compte des autres. Le pape François, mardi au Parlement européen a souligné cette tentation caractéristique d’aujourd’hui, de ne considérer que l’individu seul, isolément en oubliant qu’on n’est vraiment homme que dans la relation aux autres. Alors, si l’individu seul compte chacun cherchera son propre bénéfice et pourquoi pas par le moyen de la corruption. Les autres risquent de devenir des instruments au service de mon enrichissement, de mon pouvoir ; les détresses des peuples en guerre laisseront indifférents – et les guerres sont là le plus souvent où il y a des ressources qui font l’objet de beaucoup de convoitises qui mettent en jeu de multiples intérêts économiques. La terre est exploitée sans souci du lendemain et des générations futures. Une telle perspective sans autre horizon que nous-mêmes, ne peut qu’encourager la morosité ambiante.

Nous chrétiens, qui sommes dans cette église, nous ne sommes pas à l’abri de cette tentation de gérer ce qui nous a été confié pour nous-mêmes. Nous pouvons, une fois dehors, ne plus attendre le retour du Seigneur, ne plus préparer sa venue dans le monde, ne plus servir le Royaume de Dieu, mais nous-mêmes, en ne nous considérant non plus comme serviteurs mais comme propriétaires. La tentation est grande de vivre au jour le jour, suivre le courant dominant, et de perdre cette espérance qui nous tourne vers l’avenir, vers ce jour où le Seigneur viendra, que ce soit au terme de notre vie ou au terme de l’histoire. La tentation existe, de vivre comme ceux qui n’ont pas d’espérance. Pourquoi ne pas faire comme tout le monde ; d’ailleurs ceux qui ne croient pas autour de nous ne vivent-ils pas très bien sans Dieu, sans ce regard vers l’au-delà ? Alors, « cultivons notre jardin » ! L’attente de l’avènement du Seigneur s’est parfois affaiblie, affaibli le désir de la mise en œuvre de son Royaume, ce Royaume de Dieu qui était au cœur de la prédication de Jésus.

L’invitation que nous adresse aujourd’hui Jésus, c’est d’être vigilants, éviter de nous replier sur nous-mêmes, mais cultiver notre désir du Royaume de Dieu ; faisons nôtre cette belle prière que nous écoutions dans la lecture d’Isaïe « Ah si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! » Non pas une attente passive, pour que tout nous tombe du ciel, mais d’être des serviteurs fidèles qui attendent et préparent le retour du Maître en prenant leur responsabilité dans la gestion de ce que le Seigneur leur a confié, en gérant tous ces biens dans la perspective du Royaume de Dieu. St Paul relayait bien cette invitation lorsqu’il encourageait les chrétiens de Corinthe leur rappelant la grâce qu’ils ont reçu du Christ en devenant croyants, le Christ leur dit-il « vous fera tenir fermement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ ».

On dit volontiers, qu’il y a quelques décennies des idéologies étaient là pour donner de l’espoir et tourner les peuples vers un avenir radieux, même si celui-ci s’est avéré catastrophique ; mais aujourd’hui, pour beaucoup, il n’y a plus d’avenir. Or, c’est pour nous une grâce de vivre une attente : le Seigneur nous ouvre un avenir, fonde une espérance, donne un but, une raison de vivre et de travailler qui sont sources de joie. Cela fait partie des grâces que le Seigneur nous a données ; c’est une espérance à partager.

Père Guy Pillain




un courrier de Denys, notre curé, actuellement au Brésil

Denys a souhaité nous transmettre un mail adressé à Romain, prêtre orthodoxe à Chalon.
Il souhaite également que la paroisse prie pour la paix lors de la prière universelle du prochain we.

"Cher Romain, frères et amis dans l'œcuménisme et l'unique Église du Christ,
merci de nous permettre de rester reliés dans la prière et la souffrance des Églises et des peuples d'Orient
Pour ma part, je suis encore en voyage au Brésil où je retrouve un certain nombre de communautés d'Église où j'ai travaillé ces deux dernières décennies. Beaucoup de défis ici aussi pour venir à bout de cette violence qui reste dans les cœurs et les mentalités, fruit également des structures injustes de notre monde et de nos sociétés. L'échec à la coupe du monde de football est digéré, au moins en apparence, le sujet restant "hors de propos", parce qu'il y a aussi d'autres urgence à affronter. Je pense en particulier à la place et au respect des peuples indigènes et des minorités pauvres. Je suis passé dans l'état de Roraima (nord du Brésil) où encore 20 % de la population est formée de peuples natifs. Ils ont obtenu la démarcation d'une partie de leurs terres,mais les chercheurs d'or et surtout les entreprises d'exploitation de minerai et les grands projets de barrage essaient sans relâche de pénétrer les territoires, rompant avec les équilibres humains et écologiques sans cesse menacés. Un ami prêtre catholique travaille dans ce diocèse qui s'étend sur l'ensemble de l'état, en lien avec la CPT (commission pastorale de la terre), au service des assentamentos ou communautés rurales d'émigrants qui se sont formées "en épi", le long des quelques routes nationales existantes. Au niveau œcuménique, il y a partout une éclosion des Églises de souche évangélique avec lesquelles le chemin du dialogue est encore à trouver.
Je vous partagerai quelques impressions à mon retour. En attendant, je vous redis mon union dans une prière œcuménique pour la paix en lien avec mon diocèse et les communautés ecclésiales de la région où je me trouve. Je rentre à la fin du mois et reprendrai contact. Un "abraço" fraternel à tous en Christ.

Denys

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