Homélie du 24 septembre -

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Et cette rubrique est la nôtre, n'hésitez pas à proposer des "coups de coeur", témoignages, ou tout ce que vous avez envie de partager avec la communauté paroissiale !

"Jésus est un rural.
Il observe la vie de ses contemporains.
C’est normal. Pendant trente ans, il a vécu à Nazareth, un petit village où tout le monde se connait. Il a mené la vie d’un artisan, en lien habituel avec les gens de la campagne.
A l’époque de Jésus, il y avait beaucoup de misères et beaucoup d’inégalités sociales, des grands propriétaires terriens et de petits, des journaliers et des domestiques.

La parabole met en scène un grand propriétaire et des journaliers en quête d’une embauche.
Pour le journalier, l’embauche est capitale: c’est son gagne-pain et celui de sa famille.
On mesure ici la satisfaction des ouvriers de la première heure. Ils savent que le travail est rude, le soleil implacable, mais le salaire est assuré.
On mesure aussi l’angoisse et la désillusion des laissés pour compte…
Ce qui surprend les auditeurs de Jésus, c’est d‘abord l’attitude du grand propriétaire.
Quand il sort vers neuf heures du matin, peut-être constate-t-il qu’il manque de bras à cause d’un travail plus abondant. A midi, sa quête d’ouvriers supplémentaires surprend davantage. Au milieu de l’après-midi, c’est plus qu’inattendu. Une heure avant la fin de l’ouvrage, c’est ridicule.
Ceci nous donne à penser que ce grand propriétaire n’est pas comme les autres.
Jésus nous avertit dès le début de la parabole. Il s’agit du royaume de Dieu.
Jésus n’hésite pas à comparer notre Père du Ciel à ce grand propriétaire qui embauche à toute heure. Dieu, décidément ne nous ressemble pas!

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Homélie du 17 septembre 2017

L’Evangile est clair :

« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?"
Il nous est proposé, et aussi commandé de pardonner à notre frère ‘’du fond du cœur’’.

Dans notre vie, concrète, en famille, en paroisse, dans la société ou dans l’Eglise, cela n’est pas simple.

Je vous assure que la Foi chrétienne va très loin dans le pardon.
Que le Christ signe, par le sacrifice de la Croix et par sa Paix, cette Réconciliation que Dieu veut pour l’humanité, pour nous et pour la multitude.

Et cela doit se voir dans nos communautés, dans ce qu’elles ont de modeste ou de fort ou de joyeux.
Le pape François dans la joie de l’Amour :

« On doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale pour qu’il se sente objet d’une Miséricorde imméritée, inconditionnelle et gratuite ». (AL297)

Et il avait déjà annoncé la couleur au numéro précédent en disant que sur chacun de nous Dieu fait rayonner sa Charité imméritée, inconditionnelle et gratuite. (AL296)

Voilà pour moi une très belle manière de comprendre la demande de Notre Père à la lumière de cet Evangile « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

Ce comparatif ne dit pas une stricte égalité « comme nous…... aussi ».

Nous n’avons pas la préséance de Dieu, mais nous pouvons y croire !

C’est Dieu qui donne de l’inconditionnel, de l’immérité, du gratuit.
Nous avons envie des fois de mettre des conditions, de souhaiter que l’autre mérite son pardon.

Dieu seul peut nous sortir de ces pièges qui nous enferment dans la vengeance, dans la haine parfois.
C’est lorsqu’avec lui, grâce à lui, le Seigneur de Miséricorde, le Dieu du Pardon, nous entraine dans ce processus, dans ce chemin où nous pardonnons peu à peu et vraiment que nous sommes libérés du mal,
Mal qui nous a été fait
Mal que nous rendons trop facilement.
Et là, c’est notre travail en Eglise. C’est le défi de notre vivre ensemble.
La paroisse Saint Jean Baptiste en Bresse veut écouter le sage Ben Sira : « Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas »

Comme le demande Paul, ‘’nous voulons appartenir au Seigneur’’
Nous voulons enfin, par le pardon surnaturel ‘’nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés’’

Bonne année pastorale à tous.

Propos du père Guimet, recueillis pendant l'homélie du 17 septembre,  « Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)

Catéchèse du pape François : le baptême

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous commençons aujourd’hui une série de catéchèses sur les sacrements, et la première concerne le baptême. Par une heureuse coïncidence, nous célèbrerons dimanche prochain la fête du baptême du Seigneur.

1 Le baptême est le sacrement sur lequel se fonde notre foi et qui nous greffe, comme membre vivant, sur le Christ et son Église. Avec l’Eucharistie et la Confirmation, il forme ce que l’on appelle « l’initiation chrétienne » : celle-ci est un grand et unique événement sacramentel qui nous configure au Seigneur et fait de nous un signe vivant de sa présence et de son amour.

Mais nous pouvons nous demander : le baptême est-il vraiment nécessaire pour vivre en chrétiens et suivre Jésus ? N’est-ce pas, au fond, simplement un rite, un acte formel de l’Église pour donner un nom au petit garçon ou à la petite fille ? C’est une question qu’on peut se poser. Et ce qu’écrit l’apôtre Paul à ce propos est éclairant : « Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rm 6,3-4). Ce n’est donc pas une formalité ! C’est un acte qui touche notre existence en profondeur. Un enfant baptisé ou un enfant qui n’est pas baptisé, ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas la même chose, une personne baptisée, ou une personne qui n’est pas baptisée. Par le baptême, nous sommes immergés dans cette inépuisable source de vie qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire ; et grâce à cet amour, nous pouvons vivre une vie nouvelle, non plus à la merci du mal, du péché et de la mort, mais dans la communion avec Dieu et avec nos frères.

2 Beaucoup d’entre nous n’ont pas le moindre souvenir de la célébration de ce sacrement, et c’est normal, si nous avons été baptisés peu après notre naissance. J’ai déjà posé cette question deux ou trois fois, ici, sur la place : que ceux d’entre vous qui savent la date de leur baptême lèvent la main. C’est important de connaître le jour où j’ai été immergé dans ce courant de salut de Jésus. Aujourd’hui, chez vous, cherchez, demandez la date de votre baptême et comme cela vous saurez bien quel est le jour si beau de votre baptême. Connaître la date de notre baptême, c’est connaître une date heureuse. Si on ne le sait pas, on risque de perdre la conscience de ce que le Seigneur a fait en nous, du don que nous avons reçu. Nous finissons alors par le considérer seulement comme un événement du passé – et même pas par notre volonté mais par celle de nos parents – et qui n’a donc plus aucune incidence sur le présent. Nous devons réveiller la mémoire de notre baptême. Nous sommes appelés à vivre notre baptême tous les jours, comme une réalité actuelle de notre existence. Si nous réussissons à suivre Jésus et à rester dans l’Église, malgré nos limites et nos fragilités, et nos péchés, c’est précisément grâce au sacrement dans lequel nous sommes devenus de nouvelles créatures et avons été revêtus du Christ. C’est en effet en vertu du baptême que, libérés du péché originel, nous sommes greffés sur la relation de Jésus avec Dieu le Père, que nous sommes porteurs d’une nouvelle espérance, parce que le baptême nous donne cette espérance nouvelle : l’espérance de marcher sur la route du salut, toute notre vie. Et rien ni personne ne peut éteindre cette espérance, parce que l’espérance ne déçoit pas. Souvenez-vous : l’espérance dans le Seigneur ne déçoit jamais. Grâce au baptême, nous sommes capables de pardonner et d’aimer même ceux qui nous offensent et qui nous font du mal, nous parvenons à reconnaître dans les derniers et dans les pauvres le visage du Seigneur qui nous visite et se fait proche. Le baptême nous aide à reconnaître le visage de Jésus dans celui des personnes démunies, des personnes souffrantes, et aussi dans celui de notre prochain. Tout cela est possible grâce à la force du baptême !

3 Un dernier élément important.

Je pose la question : est-ce qu’on peut se baptiser soi-même ? Personne ne peut se baptiser soi-même ! Personne. Nous pouvons le demander, le désirer, mais nous avons toujours besoin de quelqu’un qui nous confère ce sacrement au nom du Seigneur parce que le baptême est un don qui est fait dans un contexte de sollicitude et de partage fraternel. Toujours, dans l’histoire, une personne baptise une autre, une autre, une autre… c’est une chaîne, une chaîne de grâce. Mais, moi, je ne peux pas me baptiser tout seul ; je dois demander le baptême à un autre. C’est un acte fraternel, un acte de filiation vis-à-vis de l’Église. Dans la célébration du baptême, nous pouvons reconnaître les traits les plus authentiques de l’Église qui, comme une mère, continue à engendrer de nouveaux enfants dans le Christ, dans la fécondité de l’Esprit-Saint.

Demandons alors de tout cœur au Seigneur de pouvoir expérimenter toujours davantage, dans notre vie de chaque jour, cette grâce que nous avons reçue par le baptême. Qu’en nous rencontrant, nos frères puissent rencontrer de véritables enfants de Dieu, de véritables frères et sœurs de Jésus-Christ, de véritables membres de l’Église.

Et n’oubliez pas le devoir pour aujourd’hui : chercher, demander la date de votre baptême. De même que je connais la date de ma naissance, je dois connaître aussi la date de mon baptême, parce que c’est un jour de fête.

Choisis la vie

Seigneur Jésus, en vivant parmi nous
Tu as incarné la loi d'amour du Père.
Tu nous proposes d'être heureux
avec Toi.
De jour, de nuit,
Tu murmures ta loi d'amour 
à l'oreille de nos coeur.

Donne-nous ton Esprit
Qu'il nous apprenne ta loi.
Qu'Il nous aide
A toujours choisir
ce qui nous met en Vie
Et qu'Il soutienne notre marche

Chantal LAVOILLOTTE 
Pastorale de la santé

Homélie du 30 juillet 2017 (Jackie Plesse)

Voici quelques jours, j’étais à Ars pour accompagner un pèlerinage et, au cours d’une des messes, je me trouvais au milieu de plusieurs diacres et aumôniers et moi auprès des gens du voyage et à mes pieds, dans le chœur de l’église du saint curé se trouvait une magnifique mosaïque. (Une mosaïque, c’est un assemblage de petits morceaux de carrelage de forme et de couleurs différentes) Mis ensemble, posés, collés les uns à côté des autres, ils forment une figure magnifique. Des dessins sortis de l’imagination et du talent d’un artiste à qui on a demandé une œuvre, souvent sur un thème particulier.

Et ce matin les gestes qui nous sont proposés nous disent quelque chose dans ce sens-là !

Mais il nous faut chercher, méditer, ruminer cette Parole et ensemble en trouver le nectar. Comme les abeilles qui produisent un miel excellent en allant butiner ensemble dans le cœur des fleurs à la belle saison.

Alors, comme Salomon, nous avons à demander la sagesse, ce don de Dieu indispensable, ce don de l’Esprit reçu au baptême et renouvelé à la confirmation, pour nous guider dans notre vie d’adulte dans la Foi. Même l’apôtre saint Jacques le recommande dans sa lettre, à la fin du Nouveau Testament. Au chapitre 1er l’apôtre dit ceci : « si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproche ».

Cette sagesse, ce discernement, si indispensable pour faire le bon choix dans la vie ! Pour répondre avec justesse aux appels qui nous sont faits dans notre vie familiale, professionnelle, dans nos engagements associatifs et bien sûr dans les appels que nous pouvons recevoir dans la vie de l’Eglise locale, comme ici dans la paroisse, au cœur de cette aventure nouvelle que nous vivons.

Le psaume 118 que nous avons lu ensemble enfonce le clou, comme on dit. Il va même plus loin quand nous disons :
« aussi j’aime tes volontés plus que l’or le plus précieux.
Quelles merveilles tes exigences ! Aussi mon âme les garde. »

En méditant ces 2 versets, nous réalisons à quel point le psalmiste a fait l’expérience de cette rencontre avec le Dieu vivant, à quel point il a réalisé qu’il cheminait avec Dieu et que Dieu cheminait à ses côtés : il aime la volonté de Dieu.

Ce cheminement à travers l’écriture sainte nous conduit naturellement vers l’évangile et cette parabole toute simple du trésor caché. Le royaume des cieux comparable à un trésor caché dans un champ qui va amener l’homme qui le découvre à tout vendre pour acheter ce champ.

Et nous voici revenu à l’image de départ de la mosaïque. La petite pièce de carrelage n’est rien toute seule, isolée, séparée des autres petites pièces de carrelage. Par contre, si elle se laisse conduite par l’artiste à l’endroit où elle va trouver la place de choix qui lui revient, elle va participer à la splendeur de l’ensemble de l’œuvre. Est-ce que ce ne serait pas cela le « trésor caché », l’image du Royaume des Cieux ? Découvrir par la grâce de Dieu, par l’enseignement de l’Eglise, par l’exemple des saints (comme St Christophe, le saint patron de cette belle petite église), par les conseils des autres baptisés, par certaines rencontres providentielles vécues au long de nos journées, par une lecture qui nous rejoint ou nous interpelle, découvrir qu’ensemble, en fraternité bienveillante, nous allons être configurés au Christ. Le Christ serviteur de ses frères. Le Christ doux et humble de cœur. Le Christ pacifique et pacifiant. Le Christ bâtisseur, artisan de paix.

C’est aussi ce qu’écrit saint Paul dans la seconde lecture de cette messe : nous sommes destinés d’avance à être configurés à l’image du Fils de Dieu. Et c’est nous qui écrivons ce destin, par les gestes et les engagements de chaque jour.

Alors, frères et sœurs, poursuivons notre route ensemble, en essayant de ne laisser personne sur le bord du chemin. Chaque pièce de la mosaïque est importante. Chacun doit pouvoir révéler une des facettes de l’Amour de Dieu, de sa miséricorde, de son intelligence, de sa beauté, de sa simplicité. Jésus-Christ nous dit en saint Jean que, sans Lui, nous ne pouvons rien faire. Mais sans les autres nous ne pouvons rien faire non plus ! Les autres : le Corps du Christ ressuscité.

Alors Seigneur, en nous préparant à te recevoir dans l’Eucharistie, nous te redisons notre désir de vivre en tenue de service et en esprit de communion, de partage, de fraternité vrai. Le Royaume des Cieux est au milieu de nous. Viens par ta Grâce nous aider à le révéler à ceux et celles qui ne te connaissent pas encore. Et viens aussi nous le révéler par la vie de ceux et celles que nous côtoyons et qui sont souvent proches de toi sans même le savoir. Eux aussi font partis de cette belle mosaïque, riche de ta beauté, de ta bonté et de ta bienveillance.


Horaires des messes

Tous les horaires des messes dans les 14 villages de la paroisse.

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