Matin de Pâques dans les rues de Châlon, avec la communauté orthodoxe, protestante et évangélique

Pâques des chrétiens, et Pâques pour l’univers entier !

Hommes et femmes d’ici et d’ailleurs, en ce matin de Pâques, nous, chrétiens, tous ensemble, (orthodoxes, catholiques, protestants et évangéliques), vous adressons nos joyeuses salutations car nous fêtons la Résurrection  du Christ. 

Tout homme est confronté à la mort, mais nombreux sont aussi ceux qui souffrent de l’injustice, de la violence sous toutes ses formes ou sont victimes des pouvoirs abusifs.

Pour nous, Jésus, que l’on appelle aussi le Christ, est mort par amour pour tous les humains sur le bois de la Croix mais aujourd’hui, Il est ressuscité ! Et au cœur de chaque événement tant personnel qu’universel, Il se présente comme une invitation, un appel au changement intérieur, ce que nous nommons « conversion ».

Jésus est la Porte de l’espérance pour  chacun : nous le croyons et vous l’annonçons ! Sa Résurrection fonde la nôtre et nous introduit dans la Joie, Joie Pascale qui est présence de Dieu dans notre cœur, confirmation profonde et certaine qu’Il nous aime et qu’Il a donné Sa vie pour nous.

La mort et la Résurrection du Christ sont deux éléments fondamentaux de l’Evangile et cette « Bonne Nouvelle » (c’est le sens du mot Evangile), nous la proclamons !

Au matin de Pâques, la Lumière surgit du tombeau et elle peut éclairer chacun  dans sa propre vie.

C’est Pâques ! Le Christ-Dieu est ressuscité et nous fait don de Sa vie ! C’est Pâques ! Bonne Nouvelle pour l’Univers entier » !

« Le Christ est ressuscité !

Il est vraiment ressuscité ! »

Pâques, le 20 avril 2014

UNE VIE EUCHARISTIQUE AVEC MARIE

 Marie est la figure du disciple. Tu as sans doute remarqué qu’elle n’était pas présente à la Cène, au repas de l’institution de l’eucharistie. Pourtant sa vie toute entière est eucharistique. Jean-Paul ii a même dit d’elle qu’elle était « la femme eucharistique ». la formule et osée ! Mais dis-toi que si cette expression vaut pour Marie, elle vaut aussi pour celui qui essaie d’être disciple. Tu connais peut-être ce grand principe que nous ont laissé nos pères dans la foi : tout ce que l’on dit de Marie s’applique à l’Eglise et donc à chacun de ses membres. Marie peut nous accompagner sur le chemin d’une vie eucharistique.

Lire les Ecritures

            Les peintres représentent souvent Marie, à l’annonciation, avec sa Bible, en train de lire les Ecritures. Marie est assise à la table de la Parole. Elle lit les Ecritures et écoute la Parole. Elle lit les Ecritures et elle reçoit la visite du Messager. Et toi aussi, tu t’assieds à la table de la Parole dans la célébration eucharistique quand les Ecritures sont lues et proclamées dans l’assemblée ou bien lorsque tu fais « lectio divina ». tu te tiens tout près des Ecritures, disponible pour recevoir la Parole.

            Tu te souviens des paroles qui furent dites alors à Marie ? « Tu es comblée de grâce. ». Parfois, on appelle cela « la salutation ». Oui, Marie est saluée en ces termes : « Tu es comblée de grâce ! » Mais il ne s’agit pas d’un simple bonjour. L’ange la salue et Marie reçoit le salut, et son salut est d’être comblée de grâces.  Cette Parole lui révèle que son existence est sauvée : « Tu es comblée de grâce ! ». Elle ne pouvait pas se le dire à elle-même. Elle avait besoin d’une parole qui le lui dise. La même Parole est adressée à l’Eglise et à tout disciple. Le prêtre salue l’assemblée en disant : « la grâce de Jésus Notre Seigneur …est avec toi… ». Comme le messager l’adit à Marie, le célébrant le dit à l’assemblée et à chacun des membres qui la composent. Toi aussi, tu es « comblé de grâce » et « le Seigneur est avec toi ».

La salutation de l’assemblée est une annonce de salut pour tous

            Une invitation accompagne cette salutation « Réjouis-toi ! » Réjouis-toi, Marie, pleine de grâces ! Réjouis-toi, Eglise, quitte ta robe de tristesse ! Réjouis-toi, disciple du Christ comblé de tant de prévenances. Y-a-t-il de joie plus grande que de se savoir ainsi aimé de Dieu ?

            Tu vois, quand tu écoutes les écritures, quand, dans la célébration eucharistique, tu es assis à la table de la Parole, tu es dans l’attitude de Marie qui, à Nazareth, pourrait-on dire avec un brin d’humour et un peu d’anachronisme, fait sa lectio divina ! Dès lors, tu cours le même risque qu’ellz ! Tu sais ce qui est arrivé à Marie. Elle lit les Ecritures et elle est visitée par la Parole. Plus encore, elle va concevoir le Verbe de Dieu. La Parole va prendre corps en elle.

            Tu comprends ? L’Eglise, quand elle se met à l’écoute des Ecritures, prend le risque d’être enfantée par la Parole. Toi, quand tu lis les Ecritures, tu es en situation d’annonciation ! Tu prends le risque que la Parole prenne corps en toi, « efficace et incisive plus qu’une épée à deux tranchants ». La Parole peut pénétrer en toi jusqu’au plus profond de ton être, jusqu’aux « articulations » de ton existence. La Parole éternelle de Dieu ne désire rien tant que de s’incarner, de trouver une chair, que de prendre corps dans une existence comme elle a pris corps dans la Vierge Marie.

            Quand tu vois l’Eglise écouter la Parole dans la célébration eucharistique, ou bien quand toi tu médites la Parole, tu entrevois la disponibilité de Marie à l’annonciation. Et en retour, l’annonce faite à Marie te fait comprendre le sens de la lecture des Ecritures. Marie est disponible. L’Eglise se rend disponible et toi aussi tu te mets en disponibilité pour recevoir la Parole. La table de la Parole dressée au cours du repas eucharistique est l’Eglise en disponibilité d’annonciation.

Communier au corps

            « Le Seigneur est avec toi ! » Tu reconnais cette phrase. Tu entends le prêtre te dire cette salutation. Ce n’est pas un vœu, un souhait qu’il formule. C’est une affirmation de foi. Veux-tu comprendre pourquoi la messe est l’annonciation du chrétien ? Souviens-toi ! Que dit le messager à Marie ? « Le Seigneur est avec toi ! » Que dit le prêtre à l’assemblée et à chacun de ses membres ? : « le Seigneur soit avec toi ». tu es dans la situation de Marie à Nazareth.

            As-tu besoin d’autres signes ? Regarde et écoute ce qui se passe au moment de la communion. Tu t’avances pour recevoir le pain eucharistique. Et là on te dit : « le corps du Christ ». Tu le recueilles au creux de tes mains et tu communies. Que fais-tu vraiment ? On t’a dit : « le corps du Christ ». Donc, tu communies au Corps du Christ. Nous en avons déjà parlé précédemment mais tu es bien d’accord : tu communies au corps du Christ dans la célébration et tu sais que dans ta vie tu vas communier de bien des manières au corps du Christ.

            Maintenant, regarde Marie. Que dit le messager à Marie ? Il lui dit : « Tu vas concevoir et tu enfanteras un Fils ». le messager dit à Marie que, si elle le veut bien, elle va donner son corps au Christ. Le Christ va se donner à elle et elle, elle va donner son corps au Christ. Le Christ va prendre corps en elle, il va devenir la chair de sa chair. Le Christ va vivre et grandir en elle. Marie peut dire ce que dit St Paul : « Maintenant ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». tu comprends bien que cela n’a pas duré uniquement les neuf mois de la grossesse ! Le Christ n’a cessé de prendre corps en elle, bien au-delà du signe visible de la conception.

            Et maintenant, rappelle-toi le principe de nos pères dans la foi que j’évoquais au début : tout ce que l’on dit de Marie, on le dit du disciple. Que fais-tu d’autre quand tu communies ? Sacramentellement, tu accueilles le Christ. Il vient prendre corps en toi, à travers le signe, là, da        ns la célébration et dans toute ta vie. Et toi, partiellement au moins, tu donnes ton existence au Christ. Tu acceptes qu’il vienne prendre corps en toi. Tu pourrais dire, comme l’apôtre Paul « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». tu sais bien que tu n’en es pas là ! tu as bien de la peine au quotidien à accueillir l’autre qui est corps du Christ, qui esst membre du corps comme toi… mais peu importe … tu marches déjà dans ce sens.

            Si tu vis ce qu’a vécu Marie, Marie a vécu aussi ce que tu vis. Toi tu communies au corps du Christ. En accueillant le Christ, Marie a communié de tout son être à sa venue. On pourrait dire pour marquer notre solidarité avec Marie et celle de Marie avec nous que, d’une certaine manière, la première communion de Marie eût lieu quand on lui a dit « Tu vas concevoir… ». Elle a communié ! Et quelle communion ! Et comme Marie est la figure de l’Eglise, c’était, en un sens, la première communion de l’Eglise !

            Souviens-toi maintenant de ce que le messager dit à Marie. Il lui dit : « tu vas concevoir et enfanter », et que répond Marie ? « Qu’il me soit fait selon ta parole». Elle a accueilli l’annonce et donné son consentement. Tu remarqueras qu’elle l’a donne librement. On lui a laissé le temps de la réponse. Et toi, qu’as-tu répondu quand on t’a dit « le Corps du Christ » ? Tu as répondu « Amen ». Tu n’as pas dit autre chose que Marie. Toi aussi, librement, tu donnes ton consentement pour que le Christ prenne corps en ta vie. L’annonciation est la première communion de l’Eglise. Quand tu communies au corps du Christ, tu vis l’annonciation avec Marie.

La visitation

            La vie eucharistique de Marie ne s’arrête pas à l’annonciation. Elle ne va pas s’arrêter au moment précis où elle commence ! Ce serait un peu comme si la vie eucharistique s’arrêtait à la fin de la messe ! Il faut encore que le Christ grandisse en elle … et en toi. Le « fiat » de Marie, le « Amen » que tu dis, inaugurent l’un et l’autre un même Oui à la vie, un Oui à la vie vécue de manière eucharistique. Et rappelle-toi que Jésus n’a été que OUI !

            Marie inaugure sa vie eucharistique en allant rendre visite. Elle part voir sa cousine Elisabeth0. Elle se recueillera en ourte. Elle approfondira sa communion au Christ sur le chemin qui va vers l’autre. Pas d’annonciation sans visitation ! pas d’eucharistie qui ne s’accomplisse dans la Rencontre ! « Allez… » dit le diacre à la fin de la célébration. Et toi aussi tu pars en visitation.

            D’abord, Marie n’a pas tout compris de ce qui lui arrive et elle a bien besoin de rencontrer Elisabeth. Il faudra qu’elle entende les paroles d’Elisabeth pour qu’elle puisse dire le Magnificat. Comme le dit Christian de Chergé, « Elisabeth a libéré le magnificat de Marie ». Tu comprends ce que cela signifie ? Il fallait la visitation.

 Et pour toi aussi ! L’eucharistie s’accomplit dans la rencontre de l’autre. Il y en a qui croient que c’est parce qu’il faut apporter aux autres ce que l’on a découvert. Marie va plutôt découvrir dans la rencontre ce qu’elle n’a pas encore vraiment compris ! D’ailleurs, on dit d’elle qu’elle est la Reine des Apôtres. Tu sais pourquoi ? Tu le vois ! Elle va à la rencontre de l’autre, porteuse de la Parole qui prend corps en elle et aussi elle se laisse transformer par la rencontre avec Elisabeth. C’est Elisabeth qui lui dit : « Tu es bénie entre toutes les femmes… » Tu vois, c’est cela, l’Eucharistie ! le Christ ne pourra jamais vraiment prendre corps en moi en dehors de la rencontre de l’autre, de ces autres, de ceux-là en particulier que le Christ m’a donnés comme compagnons de route.

            Entre avec Marie dans le mystère de l’Eucharistie. N’oublie pas que la visitation accomplit l’annonciation ! N’oublie pas que l’Eucharistie s’accomplit dans la rencontre.

« Et Marie se mit en route en toute hâte … »

EXTRAIT du livre de Christian SALENSON
« Catéchèses mystagogiques pour aujourd’hui » - Habiter l’Eucharistie

Chemin de paix

"Regarder Jésus, c'est toujours la meilleure solution, le meilleur remède, le meilleur chemin de guérison. C'est Lui, et Lui seul qui est le chemin de la paix intérieure quand tout semble s'écrouler en nous et autour de nous. Lâcher prise pour se laisser porter par lui nous procure le vrai "repos".

(Père J.F. Arnoux, le 13 mars, "se réconcilier")

La prière des 5 doigts

Il y a vingt ans, Jorge Mario Bergoglio, évêque de Buenos Aires et actuel pape François, a écrit une prière qui est devenue très populaire en Argentine. C’est une prière simple qui reflète, en fait, le caractère et le style du Saint-Père. Une prière « à portée de la main », une prière sur les doigts de la main, une prière universelle complète et riche :

La prière des « 5 doigts » d’après un enseignement du pape François

Le pouce est le doigt le plus proche de vous. Donc, commencez par prier pour ceux qui vous sont les plus proches. Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à vos mémoires. Prier pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ».Restons quelques instants en silence pour penser aux membres de nos familles, nos amis, nos proches, nos collègues et les personnes connues ou inconnues que nous avons croisées en ce jour.

Ensuite l’index. Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières.Arrêtons-nous un moment pour méditer sur l’importance de l’enseignement de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte et sur l’intérêt de soins de santé de qualité prodigués respectivement par un corps professoral et médical motivés.

Le doigt qui suit est le majeur, le plus long. Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu.Attardons-nous un peu sur tous les types de dirigeants à tous les niveaux que ce soit la politique avec les pouvoirs législatif et exécutif, la magistrature avec le pouvoir judiciaire, l’économie avec les chefs d’entreprise, la presse, les dignitaires spirituels.

Le quatrième doigt est l’annulaire. Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages.A présent, prions pour les personnes en position de faiblesse : les malades, les personnes handicapées, les personnes mutilées, abandonnées, rejetées, exclues, humiliées, endeuillées, les marginaux, les victimes en tout genre, les sinistrés, les accidentés. Ceux et celles qui doivent se reconstruire après un traumatisme. Etant donné que l’annulaire est le doigt de l’alliance, demandons également au Seigneur de protéger les couples unis par le mariage.

Et enfin, il y a notre auriculaire, le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le faire pour vous en toute confiance.Enfin, même si Dieu « votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6,8), vous pouvez maintenant lui demander dans votre for intérieur de subvenir à vos besoins spirituels et matériels et si c’est conforme à sa volonté et à son plan d’amour sur vous, il vous l’accordera dans son infinie miséricorde.

L'Eglise n'est pas une douane...

Exhortation apostolique du Pape François. Paragraphe 47

« L’Eglise est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes. De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close. Mais il y a d’autres portes qui ne doivent pas non plus se fermer. Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est « la porte », le Baptême. L’Eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles… L’Eglise n’est pas une douane, elle la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile. »

Horaires des messes

Tous les horaires des messes dans les 14 villages de la paroisse.

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