Loué sois-tu !

Pour le chant et le vol de l'oiseau,
Loué sois-tu !
Pour le clapotis de l'eau,
le murmure du vent, la brume insaisissable,
le bleu du ciel, la mer, le sable, les coquillages, 
Loué sois-tu !
Par tous les hommes nos frères, tes enfants,
qui, de par le monde, protègent, 
embellisent ou continuent ta création :
les jardiniers, les semeurs, 
les dessinateurs, les peintres, les sculpteurs,
les musiciens, les chanteurs, les photographes,
tous ceux qui, avec respect, cherchent à immortaliser
un instant de ta beauté pour mieux te louer,
Loué sois-tu !

Pentecôte 2014

Chers amis, chers frères et sœurs, ce matin, nous pourrions ou nous devrions nous considérer comme les apôtres au jour de la Pentecôte !

En effet, comme eux, nous sommes réunis dans cette attente du Saint-Esprit, attente pleine d’espérance. Comme ces disciples assemblés il y a plus de 2 000 ans dans cet endroit de Jérusalem que la tradition a appelé le Cénacle, nous sommes là au nom du Christ et avec la Vierge Marie, présente spirituellement au milieu de nous.
Vous me direz que, à la différence des disciples et des apôtres, qui eux ont été enseignés de près par le Christ sur la présence, la place, l’action et la mission du Saint-Esprit, de notre côté nous n’avons que l’étude de la Bible, Parole de Dieu,  l’enseignement de l’Eglise et la vie de prière, pour nous permettre de connaître au mieux qui est véritablement ce Saint-Esprit dont il est tant question depuis Pâques. Ce Saint-Esprit que Jésus a promis d’envoyer aux disciples au cours de ces jours qui ont précédé sa Passion !

Pour beaucoup d’hommes et de femmes de notre entourage, ce Saint-Esprit est la Personne de la Trinité qui est un peu floue, compliquée à découvrir et parfois appelée « cet illustre inconnu ». Et comme cette fête de Pentecôte qui clôture le Temps Pascal, est aussi celle qui ouvre le Temps Ordinaire, et bien, ce Temps dit « Ordinaire » pourrait nous permettre de demander à ce Saint-Esprit, qui est Seigneur lui-aussi, de se révéler à nous dans notre quotidien d’enfants de Dieu. Ce serait bien dommage qu’il reste cet illustre inconnu alors que Jésus a prié le Père pour qu’Il nous l’envoie, afin qu’Il nous accompagne,  nous réconforte, nous inspire, nous fortifie, nous éclaire. Ce Saint-Esprit que la Bible nous montre avec deux modes de relations différentes envers les croyants :

-Tout d’abord, il agit sur les hommes comme le vent qui pousse un navire, en gonflant  ses voiles. Une action extérieure, pleine de dynamisme, de puissance, celle qu’ont vécu les Juges, les Rois, les Prophètes de l’Ancien Testament.

-Et, il agit également dans les personnes, comme la sève dans un arbre, d’une manière invisible, toute intérieure et efficace. Il est dit dans le Prophète Ezéchiel, « je mettrai en vous mon Esprit ».

J’ai donc eu à cœur, pour entrer quelque peu dans la grâce de Pentecôte, de choisir trois thèmes, des thèmes chers à la pensée et au cœur du pape François,  pour ainsi essayer de discerner sur quelles pistes le Seigneur nous proposait de marcher pour ce Temps Ordinaire qui va s’ouvrir pour nos dès demain.

Ces trois thèmes, nous pouvons les découvrir à la lecture du passage des Actes des apôtres qui a été lu voici quelques minutes. Trois thèmes liés à l’action du Saint-Esprit dans nos vies et dans la vie de l’Eglise que nous formons: nouveauté, harmonie et mission.

-Tout d’abord, disons que la nouveauté nous fait souvent un peu peur, nous nous sentons plus rassurés si nous avons tout sous contrôle, si c’est nous qui construisons, programmons, faisons des projets sur notre vie, selon nos plans, nos sécurités, nos goûts personnels. Et souvent, dans notre vie avec le Seigneur, hélas, nous permettons à cette peur de nous entraver. Souvent nous le suivons, nous l’accueillons, nous accueillons ses invitations mais jusqu’à un certain point.

Nous nous rendons alors compte  qu’il nous est difficile de nous abandonner vraiment à lui, de le laisser faire, de lui faire confiance en laissant l’Esprit-Saint être l’âme, le guide de notre vie dans les choix que nous avons à faire en tant que disciples de Jésus-Christ. Nous chantons pourtant assez souvent ce psaume 23 : «  le Seigneur est mon berger, je ne crans aucun mal. Sur des prés d’herbe fraiche, il me fait reposer ».

Nous avons peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, qu’il nous fasse sortir de notre horizon habituel, souvent limité, fermé, parfois égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons nouveaux. Nous savons pourtant que dans toute l’histoire du salut, quand Dieu se révèle, il apporte la nouveauté. Dieu apporte toujours la nouveauté. Il transforme et demande de se confier totalement à lui. La nouveauté que Dieu apporte à notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien. Nous pouvons nous demander ce matin : sommes-nous ouverts « aux surprises de Dieu » ? ou bien nous fermons-nous avec peur, à la nouveauté de l’Esprit-Saint ? Ou sommes-nous courageux pour allez vers de nouveaux chemins que la nouveauté de Dieu nous offre ? Nous pouvons appliquer le verset de saint Marc à cet appel à la confiance : « Ainsi, celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu à la manière d’un enfant, n’y entrera pas ».

-La seconde idée : dans l’Eglise, c’est l’Esprit-Saint qui fait l’harmonie. C’est un des Pères de l’Eglise des premiers siècles qui avait trouvé cette belle formule ; en parlant de l’Esprit, il disait : il est l’harmonie. L’Esprit-Saint est harmonie. Pourtant, l’Esprit-Saint est celui qui suscite la diversité, la différence, la variété. Tant au niveau des personnes, des couples, des familles, qu’au niveau des charismes, des dons, de tout ce que nous avons reçu au baptême, à la confirmation.
Mais en même temps, c’est lui qui fait l’unité, qui œuvre pour cette unité. Si nous nous laissons guidés par l’Esprit-Saint, la richesse et la variété des dons, la richesse de la diversité, tout cela ne devient jamais source de conflit mais nous pousse à vivre la variété dans la communion. Cette communion pour laquelle le Christ a tant prié. L’Esprit nous fait marcher ensemble dans l’Eglise. Et nous pouvons dire que c’est l’Eglise qui me porte et elle me porte vers le Christ, au Christ. Demandons-nous si nous sommes guidés par lui en vivant dans l’Eglise et avec l’Eglise.

-Le dernier point. Les théologiens anciens disaient que l’âme est une espèce de bateau à voile et l’Esprit-Saint est le vent qui souffle sur la voile pour le faire avancer. Et ils disaient que les poussées du vent sont les dons de l’Esprit. Et sans sa poussée, sans sa grâce nous n’avançons pas. L’Esprit-Saint nous fait entrer dans le mystère du Dieu vivant et nous sauve du danger d’une Eglise qui serait fermée sur elle-même. L’Esprit-Saint nous pousse à ouvrir les portes, pour sortir et témoigner la bonne nouvelle de l’Evangile, la bonne vie de l’Evangile, pour communiquer la joie de la foi, la joie de la rencontre avec le Christ. On peut dire que l’Esprit-Saint est l’âme de la mission.

Et la Pentecôte du Cénacle à Jérusalem est le commencement de cette mission, un commencement qui se prolonge aujourd’hui : l’Esprit-Saint est le don par excellence du Christ ressuscité à ses apôtres. Il nous est dit dans l’Evangile : il répandit sur eux son souffle et leur dit, recevez l’Esprit-Saint !
Mais le Christ veut que ce don parvienne jusqu’à nous. Nous rejoigne, pour faire de nous des disciples en mission.
Nous pouvons nous demander si nous avons tendance à nous enfermer en nous-mêmes, dans notre groupe, dans notre famille, ou si nous laissons l’Esprit-Saint nous ouvrir à la mission.
Si vous le voulez bien, retenons donc ces trois mots : nouveauté, harmonie et mission.

Oui, viens Esprit-Saint, pénètre le cœur de tes fidèles. Que nous soyons habités, transformés, envoyés et que l’Esprit d’Amour nous guide et nous fortifie dans la grâce de notre baptême pour que le Père soit glorifié. « Tous nous entendons proclamer les merveilles de Dieu » et nous t’en bénissons Seigneur.

Amen.

Jackie Plesse - diacre 

Matin de Pâques dans les rues de Châlon, avec la communauté orthodoxe, protestante et évangélique

Pâques des chrétiens, et Pâques pour l’univers entier !

Hommes et femmes d’ici et d’ailleurs, en ce matin de Pâques, nous, chrétiens, tous ensemble, (orthodoxes, catholiques, protestants et évangéliques), vous adressons nos joyeuses salutations car nous fêtons la Résurrection  du Christ. 

Tout homme est confronté à la mort, mais nombreux sont aussi ceux qui souffrent de l’injustice, de la violence sous toutes ses formes ou sont victimes des pouvoirs abusifs.

Pour nous, Jésus, que l’on appelle aussi le Christ, est mort par amour pour tous les humains sur le bois de la Croix mais aujourd’hui, Il est ressuscité ! Et au cœur de chaque événement tant personnel qu’universel, Il se présente comme une invitation, un appel au changement intérieur, ce que nous nommons « conversion ».

Jésus est la Porte de l’espérance pour  chacun : nous le croyons et vous l’annonçons ! Sa Résurrection fonde la nôtre et nous introduit dans la Joie, Joie Pascale qui est présence de Dieu dans notre cœur, confirmation profonde et certaine qu’Il nous aime et qu’Il a donné Sa vie pour nous.

La mort et la Résurrection du Christ sont deux éléments fondamentaux de l’Evangile et cette « Bonne Nouvelle » (c’est le sens du mot Evangile), nous la proclamons !

Au matin de Pâques, la Lumière surgit du tombeau et elle peut éclairer chacun  dans sa propre vie.

C’est Pâques ! Le Christ-Dieu est ressuscité et nous fait don de Sa vie ! C’est Pâques ! Bonne Nouvelle pour l’Univers entier » !

« Le Christ est ressuscité !

Il est vraiment ressuscité ! »

Pâques, le 20 avril 2014

UNE VIE EUCHARISTIQUE AVEC MARIE

 Marie est la figure du disciple. Tu as sans doute remarqué qu’elle n’était pas présente à la Cène, au repas de l’institution de l’eucharistie. Pourtant sa vie toute entière est eucharistique. Jean-Paul ii a même dit d’elle qu’elle était « la femme eucharistique ». la formule et osée ! Mais dis-toi que si cette expression vaut pour Marie, elle vaut aussi pour celui qui essaie d’être disciple. Tu connais peut-être ce grand principe que nous ont laissé nos pères dans la foi : tout ce que l’on dit de Marie s’applique à l’Eglise et donc à chacun de ses membres. Marie peut nous accompagner sur le chemin d’une vie eucharistique.

Lire les Ecritures

            Les peintres représentent souvent Marie, à l’annonciation, avec sa Bible, en train de lire les Ecritures. Marie est assise à la table de la Parole. Elle lit les Ecritures et écoute la Parole. Elle lit les Ecritures et elle reçoit la visite du Messager. Et toi aussi, tu t’assieds à la table de la Parole dans la célébration eucharistique quand les Ecritures sont lues et proclamées dans l’assemblée ou bien lorsque tu fais « lectio divina ». tu te tiens tout près des Ecritures, disponible pour recevoir la Parole.

            Tu te souviens des paroles qui furent dites alors à Marie ? « Tu es comblée de grâce. ». Parfois, on appelle cela « la salutation ». Oui, Marie est saluée en ces termes : « Tu es comblée de grâce ! » Mais il ne s’agit pas d’un simple bonjour. L’ange la salue et Marie reçoit le salut, et son salut est d’être comblée de grâces.  Cette Parole lui révèle que son existence est sauvée : « Tu es comblée de grâce ! ». Elle ne pouvait pas se le dire à elle-même. Elle avait besoin d’une parole qui le lui dise. La même Parole est adressée à l’Eglise et à tout disciple. Le prêtre salue l’assemblée en disant : « la grâce de Jésus Notre Seigneur …est avec toi… ». Comme le messager l’adit à Marie, le célébrant le dit à l’assemblée et à chacun des membres qui la composent. Toi aussi, tu es « comblé de grâce » et « le Seigneur est avec toi ».

La salutation de l’assemblée est une annonce de salut pour tous

            Une invitation accompagne cette salutation « Réjouis-toi ! » Réjouis-toi, Marie, pleine de grâces ! Réjouis-toi, Eglise, quitte ta robe de tristesse ! Réjouis-toi, disciple du Christ comblé de tant de prévenances. Y-a-t-il de joie plus grande que de se savoir ainsi aimé de Dieu ?

            Tu vois, quand tu écoutes les écritures, quand, dans la célébration eucharistique, tu es assis à la table de la Parole, tu es dans l’attitude de Marie qui, à Nazareth, pourrait-on dire avec un brin d’humour et un peu d’anachronisme, fait sa lectio divina ! Dès lors, tu cours le même risque qu’ellz ! Tu sais ce qui est arrivé à Marie. Elle lit les Ecritures et elle est visitée par la Parole. Plus encore, elle va concevoir le Verbe de Dieu. La Parole va prendre corps en elle.

            Tu comprends ? L’Eglise, quand elle se met à l’écoute des Ecritures, prend le risque d’être enfantée par la Parole. Toi, quand tu lis les Ecritures, tu es en situation d’annonciation ! Tu prends le risque que la Parole prenne corps en toi, « efficace et incisive plus qu’une épée à deux tranchants ». La Parole peut pénétrer en toi jusqu’au plus profond de ton être, jusqu’aux « articulations » de ton existence. La Parole éternelle de Dieu ne désire rien tant que de s’incarner, de trouver une chair, que de prendre corps dans une existence comme elle a pris corps dans la Vierge Marie.

            Quand tu vois l’Eglise écouter la Parole dans la célébration eucharistique, ou bien quand toi tu médites la Parole, tu entrevois la disponibilité de Marie à l’annonciation. Et en retour, l’annonce faite à Marie te fait comprendre le sens de la lecture des Ecritures. Marie est disponible. L’Eglise se rend disponible et toi aussi tu te mets en disponibilité pour recevoir la Parole. La table de la Parole dressée au cours du repas eucharistique est l’Eglise en disponibilité d’annonciation.

Communier au corps

            « Le Seigneur est avec toi ! » Tu reconnais cette phrase. Tu entends le prêtre te dire cette salutation. Ce n’est pas un vœu, un souhait qu’il formule. C’est une affirmation de foi. Veux-tu comprendre pourquoi la messe est l’annonciation du chrétien ? Souviens-toi ! Que dit le messager à Marie ? « Le Seigneur est avec toi ! » Que dit le prêtre à l’assemblée et à chacun de ses membres ? : « le Seigneur soit avec toi ». tu es dans la situation de Marie à Nazareth.

            As-tu besoin d’autres signes ? Regarde et écoute ce qui se passe au moment de la communion. Tu t’avances pour recevoir le pain eucharistique. Et là on te dit : « le corps du Christ ». Tu le recueilles au creux de tes mains et tu communies. Que fais-tu vraiment ? On t’a dit : « le corps du Christ ». Donc, tu communies au Corps du Christ. Nous en avons déjà parlé précédemment mais tu es bien d’accord : tu communies au corps du Christ dans la célébration et tu sais que dans ta vie tu vas communier de bien des manières au corps du Christ.

            Maintenant, regarde Marie. Que dit le messager à Marie ? Il lui dit : « Tu vas concevoir et tu enfanteras un Fils ». le messager dit à Marie que, si elle le veut bien, elle va donner son corps au Christ. Le Christ va se donner à elle et elle, elle va donner son corps au Christ. Le Christ va prendre corps en elle, il va devenir la chair de sa chair. Le Christ va vivre et grandir en elle. Marie peut dire ce que dit St Paul : « Maintenant ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». tu comprends bien que cela n’a pas duré uniquement les neuf mois de la grossesse ! Le Christ n’a cessé de prendre corps en elle, bien au-delà du signe visible de la conception.

            Et maintenant, rappelle-toi le principe de nos pères dans la foi que j’évoquais au début : tout ce que l’on dit de Marie, on le dit du disciple. Que fais-tu d’autre quand tu communies ? Sacramentellement, tu accueilles le Christ. Il vient prendre corps en toi, à travers le signe, là, da        ns la célébration et dans toute ta vie. Et toi, partiellement au moins, tu donnes ton existence au Christ. Tu acceptes qu’il vienne prendre corps en toi. Tu pourrais dire, comme l’apôtre Paul « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». tu sais bien que tu n’en es pas là ! tu as bien de la peine au quotidien à accueillir l’autre qui est corps du Christ, qui esst membre du corps comme toi… mais peu importe … tu marches déjà dans ce sens.

            Si tu vis ce qu’a vécu Marie, Marie a vécu aussi ce que tu vis. Toi tu communies au corps du Christ. En accueillant le Christ, Marie a communié de tout son être à sa venue. On pourrait dire pour marquer notre solidarité avec Marie et celle de Marie avec nous que, d’une certaine manière, la première communion de Marie eût lieu quand on lui a dit « Tu vas concevoir… ». Elle a communié ! Et quelle communion ! Et comme Marie est la figure de l’Eglise, c’était, en un sens, la première communion de l’Eglise !

            Souviens-toi maintenant de ce que le messager dit à Marie. Il lui dit : « tu vas concevoir et enfanter », et que répond Marie ? « Qu’il me soit fait selon ta parole». Elle a accueilli l’annonce et donné son consentement. Tu remarqueras qu’elle l’a donne librement. On lui a laissé le temps de la réponse. Et toi, qu’as-tu répondu quand on t’a dit « le Corps du Christ » ? Tu as répondu « Amen ». Tu n’as pas dit autre chose que Marie. Toi aussi, librement, tu donnes ton consentement pour que le Christ prenne corps en ta vie. L’annonciation est la première communion de l’Eglise. Quand tu communies au corps du Christ, tu vis l’annonciation avec Marie.

La visitation

            La vie eucharistique de Marie ne s’arrête pas à l’annonciation. Elle ne va pas s’arrêter au moment précis où elle commence ! Ce serait un peu comme si la vie eucharistique s’arrêtait à la fin de la messe ! Il faut encore que le Christ grandisse en elle … et en toi. Le « fiat » de Marie, le « Amen » que tu dis, inaugurent l’un et l’autre un même Oui à la vie, un Oui à la vie vécue de manière eucharistique. Et rappelle-toi que Jésus n’a été que OUI !

            Marie inaugure sa vie eucharistique en allant rendre visite. Elle part voir sa cousine Elisabeth0. Elle se recueillera en ourte. Elle approfondira sa communion au Christ sur le chemin qui va vers l’autre. Pas d’annonciation sans visitation ! pas d’eucharistie qui ne s’accomplisse dans la Rencontre ! « Allez… » dit le diacre à la fin de la célébration. Et toi aussi tu pars en visitation.

            D’abord, Marie n’a pas tout compris de ce qui lui arrive et elle a bien besoin de rencontrer Elisabeth. Il faudra qu’elle entende les paroles d’Elisabeth pour qu’elle puisse dire le Magnificat. Comme le dit Christian de Chergé, « Elisabeth a libéré le magnificat de Marie ». Tu comprends ce que cela signifie ? Il fallait la visitation.

 Et pour toi aussi ! L’eucharistie s’accomplit dans la rencontre de l’autre. Il y en a qui croient que c’est parce qu’il faut apporter aux autres ce que l’on a découvert. Marie va plutôt découvrir dans la rencontre ce qu’elle n’a pas encore vraiment compris ! D’ailleurs, on dit d’elle qu’elle est la Reine des Apôtres. Tu sais pourquoi ? Tu le vois ! Elle va à la rencontre de l’autre, porteuse de la Parole qui prend corps en elle et aussi elle se laisse transformer par la rencontre avec Elisabeth. C’est Elisabeth qui lui dit : « Tu es bénie entre toutes les femmes… » Tu vois, c’est cela, l’Eucharistie ! le Christ ne pourra jamais vraiment prendre corps en moi en dehors de la rencontre de l’autre, de ces autres, de ceux-là en particulier que le Christ m’a donnés comme compagnons de route.

            Entre avec Marie dans le mystère de l’Eucharistie. N’oublie pas que la visitation accomplit l’annonciation ! N’oublie pas que l’Eucharistie s’accomplit dans la rencontre.

« Et Marie se mit en route en toute hâte … »

EXTRAIT du livre de Christian SALENSON
« Catéchèses mystagogiques pour aujourd’hui » - Habiter l’Eucharistie

Horaires des messes

Tous les horaires des messes dans les 14 villages de la paroisse.

Voir les horaires