Habillons-nous de la croix

Le signe de la croix est bien plus qu’un geste banal, c’est l’ouverture au monde, la prise de conscience que nous prions avec et sur l’univers.

« Vous avez revêtu le Christ » nous dit saint Paul. (Gal. 3 – 27) C’est fait. Une fois pour toute. Au baptême.

C’est bien la raison pour laquelle il est urgent et important d’en faire mémoire quand nous nous apprêtons à prier « par lui, avec lui et en lui ».

Sans lui, nous ne savons pas prier. Alors, habillons-nous de la croix du Christ. C’est beaucoup plus qu’un geste banal, parfois accompli comme un « chasse mouches rapide ». Porter la main du front à la poitrine, d’une épaule à l’autre, c’est s’ouvrir aux quatre horizons du monde. C’est prendre conscience du fait que nous prions avec et sur l’univers… Toute prière, personnelle ou communautaire, est une sorte de « messe sur le monde », écrivait Teilhard de Chardin. C’est se souvenir que Christ ressuscité récapitule en lui tout l’univers, « les êtres visibles et invisibles » pour tout conduire au Père, dans l’Esprit. Se signer de la croix « au nom du Père, au nom du Fils et au nom du Saint Esprit », c’est reprendre conscience que notre milieu (sur)naturel de vie est la famille divine ; que l’Esprit de Dieu habite en nous et que nous sommes « héritier avec le Christ » (Rm 8, 17) par qui, sans crainte, nous pouvons approcher du Père.

Se signer de la croix, c’est comme ouvrir la porte du sanctuaire intérieur qui est, en chacun de nous, la demeure du Très-Haut, si proche quand nous voulons bien le chercher là où il est.

Se signer de la croix c’est, avec saint Paul, proclamer « un Messie crucifié »  (1co1, 23) scandale et folie pour nous mais sagesse de Dieu.

Nos frères des Eglises d’Orient -catholiques et orthodoxes-  font ce geste d’une immense richesse dans sa simplicité. Ils joignent le pouce, l’index et le majeur par le bout des doigts et les trois ne font qu’un : une évocation claire de l’unité trinitaire. Les deux autres doigts, repliés ensemble dans le creux de la main, évoquent la divinité du Verbe unie à l’humanité de Jésus : la source de notre salut. Il m’arrive de faire le signe de la croix « à l’orientale », juste pour me souvenir de ce que je fais « à main plate ».

Et quand le temps de la prière cède la place à la vie ordinaire, nous gardons toujours le Seigneur que nous avons revêtu, pour aimer et servir.

Père Pierre Caliné, prêtre du diocèse d’Autun.
(« Emprunté dans le « prions en Eglise » de mars)

Je ne suis pas Charlie

 "Je ne suis pas Charlie, je suis Ahmed, le flic qui est mort. Charlie a tourné ma foi et ma culture en dérision. Et j’ai été tué parce que j’ai défendu son droit de le faire. Je suis Ahmed, le flic mort, et je suis donc du côté de Charlie contre les terroristes". Simplement, si je ne suis ni Charlie ni Ahmed, c'est que je suis Jésus, ce qui me met du côté de tous les persécutés, de tous les opprimés, de toutes les victimes, de tous les exploités, ce qui m'engage à lutter contre tous les terrorismes, surtout quand ils crachent au visage de Dieu en prétendant l'honorer et le défendre.
Ça ne nécessite pas d'actes héroïques. Ça demande simplement de rester ferme sur sa foi, à travers les provocations et les tentations du quotidien. L'Eglise primitive considérait que la seule porte d'entrée vers la sainteté était le martyre. Elle a fini par comprendre que la croix que portent certains toute leur vie à longueur de journée, avec courage et patience, valait tous les martyrs. Nous avons donc encore toutes nos chances. C'est ce que nous propose le carême : un chemin de bonheur, où Simon de Cyrène a le visage souriant du ressuscité. C'est pourquoi moi aussi, je vous souhaite un carême lumineux, fécond, enrichissant, dans le respect de tous, et surtout dans la joie et la paix du Christ ressuscité qui nous appelle à l'espérance et à la vie... 

diacre Alain Bonnet, webmaster du site www.eveil-foi.net 

"Jeunes, rebellez-vous contre la banalisation de l'amour".

Message pour la JMJ 2015

Le pape François exhorte les jeunes à « redécouvrir la beauté de la vocation humaine à l’amour » et à « se rebeller contre la tendance diffuse à banaliser l’amour, surtout quand on cherche à le réduire seulement à l’aspect sexuel, en le détachant ainsi de ses caractéristiques essentielles de beauté, de communion, de fidélité et de responsabilité ».

Le message du pape pour la 30e Journée mondiale de la jeunesse qui sera célébrée le 29 mars 2015, dimanche des rameaux, sur le thème « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8), a été publié le 17 février 2015.

Sur le chemin vers la JMJ 2016 à Cracovie, le pape exhorte les jeunes à « apprendre à discerner ce qui peut"polluer" son cœur, se former une conscience droite et sensible, capable de "discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait" (Rm 12, 2) ».

« Je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant ; ... je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire, qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités, elle croit que vous n’êtes pas capables d’aimer vraiment. Moi, j’ai confiance en vous, jeunes, et je prie pour vous. Ayez le courage d’‘‘aller à contre-courant’’ », ajoute-t-il.

Il invite aussi les jeunes à être « de bons explorateurs » : « Si vous vous lancez à la découverte du riche enseignement de l’Église dans ce domaine, vous découvrirez que le christianisme ne consiste pas en une série d’interdits qui étouffent nos désirs de bonheur, mais en un projet de vie capable de fasciner nos cœurs ! »

Message du pape François (extraits) :

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8)

1. Le désir du bonheur

Oui, chers jeunes, la recherche du bonheur est commune à toutes les personnes, de tous les temps, et de tous les âges. Dieu a déposé dans le cœur de chaque homme et de chaque femme un désir irrépressible de bonheur, de plénitude. Ne sentez-vous pas que vos cœurs sont inquiets et en recherche continuelle d’un bien qui puisse étancher leur soif d’infini ?

2. Heureux les cœurs purs…

En vous invitant à redécouvrir la beauté de la vocation humaine à l’amour, je vous exhorte aussi à vous rebeller contre la tendance diffuse à banaliser l’amour, surtout quand on cherche à le réduire seulement à l’aspect sexuel, en le détachant ainsi de ses caractéristiques essentielles de beauté, de communion, de fidélité et de responsabilité. Chers jeunes, « dans la culture du provisoire, du relatif, beaucoup prônent que l’important c’est de ‘‘jouir’’ du moment, qu’il ne vaut pas la peine de s’engager pour toute la vie, de faire des choix définitifs, ‘‘pour toujours’’, car on ne sait pas ce que nous réserve demain. Moi, au contraire, je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant ; oui, en cela je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire, qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités, elle croit que vous n’êtes pas capables d’aimer vraiment. Moi, j’ai confiance en vous, jeunes, et je prie pour vous. Ayez le courage d’ ‘‘aller à contre-courant’’. Et ayez aussi le courage d’être heureux.» (Rencontre avec les jeunes volontaires de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Rio, 28 juillet 2013.

Vous les jeunes, soyez de bons explorateurs ! Si vous vous lancez à la découverte du riche enseignement de l’Église dans ce domaine, vous découvrirez que le christianisme ne consiste pas en une série d’interdits qui étouffent nos désirs de bonheur, mais en un projet de vie capable de fasciner nos cœurs !...

3… parce qu’ils verront Dieu

La rencontre avec Dieu dans la prière, à travers la lecture de la Bible et à travers la vie fraternelle vous aidera à mieux connaître le Seigneur et vous-mêmes. Comme c’est arrivé aux disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35), la voix de Jésus rendra ardents vos cœurs et vos yeux s’ouvriront pour reconnaître sa présence dans votre histoire, en découvrant ainsi le projet d’amour qu’il a pour votre vie.

Certains d’entre vous sentent ou sentiront l’appel du Seigneur au mariage, à former une famille. Beaucoup aujourd’hui pensent que cette vocation est ‘‘démodée’’, mais ce n’est pas vrai ! Pour ce motif même, la communauté ecclésiale tout entière vit un moment spécial de réflexion sur la vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain. En outre, je vous invite à considérer l’appel à la vie consacrée ou au sacerdoce. Comme il beau de voir des jeunes qui embrassent la vocation de se donner pleinement au Christ et au service de son Église ! Interrogez-vous avec une âme pure et n’ayez pas peur de ce que Dieu vous demande ! À partir de votre ‘‘oui’’ à l’appel du Seigneur, vous deviendrez de nouvelles semences d’espérance dans l’Église et dans la société. Ne l’oubliez pas : la volonté de Dieu est notre bonheur !...

4. En chemin vers Cracovie

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8). Chers jeunes, comme vous le voyez, cette Béatitude touche de très près votre existence et elle est une garantie de votre bonheur. C’est pourquoi, je vous le répète encore une fois : ayez le courage d’être heureux !

La Journée Mondiale de la Jeunesse de cette année conduit à la dernière étape du chemin de préparation vers le prochain grand rendez-vous mondial des jeunes à Cracovie, en 2016. Justement, il y a trente ans, saint Jean-Paul II a institué dans l’Église les Journées Mondiales de la Jeunesse. Ce pèlerinage de jeunes à travers les continents sous la conduite du Successeur de Pierre a été vraiment une initiative providentielle et prophétique. Remercions ensemble le Seigneur pour les fruits précieux qu’elle a apportés dans la vie de beaucoup de jeunes sur toute la planète ! Que de découvertes importantes, surtout celle du Christ Chemin, Vérité et Vie, et de l’Église comme une famille grande et accueillante ! Que de changements de vie, que de choix vocationnels sont issus de ces rassemblements ! Que le saint Pape, patron des JMJ, intercède pour notre pèlerinage vers sa Cracovie. Et que le regard maternel de la Bienheureuse Vierge Marie, pleine de grâce, toute belle et toute pure, nos accompagne sur ce chemin.

Du Vatican, le 31 janvier 2015

Le don des larmes, pour une conversion sans hypocrisie

Homélie du Mercredi des Cendres, Homélie du pape François. (Rome, 18 février 2015)

Comme peuple de Dieu, nous commençons aujourd’hui le chemin du Carême, temps où nous cherchons à nous unir plus étroitement au Seigneur Jésus, pour partager le mystère de sa passion et de sa résurrection. La liturgie du Mercredi des Cendres nous propose d’abord le passage du prophète Joël, envoyé par Dieu pour appeler le peuple à la pénitence et à la conversion, à cause d’une calamité (une invasion de sauterelles) qui dévaste la Judée. Seul le Seigneur peut sauver du fléau et il faut donc le supplier par des prières et des jeûnes, en confessant son péché.

Le prophète insiste sur la conversion intérieure : « Revenez à moi de tout votre cœur » (2,12). Revenir au Seigneur « de tout son cœur » signifie entreprendre le chemin d’une conversion non pas superficielle et transitoire, mais plutôt d’un itinéraire spirituel dans le lieu le plus intime de notre personne. Le cœur, en effet, est le siège de nos sentiments, le centre où mûrissent nos choix, nos comportements.

Ce « Revenez à moi de tout votre cœur » n’implique pas seulement les individus, mais s’étend à la communauté entière, c’est une convocation adressée à tous : « Réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! » (v. 16).

Le prophète s’arrête en particulier sur la prière des prêtres, en faisant observer qu’elle doit être accompagnée de larmes. Cela nous fera du bien, à tous mais spécialement à nous les prêtres, au début de ce Carême, de demander le don des larmes, afin de rendre notre prière et notre chemin de conversion toujours plus authentiques et sans hypocrisie. Cela nous fera du bien de nous demander : « Est-ce que je pleure ? Le pape pleure-t-il ? Les cardinaux pleurent-ils ? Les évêques pleurent-ils ? Les consacrés pleurent-ils ? Les prêtres pleurent-ils ? Les pleurs font-ils partie de nos prières ? »

C’est justement le message de l’Evangile d’aujourd’hui. Dans le passage de Matthieu, Jésus relit les trois œuvres de piété prévues par la loi de Moïse : l’aumône, la prière et le jeûne. Au fil du temps, ces prescriptions avaient été attaquées par la rouille du formalisme extérieur, ou même s’étaient transformées en un signe de supériorité sociale. Jésus met en évidence une tentation commune dans ces trois œuvres, qui peut se résumer dans l’hypocrisie (il la nomme bien à trois reprises): « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer… Quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites… Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout… pour bien se montrer aux hommes… Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites » (Mt 6,1.2.5.16). Vous savez, frères, que les hypocrites ne savent pas pleurer ; ils ont oublié comment on pleure ; ils ne demandent pas le don des larmes. Quand on accomplit quelque chose de bon, presqu’instinctivement naît en nous le désir d’être estimés et admirés pour cette bonne action, d’en retirer une satisfaction. Jésus nous invite à accomplir ces œuvres sans aucune ostentation, et à compter uniquement sur la récompense du Père « qui voit au plus secret » (Mt 6,4.6.18).

Chers frères et sœurs, le Seigneur ne se lasse jamais de nous prendre en miséricorde, et veut nous offrir encore une fois son pardon – nous en avons tous besoin – en nous invitant à revenir à Lui avec un cœur nouveau, purifié du mal, purifié par les larmes, pour prendre part à sa joie. Comment accueillir cette invitation ? Saint Paul nous le suggère dans la seconde lecture du jour : « Nous le demandons au nom du Christ, laissez- vous réconcilier avec Dieu. » (2 Co 5,20). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. C’est « se laisser réconcilier ». La réconciliation entre nous et Dieu est possible grâce à la miséricorde du Père qui, par amour pour nous, n’a pas hésité à sacrifier son Fils unique. En effet le Christ, qui était juste et sans péché, s’est fait péché pour nous (v. 21) quand il fut chargé de nos péchés sur la croix, et ainsi nous a rachetés et justifiés devant Dieu. « En Lui » nous pouvons devenir justes, « en Lui » nous pouvons changer, si nous accueillions la grâce de Dieu et ne laissons pas passer en vain le « moment favorable » (6,2). S’il vous plaît, arrêtons-nous un peu et laissons-nous réconcilier avec Dieu.

Avec cette conscience, commençons l’itinéraire du carême, confiants et joyeux. Que Marie Immaculée soutienne notre combat spirituel contre le péché, qu’elle nous accompagne en ce moment favorable, pour que nous puissions parvenir à chanter ensemble la jubilation de la victoire le jour de Pâque. Comme signe de la volonté de se laisser se laisser réconcilier avec Dieu, en plus des larmes qui seront cachées, en public nous accomplirons le geste de l’imposition des cendres sur la tête. Le célébrant prononce ces paroles : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière  » (cf. Gn 3,19), ou redit l’exhortation de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (cf. Mc 1,15). Ces deux formules sont un rappel de la vérité de l’existence humaine : nous sommes des créatures limitées, pécheurs qui ont toujours besoin de pénitence et de conversion. Comme il est important d’écouter et d’accueillir ce rappel en notre temps ! L’invitation à la conversion pousse alors à revenir, comme le fit le fils de la parabole, dans les bras de Dieu, Père tendre et miséricordieux, à pleurer dans ses bras, à se confier à Lui et à compter sur Lui. 

1er janvier 2015, 48e journée mondiale de la Paix

Pour la 48e Journée mondiale de la paix, le pape François propose comme thème "Non plus esclaves, mais frères".

Il demande à la communauté internationale un engagement commun pour vaincre l’esclavage. Pensant aux millions de personnes encore aujourd’hui privées de liberté et contraintes à vivre dans des conditions assimilables à celles de l’esclavage, le Pape s’insurge contre cet abominable phénomène que représente « le fléau toujours plus répandu de l’exploitation de l’homme par l’homme. »

Lire la suite...

Horaires des messes

Tous les horaires des messes dans les 14 villages de la paroisse.

Voir les horaires