Homélie du dernier dimanche du Temps Ordinaire : fête du Christ Roi

Nous voici arrivés vraiment en ce dimanche, au dernier de l’année liturgique, et ce dimanche nous permet de célébrer cette plus grande fête de la chrétienté : Le Christ, Roi de l’Univers. Parce qu’il a travaillé aux œuvres de son Père, il en reçoit désormais toute la puissance. Comme nous le rappellera St Paul, « désormais toute la création est mis sous ses pieds… Il n’en a pourtant pas gardé fierté, mais s’est fait le serviteur de tous ! » St Matthieu est le seul à nous donner cette lecture aujourd’hui qui a beaucoup servi à la magnificence des tympans de nombres de cathédrales ou d’églises dans le monde. Cet Evangile si souvent entendu lors des obsèques avant la réforme liturgique du Concile de Vatican II.

Il s’agit bien avant tout de reconnaître la « bénédiction du Père : « Venez les bénis de mon Père.. ! » Au même titre que les béatitudes, inscrites en début de l’Evangile de St Matthieu, en particulier, ceux quoi sont appelés, ceux qui entrent dans le bonheur, sont ceux qui ont exercés les devoirs de tout humain à l’égard des autres humains. Nous parlons bien d’amour ! Ceux qui auront exercés l’amour, seront jugés sur cet amour. Mais ce n’est pas l’amour bien trop souvent vu de la manière humaine seulement. Celui-là ne porte pas de jugement. Il ne calcule, ni ne présente des droits, ni ne parle de mérites. Ceux qui ont été nourris, logés, désaltérés, vêtus, reçus ou visités, l’ont été pour eux-mêmes et pour aucun autre motif. L’autre, reconnu en lui-même, et le seul qui doit attirer notre action et notre sollicitude. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais autant les élus que les réprouvés, ont exactement les mêmes questions « Quand est-ce que nous t’avons vu… ?
Nous arriverons devant Dieu les mains vides, et non remplies de toutes nos actions. C’est Dieu lui-même qui reconnait à travers nos actes tout l’amour qu’il doit y mettre. Il est le seul juste et nous savons qu’il n’en laisse rien perdre. Bien souvent, au cours de nos existences, nous avons pu nous rappeler ces commandements dont Jésus nous en donne le sens : « Aimer Dieu est le plus grand des commandements, aimer son prochain lui est semblable ! »
C’est bien ainsi que nous devons aimer nos frères. Mais seul le Christ peut arriver à cette perfection. Lui seul peut vraiment s’identifier aux frères meurtris.Si St Matthieu nous rapporte cette image du Royaume de Jésus. C’est d’abord qu’il s’adresse à des Juifs convertis à la nouvelle Eglise, communauté du Christ. Il a placé cette histoire juste avant la passion pour montrer combien Jésus se fera solidaire jusque dans la croix de ces humains bafoués de tous les temps. Et c’est parce que Jésus, qui s’identifie à tous ces humains, est allé jusqu’au bout du bout de la souffrance, il en est mort, que nous pouvons mettre notre confiance en son action. Il ira jusqu’au bout du bout de l’amour, et l’amour nous montre qu’il ne peut rester dans la mort.
En regardant ce qu’à vécu le Christ, nous voyons aussi qu’il nous conduit jusqu’à la vie. Ce qui a été chemin de vie pour lui, l’est tout autant pour ceux qui se tournent vers lui. Karl Rahner, un grand théologien de notre XX° siècle disait : « Lorsque nous nous présenteront devant notre juge, c’est un regard humain qui se posera sur nous » St Irénée, l’un des premiers Evêque de Lyon nous dit : « la gloire de Dieu c’est l’homme vivant et la vie de l’homme c’est la gloire de Dieu ». Oui, tout cela n’a sûrement rien à voir avec le nombre d’heures que je passe à l’église ou si j’ai été baptisé, enfant de chœur dans ma jeunesse pour avoir quelques droits possibles. Cela c’est peut-être bien humain, mais ça n’a rien à voir avec le projet de Dieu !

Père Noël Gautheron

Ce n'est pas un fardeau, c'est mon frère !

Sur un sentier raide et pierreux
j' ai rencontré une petite fille
qui portait sur son dos
son jeune frère.

Mon enfant, lui ai-je dit,
tu portes un lourd fardeau.
Elle me regarde et dit:
Ce n'est pas un fardeau,
monsieur, c'est mon frère.

je restais interdit.
Le mot de cette enfant
s'est gravé dans mon coeur.

Et quand la peine des hommes m'accable
et que tout le courage me quitte,

le mot de l'enfant me rapelle:
Ce n' est pas un fardeau que tu portes,
c' est ton frère...


Auteur inconnu

Homélie du 24 septembre -

Dans la rubrique "Paroles d'hommes", vous retrouvez d'autres réflexions, homélies, des textes, des prières... N'oubliez pas de cliquer sur "découvrir les textes"...
Et cette rubrique est la nôtre, n'hésitez pas à proposer des "coups de coeur", témoignages, ou tout ce que vous avez envie de partager avec la communauté paroissiale !

"Jésus est un rural.
Il observe la vie de ses contemporains.
C’est normal. Pendant trente ans, il a vécu à Nazareth, un petit village où tout le monde se connait. Il a mené la vie d’un artisan, en lien habituel avec les gens de la campagne.
A l’époque de Jésus, il y avait beaucoup de misères et beaucoup d’inégalités sociales, des grands propriétaires terriens et de petits, des journaliers et des domestiques.

La parabole met en scène un grand propriétaire et des journaliers en quête d’une embauche.
Pour le journalier, l’embauche est capitale: c’est son gagne-pain et celui de sa famille.
On mesure ici la satisfaction des ouvriers de la première heure. Ils savent que le travail est rude, le soleil implacable, mais le salaire est assuré.
On mesure aussi l’angoisse et la désillusion des laissés pour compte…
Ce qui surprend les auditeurs de Jésus, c’est d‘abord l’attitude du grand propriétaire.
Quand il sort vers neuf heures du matin, peut-être constate-t-il qu’il manque de bras à cause d’un travail plus abondant. A midi, sa quête d’ouvriers supplémentaires surprend davantage. Au milieu de l’après-midi, c’est plus qu’inattendu. Une heure avant la fin de l’ouvrage, c’est ridicule.
Ceci nous donne à penser que ce grand propriétaire n’est pas comme les autres.
Jésus nous avertit dès le début de la parabole. Il s’agit du royaume de Dieu.
Jésus n’hésite pas à comparer notre Père du Ciel à ce grand propriétaire qui embauche à toute heure. Dieu, décidément ne nous ressemble pas!

Lire la suite...

Homélie du 17 septembre 2017

L’Evangile est clair :

« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?"
Il nous est proposé, et aussi commandé de pardonner à notre frère ‘’du fond du cœur’’.

Dans notre vie, concrète, en famille, en paroisse, dans la société ou dans l’Eglise, cela n’est pas simple.

Je vous assure que la Foi chrétienne va très loin dans le pardon.
Que le Christ signe, par le sacrifice de la Croix et par sa Paix, cette Réconciliation que Dieu veut pour l’humanité, pour nous et pour la multitude.

Et cela doit se voir dans nos communautés, dans ce qu’elles ont de modeste ou de fort ou de joyeux.
Le pape François dans la joie de l’Amour :

« On doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale pour qu’il se sente objet d’une Miséricorde imméritée, inconditionnelle et gratuite ». (AL297)

Et il avait déjà annoncé la couleur au numéro précédent en disant que sur chacun de nous Dieu fait rayonner sa Charité imméritée, inconditionnelle et gratuite. (AL296)

Voilà pour moi une très belle manière de comprendre la demande de Notre Père à la lumière de cet Evangile « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

Ce comparatif ne dit pas une stricte égalité « comme nous…... aussi ».

Nous n’avons pas la préséance de Dieu, mais nous pouvons y croire !

C’est Dieu qui donne de l’inconditionnel, de l’immérité, du gratuit.
Nous avons envie des fois de mettre des conditions, de souhaiter que l’autre mérite son pardon.

Dieu seul peut nous sortir de ces pièges qui nous enferment dans la vengeance, dans la haine parfois.
C’est lorsqu’avec lui, grâce à lui, le Seigneur de Miséricorde, le Dieu du Pardon, nous entraine dans ce processus, dans ce chemin où nous pardonnons peu à peu et vraiment que nous sommes libérés du mal,
Mal qui nous a été fait
Mal que nous rendons trop facilement.
Et là, c’est notre travail en Eglise. C’est le défi de notre vivre ensemble.
La paroisse Saint Jean Baptiste en Bresse veut écouter le sage Ben Sira : « Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas »

Comme le demande Paul, ‘’nous voulons appartenir au Seigneur’’
Nous voulons enfin, par le pardon surnaturel ‘’nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés’’

Bonne année pastorale à tous.

Propos du père Guimet, recueillis pendant l'homélie du 17 septembre,  « Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)

Horaires des messes

Tous les horaires des messes dans les 14 villages de la paroisse.

Voir les horaires