Homélie du 31 décembre : la Sainte Famille

Marie et Joseph montent au Temple de Jérusalem.Un ensemble architectural considérable sur un parvis de 15 hectares. Aujourd’hui appelé esplanade des mosquées. Jadis, le bâtiment abritait l’arche de l’Alliance : espace vide à l’époque de Jésus : lieu de la présence divine.Du matin au soir les juifs offrent à Dieu des sacrifices. L’immense autel est un brûleur servi par une grande quantité de prêtres. Le Temple est le lieu de la prière : prière officielle du peuple – prière individuelle des croyants.Il faut imaginer la sainte famille perdue au milieu de la foule. Marie et Joseph ne sont sûrement pas les seuls à présenter leur enfant qu Seigneur. Ils  ont choisi l’offrande des pauvres.C’est dans cette ambiance que le vieux Syméon les retrouve. Il n’est pas là par hasard. C’est l’Esprit Saint qui l’envoie. Syméon est un homme de prière. Un juif pieux qui attend un signe de Dieu. Ce signe, c’est la venue du Messie qui va libérer son peuple. Nous ne savons pas comment Syméon imagine cette libération. Il vient dire que l’Enfant Jésus sera le Messie libérateur.De même, Anne, une vieille femme qui fréquente le Temple.On peut penser qu’au milieu du va et vient les paroles de ces deux personnes âgées n’intéressent pas grand monde.Pourtant, la parole de Syméon est très importante :
  • Elle s’adresse à Dieu sous forme de louange. Syméon proclame que Dieu aime son peuple. Par cet enfant, il le sauvera de la souffrance et de la mort. Davantage encore, l’Enfant Jésus va sauver toutes les nations.
    Cela dit, sa mission ne sera pas facile. Elle va rencontrer des contradicteurs. Des gens qui vont s’opposer à lui et l’empêcher de parler. En Israël, les prophètes ont toujours été mal vus. On les trouvait gênants.
Ce qui va arriver à Jésus : souffrance et rejet, va concerner aussi sa mère. Le glaive de douleur promis à Marie, c’est la peine d’une mère qui voit son fils maltraité et éliminé. Marie sera là à la croix.Demandons-nous ce que l’évangile veut nous dire aujourd’hui, en cette fête de la sainte famille.
  • C’est merveilleux de donner la vie.
Donner la vie, ce n’est pas seulement engendrer.C’est mettre au monde. Rendre une personne capable de prendre sa place dans la société. L’aider. La soutenir. L’éduquer en lui indiquant le sens des valeurs. Lui ouvrir des portes… En sachant que le lien créé perdure sous des formes différentes.Quand on est chrétien, transmettre la foi, la connaissance de la personne du Christ, éveiller à la prière et au sens des autres. Œuvre de longue haleine. Aujourd’hui, trop de personnes baissent les bras : il ou elle choisira. Choisir quoi ? Comment faire son chemin dans un monde compliqué où tout n’est pas d’égale importance ?Donner la vie, c’est se souvenir que nous sommes solidaires.Nos enfants peuvent nous rendre heureux. Et fiers. Ils peuvent aussi nous faire souffrir et nous rendre malheureux.Pendant la vie cachée de Jésus, Marie a été inquiète.Pendant la vie publique, elle a souffert des contradictions qu’il a endurées.A la croix, elle a été submergée par l’horreur et le chagrin. Elle a vécu à pleins bords la joie de Pâques.
La famille n’est pas toute seule.Avec Jésus enfant, il y a eu Syméon et Anne, les proches, les amis, les voisins et connaissances. L’homme est un être en lien.Il arrive que des personnes étrangères à la famille s’intéressent à l’enfant. A l’école, le sport, les loisirs… Au catéchisme. Certains ont même des idées, des intuitions. Quand on voit grandir quelqu’un, on se projette dans l’avenir.La parole de Syméon a éclairé Marie et Joseph.
Et nous, accueillons-nous… ?

Père Georges Auduc

Vœux papaux

Chers frères et sœurs,

Comme j’ai commencé notre rencontre en parlant de Noël comme de la fête de la foi, je voudrais la conclure en mettant en évidence que Noël nous rappelle aussi qu’une foi qui ne nous met pas en crise est une foi en crise ; une foi qui ne nous fait pas grandir est une foi qui doit grandir ; une foi qui ne nous interroge pas est une foi sur laquelle nous devons nous interroger ; une foi qui ne nous anime pas est une foi qui doit être animée ; une foi qui ne nous bouleverse pas est une foi qui doit être bouleversée.

En réalité, une foi seulement intellectuelle ou tiède est seulement une proposition de foi qui pourrait se réaliser quand elle arrivera à impliquer le cœur, l’âme, l’esprit et tout notre être, quand on permet à Dieu de naître et de renaître dans la mangeoire du cœur, quand on laisse l’étoile de Bethléem nous guider vers le lieu où se trouve le Fils de Dieu, non parmi les rois et le luxe, mais parmi les pauvres et les humbles.
Angelo Silesio, dans Il pellegrino cherubico, a écrit : “Cela dépend seulement de toi : Ah, puisse ton cœur devenir une mangeoire ! Dieu naîtrait enfant de nouveau sur la terre[28].

Avec ces réflexions, je renouvelle mes vœux de Noël les plus fervents à vous et à tous ceux qui vous sont chers.

Homélie du 3ème dimanche de l'Avent (du père André Auduc)

  • Frères, soyez toujours dans la joie ; c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus (la lettre aux Thessaloniciens)
  • Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu, car le Seigneur va faire germer la justice et la louange devant toutes les nations.
Voilà ce que nous proposent les 2 premières lectures de ce dimanche.Cela ne va-t’il pas à contre-courant de la morosité générale, des soucis que nous trainons avec nous, des difficultés quotidiennes auxquelles nous nous heurtons ?Tressaillir de joie est-il à la portée de tous et de chacun ? Spontanément… sûrement pas ! Et pourtant cette invitation nous vient de Dieu, ce qui veut dire qu’il ne faut pas la prendre à légère.

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"Tu allumes un feu qui ne s’éteint jamais"

« Toi, le Dieu vivant, Tu allumes dans nos obscurités un Feu qui ne s’éteint jamais.
A travers l’esprit de la louange, Tu nous tires hors de nous-mêmes.
A nous, pauvres de Dieu, Tu as confié un mystère d’espérance.
Dans l’humaine fragilité, Tu as déposé une force spirituelle qui ne se retire jamais.
Même quand nous l’ignorons, elle demeure là, prête à nous porter en avant.
Oui, dans nos obscurités, Tu allumes un feu qui ne s’éteint jamais ». 

Frère Roger de Taizé (1915-2005)

« Pendant l’Avent, soyons reconnaissants »

Homélie du 2ème dimanche de l'Avent. (10 décembre)

Chers amis, "pendant l’Avent, soyons reconnaissants".  Cette phrase que je vous propose, ce n’est pas un slogan que j’ai imaginé pour ouvrir le commentaire des textes de ce dimanche, mais le titre de l’article d’un hebdomadaire catholique bien connu, article qui parle d’un livre écrit par le Père Pascal Ide sur une pratique qui a été quelque peu oubliée, dit il !

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