Troisième dimanche de carême

L’eau, cet incommensurable cadeau

«La chaleur montait. Mon pas s’alourdissait. Des coulées de sueur inondaient mon dos…
Marcher virait au supplice. Accablé, je me concentrais sur les pattes fluettes du dromadaire qui me précédait (…) Nous escaladâmes des roches, empruntâmes un chemin encaissé puis notre guide se figea. Un mètre en contrebas, il nous désignait une source d’eau qui reposait, transparente, lisse, onctueuse… Il sourit à la nappe vivante, profonde, cristalline, comme s’il retrouvait une amie et, attendri, s’accroupit au-dessus d’elle. Puis incita à approcher.
Nous trempâmes nos mains. L’eau coulait entre nos doigts, précieuse, telle de la poudre l’or.
Chaque goutte représentait un miracle. Lentement le guide se pencha, rassembla ses paumes en coupe et but. Heureux il m’engagea à l’imiter… Je m’abreuvai avec une sorte de respect sacré, le sentiment de m’initier à un mystère, la boisson, cet incommensurable cadeau »
Eric-Emmanuel SCHMITT

Une source d'eau vive : dans l'évangile très connu de la Samaritaine (Jean 4, 5-42), Jésus se présente comme la source d'eau vive qui peut étancher pour toujours la soif de l'homme.

2ème dimanche de carême

Dieu nous appelle à être saints. Le temps du Carême est un temps propice à notre croissance spirituelle, pour répondre à notre vocation. Le risque n’est pas cependant mince de compter sur nos propres mérites, nos propres actes. Or saint Paul dans sa lettre à Timothée nous le fait bien comprendre : c’est à cause de sa grâce que nous sommes appelés à la sainteté. Dieu nous a aimés le premier, avant tous les siècles. C’est à cet amour que nos efforts de Carême peuvent répondre, en nous rapprochant toujours plus de Lui.

« Nous ne pouvons pas communiquer avec le Seigneur, si nous ne communiquons pas entre nous. Si nous voulons nous présenter à Lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour aller les uns à la rencontre des autres. C’est pourquoi il faut apprendre la grande leçon du pardon : ne pas laisser notre âme être rongée par le ressentiment, mais ouvrir notre cœur à la magnanimité de l’écoute de l’autre et à la compréhension à son égard » (Pape Benoit XVI)

Prions le Seigneur

Sûrs de la miséricorde du Seigneur pour tous les hommes, bénissons-Le pour ses bienfaits et prions pour ceux et celles qui ne voient pas les signes du royaume au milieu de nous. PRIONS LE SEIGNEUR;

Sûrs de la bonté du Seigneur pour chacun de ses enfants, bénissons-Le pour sa générosité et prions pour les hommes et les femmes qui n'osent plus croire en son amour. PRIONS LE SEIGNEUR.

Sûrs du pardon du Seigneur pour son peuple, bénissons-Le pour son immense tendresse et prions pour les victimes de la haine et de la violence, et pour ceux qui véhiculent des idées et des gestes de racisme et d'intolérance. PRIONS LE SEIGNEUR.

Sûrs de la sagese du Seigneur envers ceux qui l'appellent, bénissons-Le pour sa bienveillance et prions pour les chrétiens confrontés à l'incompréhension de leur entourage professionnel, familial ou amical. PRIONS LE SEIGNEUR.

Marthe et Marie de Béthanie (Luc, 10)

« Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l'accueillit dans sa maison.
Elle avait une sœur appelée Marie, qui s'assit aux pieds de Jésus et écoutait ce qu'il disait.
Marthe était affairée aux nombreuses tâches du service. Elle survint et dit: «Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de venir m'aider.»
Jésus lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses,
mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée.»

Chers amis, j’ai choisi ce texte de l’évangile de Saint Luc au chapitre 10, car cet épisode bien connu de la vie de Jésus nous éclaire sur plusieurs dimensions de notre existence. Et pour vous, chers conscrits qui avez organisé et préparé cette célébration et la rencontre qui va suivre, pour vous, ces points d’attention peuvent certainement vous parler : je m’arrêterai sur trois d’entre eux : l’hospitalité, l’écoute et le service.

L’hospitalité parce que Marthe et Marie, deux sœurs fidèles à la foi de leur peuple, laissaient à la disposition de Jésus et de ses disciples leur petite maison nichée dans ce village montagneux appelé Béthanie. Béthanie, dont le nom hébreu signifie « maison de la miséricorde », est situé à 3 km des remparts de Jérusalem. Et chaque fois que les pas de Jésus l’amenaient dans cette région, il aimait faire halte chez elles et leur frère Lazare. Elles savaient, comme la plupart des orientaux, que l’hospitalité est une vertu, une valeur essentielle. Il suffit de nous souvenir de l’épisode d’Abraham et de ces trois personnages qu’il a accueillis à l’entrée de sa tente et qui sont pour nous la figure de la Trinité-Sainte, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, venue encourager et bénir Abraham et Sarah son épouse.

Puis la dimension de l’écoute. Marie, l’amie fidèle de Jésus, qui l’accueille et qui, connaissant par ouïe dire et par expérience l’autorité toute bienveillante de sa parole, choisit de se mettre « à genoux » pour se laisser rejoindre par son enseignement. Comme le font les paroissiens de Montpont quand ils se rassemblent le premier jour de la semaine pour célébrer ensemble l’Eucharistie. En écoutant la Parole de Dieu et en se mettant en route pour essayer de toujours mieux correspondre à  l’appel reçu  au moment de leur baptême.

Enfin, le service, tel que Marthe en a reçu le charisme, le don. Cette aptitude au service que nous montre l’Evangile et qui vient nous rappeler que chacun d’entre nous a  lui aussi été comblé d’un don particulier et qu’il se pourrait bien que la responsabilité qui nous incombe soit de laisser se déployer ce don ! Ce don qui est comme un reflet de l’attention que Dieu porte aux hommes et aux femmes de ce temps. Un don qu’il nous faut découvrir et mettre à la disposition de tous, au service du bien commun.

Alors chers conscrits et chers paroissiens venus les entourer, les accompagner, ces trois dimensions de la vie de Marthe et Marie que nous offre l’Evangile ce matin, l’hospitalité, l’écoute et le service, nous savons que vous les portez vous-mêmes au fond de vous ! Et ces trois forces vont certainement vous guider au long de votre chemin de vie et consolider votre personnalité. Pour faire de vous des hommes, des femmes capables du Bien, du Bon et du Beau !

Pour conclure, nous ne pouvons que rendre grâce, c'est-à-dire remercier le Seigneur de la Vie, pour ces merveilles qu’il a déposées en vous et qui peuvent tellement faire de vous, faire de nous, des conscrits porteurs de paix réelle, de joie véritable, de vie simple, conviviale et généreuse. Amen !

Jackie Plesse,
à l'occasion du temps de prière pour les conscrits, à l'église de Montpont, samedi 18 février 2017

DIEU N'EST RIEN SANS LES HOMMES

C’est comme ça : pour les hommes au moins, Dieu n’est rien sans les hommes. Si vous voulez aimer Dieu, il faut aimer les hommes.
Vous ne pouvez pas aimer Dieu sans aimer les hommes. Vous pouvez aussi haïr Dieu et haïr les hommes. Beaucoup ont choisi cette voie-là…. Je suis de ceux qui croient qu’il est très difficile et assez désespéré d’aimer les hommes sans aimer Dieu. Dieu sans les hommes est un rêve vide, très proche de rien, un néant infini, une éternité d’absence. Il est une invitation à la solitude et à l’orgueil. Il mène à l’intolérance et souvent à l’horreur. Les hommes sans Dieu sont guettés par une autre forme d’orgueil et par l’absurde dans toute sa pureté. Ils sont, eux aussi, sur le chemin de l’horreur et de la folie »

Jean d’Ormesson ( Comme un chant d’espérance)

Horaires des messes

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