Jésus monte vers sa Passion

Jésus monte vers sa Passion et cela commence par une histoire de femmes amoureuse à Béthanie (Mt 26, 6s) comme pour nous faire un clin d’œil. Cette Passion n’est pas d’abord une souffrance mais la manifestation d’un amour. Après Béthanie, Jésus monte à Jérusalem où il sait qu’il sera arrêté. Mais là encore : « il a tant aimé le monde… » (Jn 3,16) qu’il n’a pas peur : il est venu pour nous redire le bon chemin : celui qui conduit vers son Père. A Jérusalem, il veut manger une dernière fois avec ses disciples qui sont ses amis. Il a un grand désir de faire cette fête que nous commémorons le Jeudi saint qui est la fête de l’Eucharistie, le repas des amis de Dieu. Histoire d’amitié encore avant d’affronter la mort. Tous ces éléments nous invitent à ne pas vivre la semaine sainte comme un temps tragique.
Dans la nuit un baiser le trahira : celui de Judas. Judas est le fraudeur des signes : le repas de fête a été le lieu de sa trahison, le baiser le signe de l’arrestation. Nous lui ressemblons parfois dans nos faux semblants, dans nos hypocrisies et une piété sans consistance.

Jésus meurt sur la Croix le Vendredi.


Notre Dieu a tout abandonné (Ph 2) pour être au plus près de nous quand nous sommes dans la désolation. Il est crucifié entre deux voyous : c’est pour eux et leurs semblables qu’il était venu. Ils sont le signe éclatant de la tendresse de Dieu qui vient racheter même les plus « minables ». Jésus meurt dans un grand cri que seul Dieu peut interpréter. Les femmes regardent alors que les disciples ont fui. Elles – les soi disant faibles- enveloppent Jésus de leur regard et viendront au matin de Paques à sa rencontre mais le tombeau est vidé. L’Amour a mis la mort en déroute. La mort a été mise à mort pour nous dire qu’il faut nous engager à notre tour dans ce combat contre toutes formes de mort. Jésus nous accompagne dans ces combats et nous précède.

 

Jésus donne rendez vous à ses amis et ainsi commence l’aventure de la foi. Ceux qui l’ont vu nous ont raconté… et nous avons cru. L’Esprit est alors descendu sur eux à la Pentecôte et ils ont osé affronter à leur tour la mort : leur audace incroyable interpelle notre foi trop tiède.

Ce parcours est marqué de bout en bout par l’Amour, le Don de soi… aucune exagération, aucun détail macabre… l’enjeu n’est pas nos larmes mais de suivre Celui qui a donné sa vie pour nous. Cette semaine sainte doit donc être comme un immense merci et une invitation pour qu’à notre tour nous donnions le meilleur de nous-mêmes pour les autres et pour Dieu

Jean Claude Lavigne ,dominicain,op

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