Ce n'est pas un fardeau, c'est mon frère !

Sur un sentier raide et pierreux
j' ai rencontré une petite fille
qui portait sur son dos
son jeune frère.

Mon enfant, lui ai-je dit,
tu portes un lourd fardeau.
Elle me regarde et dit:
Ce n'est pas un fardeau,
monsieur, c'est mon frère.

je restais interdit.
Le mot de cette enfant
s'est gravé dans mon coeur.

Et quand la peine des hommes m'accable
et que tout le courage me quitte,

le mot de l'enfant me rapelle:
Ce n' est pas un fardeau que tu portes,
c' est ton frère...


Auteur inconnu

Homélie du 24 septembre -

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Et cette rubrique est la nôtre, n'hésitez pas à proposer des "coups de coeur", témoignages, ou tout ce que vous avez envie de partager avec la communauté paroissiale !

"Jésus est un rural.
Il observe la vie de ses contemporains.
C’est normal. Pendant trente ans, il a vécu à Nazareth, un petit village où tout le monde se connait. Il a mené la vie d’un artisan, en lien habituel avec les gens de la campagne.
A l’époque de Jésus, il y avait beaucoup de misères et beaucoup d’inégalités sociales, des grands propriétaires terriens et de petits, des journaliers et des domestiques.

La parabole met en scène un grand propriétaire et des journaliers en quête d’une embauche.
Pour le journalier, l’embauche est capitale: c’est son gagne-pain et celui de sa famille.
On mesure ici la satisfaction des ouvriers de la première heure. Ils savent que le travail est rude, le soleil implacable, mais le salaire est assuré.
On mesure aussi l’angoisse et la désillusion des laissés pour compte…
Ce qui surprend les auditeurs de Jésus, c’est d‘abord l’attitude du grand propriétaire.
Quand il sort vers neuf heures du matin, peut-être constate-t-il qu’il manque de bras à cause d’un travail plus abondant. A midi, sa quête d’ouvriers supplémentaires surprend davantage. Au milieu de l’après-midi, c’est plus qu’inattendu. Une heure avant la fin de l’ouvrage, c’est ridicule.
Ceci nous donne à penser que ce grand propriétaire n’est pas comme les autres.
Jésus nous avertit dès le début de la parabole. Il s’agit du royaume de Dieu.
Jésus n’hésite pas à comparer notre Père du Ciel à ce grand propriétaire qui embauche à toute heure. Dieu, décidément ne nous ressemble pas!

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Homélie du 17 septembre 2017

L’Evangile est clair :

« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?"
Il nous est proposé, et aussi commandé de pardonner à notre frère ‘’du fond du cœur’’.

Dans notre vie, concrète, en famille, en paroisse, dans la société ou dans l’Eglise, cela n’est pas simple.

Je vous assure que la Foi chrétienne va très loin dans le pardon.
Que le Christ signe, par le sacrifice de la Croix et par sa Paix, cette Réconciliation que Dieu veut pour l’humanité, pour nous et pour la multitude.

Et cela doit se voir dans nos communautés, dans ce qu’elles ont de modeste ou de fort ou de joyeux.
Le pape François dans la joie de l’Amour :

« On doit aider chacun à trouver sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale pour qu’il se sente objet d’une Miséricorde imméritée, inconditionnelle et gratuite ». (AL297)

Et il avait déjà annoncé la couleur au numéro précédent en disant que sur chacun de nous Dieu fait rayonner sa Charité imméritée, inconditionnelle et gratuite. (AL296)

Voilà pour moi une très belle manière de comprendre la demande de Notre Père à la lumière de cet Evangile « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

Ce comparatif ne dit pas une stricte égalité « comme nous…... aussi ».

Nous n’avons pas la préséance de Dieu, mais nous pouvons y croire !

C’est Dieu qui donne de l’inconditionnel, de l’immérité, du gratuit.
Nous avons envie des fois de mettre des conditions, de souhaiter que l’autre mérite son pardon.

Dieu seul peut nous sortir de ces pièges qui nous enferment dans la vengeance, dans la haine parfois.
C’est lorsqu’avec lui, grâce à lui, le Seigneur de Miséricorde, le Dieu du Pardon, nous entraine dans ce processus, dans ce chemin où nous pardonnons peu à peu et vraiment que nous sommes libérés du mal,
Mal qui nous a été fait
Mal que nous rendons trop facilement.
Et là, c’est notre travail en Eglise. C’est le défi de notre vivre ensemble.
La paroisse Saint Jean Baptiste en Bresse veut écouter le sage Ben Sira : « Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas »

Comme le demande Paul, ‘’nous voulons appartenir au Seigneur’’
Nous voulons enfin, par le pardon surnaturel ‘’nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés’’

Bonne année pastorale à tous.

Propos du père Guimet, recueillis pendant l'homélie du 17 septembre,  « Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)

Catéchèse du pape François : le baptême

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous commençons aujourd’hui une série de catéchèses sur les sacrements, et la première concerne le baptême. Par une heureuse coïncidence, nous célèbrerons dimanche prochain la fête du baptême du Seigneur.

1 Le baptême est le sacrement sur lequel se fonde notre foi et qui nous greffe, comme membre vivant, sur le Christ et son Église. Avec l’Eucharistie et la Confirmation, il forme ce que l’on appelle « l’initiation chrétienne » : celle-ci est un grand et unique événement sacramentel qui nous configure au Seigneur et fait de nous un signe vivant de sa présence et de son amour.

Mais nous pouvons nous demander : le baptême est-il vraiment nécessaire pour vivre en chrétiens et suivre Jésus ? N’est-ce pas, au fond, simplement un rite, un acte formel de l’Église pour donner un nom au petit garçon ou à la petite fille ? C’est une question qu’on peut se poser. Et ce qu’écrit l’apôtre Paul à ce propos est éclairant : « Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rm 6,3-4). Ce n’est donc pas une formalité ! C’est un acte qui touche notre existence en profondeur. Un enfant baptisé ou un enfant qui n’est pas baptisé, ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas la même chose, une personne baptisée, ou une personne qui n’est pas baptisée. Par le baptême, nous sommes immergés dans cette inépuisable source de vie qu’est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire ; et grâce à cet amour, nous pouvons vivre une vie nouvelle, non plus à la merci du mal, du péché et de la mort, mais dans la communion avec Dieu et avec nos frères.

2 Beaucoup d’entre nous n’ont pas le moindre souvenir de la célébration de ce sacrement, et c’est normal, si nous avons été baptisés peu après notre naissance. J’ai déjà posé cette question deux ou trois fois, ici, sur la place : que ceux d’entre vous qui savent la date de leur baptême lèvent la main. C’est important de connaître le jour où j’ai été immergé dans ce courant de salut de Jésus. Aujourd’hui, chez vous, cherchez, demandez la date de votre baptême et comme cela vous saurez bien quel est le jour si beau de votre baptême. Connaître la date de notre baptême, c’est connaître une date heureuse. Si on ne le sait pas, on risque de perdre la conscience de ce que le Seigneur a fait en nous, du don que nous avons reçu. Nous finissons alors par le considérer seulement comme un événement du passé – et même pas par notre volonté mais par celle de nos parents – et qui n’a donc plus aucune incidence sur le présent. Nous devons réveiller la mémoire de notre baptême. Nous sommes appelés à vivre notre baptême tous les jours, comme une réalité actuelle de notre existence. Si nous réussissons à suivre Jésus et à rester dans l’Église, malgré nos limites et nos fragilités, et nos péchés, c’est précisément grâce au sacrement dans lequel nous sommes devenus de nouvelles créatures et avons été revêtus du Christ. C’est en effet en vertu du baptême que, libérés du péché originel, nous sommes greffés sur la relation de Jésus avec Dieu le Père, que nous sommes porteurs d’une nouvelle espérance, parce que le baptême nous donne cette espérance nouvelle : l’espérance de marcher sur la route du salut, toute notre vie. Et rien ni personne ne peut éteindre cette espérance, parce que l’espérance ne déçoit pas. Souvenez-vous : l’espérance dans le Seigneur ne déçoit jamais. Grâce au baptême, nous sommes capables de pardonner et d’aimer même ceux qui nous offensent et qui nous font du mal, nous parvenons à reconnaître dans les derniers et dans les pauvres le visage du Seigneur qui nous visite et se fait proche. Le baptême nous aide à reconnaître le visage de Jésus dans celui des personnes démunies, des personnes souffrantes, et aussi dans celui de notre prochain. Tout cela est possible grâce à la force du baptême !

3 Un dernier élément important.

Je pose la question : est-ce qu’on peut se baptiser soi-même ? Personne ne peut se baptiser soi-même ! Personne. Nous pouvons le demander, le désirer, mais nous avons toujours besoin de quelqu’un qui nous confère ce sacrement au nom du Seigneur parce que le baptême est un don qui est fait dans un contexte de sollicitude et de partage fraternel. Toujours, dans l’histoire, une personne baptise une autre, une autre, une autre… c’est une chaîne, une chaîne de grâce. Mais, moi, je ne peux pas me baptiser tout seul ; je dois demander le baptême à un autre. C’est un acte fraternel, un acte de filiation vis-à-vis de l’Église. Dans la célébration du baptême, nous pouvons reconnaître les traits les plus authentiques de l’Église qui, comme une mère, continue à engendrer de nouveaux enfants dans le Christ, dans la fécondité de l’Esprit-Saint.

Demandons alors de tout cœur au Seigneur de pouvoir expérimenter toujours davantage, dans notre vie de chaque jour, cette grâce que nous avons reçue par le baptême. Qu’en nous rencontrant, nos frères puissent rencontrer de véritables enfants de Dieu, de véritables frères et sœurs de Jésus-Christ, de véritables membres de l’Église.

Et n’oubliez pas le devoir pour aujourd’hui : chercher, demander la date de votre baptême. De même que je connais la date de ma naissance, je dois connaître aussi la date de mon baptême, parce que c’est un jour de fête.

Horaires des messes

Tous les horaires des messes dans les 14 villages de la paroisse.

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