Église de Montpont-en-Bresse

L'ancienne paroisse de Montpont appartenait au diocèse de Lyon et relevait de l'archiprêtré de Bàgé; peut-être a-t-elle même été à la tête d'une division de celui-ci.


L'église fut d'abord, et jusqu'au XVIII siècle, placée sous le patronage de saint Innocent; elle passa ensuite sous le vocable de sainte Euphrosine, abandonné en 1825 pour celui de la Nativité de la Sainte Vierge, car, fit-on remarquer, la fête patronale tombait le jour même de la Toussaint qui ne pouvait donner prétexte h réjouissances...

« Cinq chapelles rayonnaient autour de l'église. On les appelait encore, au 8 brumaire an IX, les chapelles de Denizet, de Duretal, de Notre-Dame, de Retire et de la Trinité. Deux étaient au Midi, les trois autres au Nord... Au milieu de la nef, du côté du Nord, était la chapelle de Saint-Michel, aux sieurs de Reure. C'est la chapelle actuelle de saint Joseph. Elle fut d'abord dans l'intérieur de l'église et du côté du Midi; M. Lorin la fit construire en saillie, en 1776, du côté du Nord; et dans les dernières réparations, on lui donna les dimensions actuelles » (abbé Martinet, op. cit. V. ci-dessous : Documentation).

En 1701 déjà, étaient signalés à l'église de Montpont des travaux de lambrissage d'une part, de maçonnerie et de vitrerie de l'autre; ils avaient été adjugés respectivement au sieur Dimanche, menuisier à Saint-Trivier, et à Benoît et Joseph Landolphe, « maîtres couvreurs, blanchisseurs et maçons » demeurant à Louhans (Arch. de Saône-et-Loire, B 409).

En 1760, des réparations plus importantes encore furent entreprises au clocher et à l'église proprement dite; adjugées à Antoine 40 Salignon, marchand à Cousance, elles eurent pour entrepreneur Nicolas Julien, maître charpentier à Montpont; le beffroi fut alors reconstruit en entier.

Après la Révolution, l'église se trouvait dans un triste état et dut être restaurée avant de se voir rendue au culte : une importante délibération du Conseil municipal eut lieu à ce sujet le 8 brumaire an IX. D'autres réparations furent entreprises en 1825. Mais c'est un peu plus tard, après 1862, que l'église devait subir de profonds remaniements. Il avait fallu préalablement s'occuper du clocher. Une correspondance, non datée, du maire au Sous-Préfet de Louhans livre à ce propos quelques précisions :

« Vendredi dernier, dix courant, à sept heures du soir, par un temps calme et sans orage, une partie de la face (Sud) de la tour du clocher de l'église s'est écroulée avec un fracas épouvantable... Le mal, quoiqu'il soit grand, n'est pas aussi considérable que je le pensais. La flèche n'a pas souffert, les angles de la tour qui sont en pierres de taille n'ont pas été endommagés, tout le dégât consiste en ce qu'une partie de la face (Sud) de la tour, depuis les toits jusqu'à la première corniche, s'est écroulée à moitié de son épaisseur; les matériaux dans leur chute ont écrasé le toit d'une chapelle... »

Comme il est fait état, dans un extrait de délibération du Conseil municipal en date du 9 septembre 1847, du délabrement et de la vétusté du clocher de l'église de Montpont qui font redouter sa chute, laquelle entraînerait infailliblement celle de l'église, on peut penser que son effondrement limité est antérieur à cette année, et même à 1841, car à la date du 18 mai, l'architecte Quantin, de Louhans, présentait un premier programme de restauration.

Le dossier de la série O des Archives départementales de Saône-et-Loire concernant l'église de Montpont signale d'autres projets en 1847 et 1848. Finalement une adjudication, en date du 17 septembre 1855, attribua le travail à Claude Morestin, ferblantier à Louhans; le certificat de réception définitive est signé le 19 décembre 1859.

En ce qui concerne l'agrandissement de l'église paroissiale, il semble qu'un premier projet ait été demandé à l'architecte Gaguin. Le Conseil des bâtiments civils, en sa séance du 5 octobre 1857, réclama certaines modifications aux plans présentés, considérant que :

— les chapelles sont inégales, disproportion qui n'est pas justifiée;
— la porte nouvelle de l'église est exiguë et « peu digne »;
— la voûte en arc de cercle est trop abaissée. 41 Une deuxième demande de modifications porte la date de 1858.

C'est alors qu'apparaît le nom d'un nouvel architecte, Narjoux père, de Chalon, qui, à la date du 20 février 1960, présente des plans et un devis de 23.800 francs. Ceux-ci paraissent avoir été acceptés, mais l'adjudication des travaux d'agrandissement et de restauration de l'église de Montpont, qui avait été fixée au 18 novembre 1860, dut être ajournée, pour la raison « que les entrepreneurs qui se sont présentés n'ont pas trouvé les prix assez élevés; cela tenait probablement à ce que les projets étant faits depuis longtemps, les travaux qui s'exécutent sur tous les points de la France ont fait hausser les prix de fourniture et la main-d'œuvre par les difficultés de trouver des ouvriers et des matériaux » (extrait de délibération du Conseil municipal en date du 22 décembre 1861). L'adjudication fut finalement passée le 3 février 1862, au profit d'Edouard Chevrier, entrepreneur à Pont-de-Vaux; en 1863, les travaux étaient déjà très avancés. En 1893, de nouvelles réparations étaient entreprises à la couverture du clocher.

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